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Chroniques

À l’heure de publier cette chronique, je suis à Tokyo en train de parler du dossier des baleines franches dans le golfe du Saint-Laurent.

Évidemment, si l’on m’invite aussi loin et à grands frais, ce n’est pas seulement pour rapporter les faits, mais bien pour analyser la situation en profondeur.

C’est donc avec beaucoup d’attention que j’ai fouillé ce dossier au cours des dernières semaines.

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« Le voyage forme la jeunesse », affirme l’adage sans suggérer d’effet sur la vieillesse.

Il faut ici distinguer entre voyage et visite. Dans le premier cas, on découvre en profondeur. Dans la deuxième, sans trop s’imprégner. C’est, selon moi, la différence entre voyageur et touriste/visiteur.

Sans trop savoir pourquoi, ça m’a rapidement attiré d’aller voir ailleurs. Nous voyagions assez peu en famille et les opportunités de le faire en contexte scolaire étaient beaucoup plus rares à mon époque qu’elles ne le sont aujourd’hui.

Ça explique peut-être en partie pourquoi j’ai sauté sur l’occasion d’un voyage échange avec l’Ontario en 4e secondaire. La piqûre a été forte et instantanée. Découvrir des gens qui s’expriment autrement, pensent, vivent, mangent, aiment autrement, ça me fascinait et pendant les décennies qui ont suivi, ma soif de découverte du même genre semblait insatiable.

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« L’hiver a tourné le visage, le gel a craqué sous le pont. Ça crie dehors et ça voyage, dans le chemin des trois maisons. » Extrait de la chanson Le chemin des trois maisons.

Auteur-compositeur-interprète de chansons bien connu, également écrivain, Georges Langford a créé, depuis plus de cinquante ans, une œuvre musicale et littéraire d’une grande richesse. Dans ses chansons et ses écrits, il est souvent question de ses Îles chéries, qu’il aime passionnément et qu’il a fait connaître à l’extérieur de l’archipel. On peut certes dire de ce grand timide que c’est notre barde bien à nous.

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J’ai déjà lu quelque part que donner la vie (avoir un enfant) était l’acte qui nous rapprochait le plus de notre essence divine.

Pour la plupart des gens, il s’agit tout de même d’un acte naturel, parfois planifié, parfois imprévu. Pour d’autres, c’est plus complexe.

Ma femme et moi avons dû passer par la procréation assistée. C’est dire que si nous nous étions connus à une autre époque, nous n’aurions sans doute jamais éprouvé le bonheur d’avoir une famille à moins d’adopter. Notre cas est loin d’être unique, mais si un nombre grandissant de couples ont recours à la procréation assistée, ce domaine reste mal connu du grand public.

Outre les étonnantes avancées médicales et scientifiques dans ce domaine, ce qui m’a le plus frappé dans toute cette aventure, ce sont les questions morales inattendues que l’on doit se poser en cours de route.

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Lorsque je faisais de la coopération en Afrique, l’évènement de la semaine, c’était Dallas. Tout le village se rassemblait alors pour écouter cette série télévisée sur l’unique écran disponible. Ils étaient tous fascinés par la vie de cette famille de multimilliardaires américains.

Un jour, l’un des villageois m’a demandé : « Et toi, Abdulaye (mon nom malien), toi aussi tu as une voiture? » Pensant à ma vieille Honda Civic toute rouillée, toute rouillée, je répondais : « Ouuui. » « Aah, comme dans Dallas », de répondre Lassine. Et moi, évidemment, de me lancer dans une longue explication pour décrire l’impossible comparaison entre ma vie et celle de JR Ewing.

Au bout de mon monologue-fleuve, il me dit simplement : « Mais tu as quand même une voiture… » J’avais compris son message : JR et moi pouvions tous deux nous rendre du point A au point B en voiture. Le genre de véhicule importe peu. Donc, s’il existe une différence entre JR et moi, ce n’est rien comparé au monde qui me sépare de l’Africain moyen.

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L’un aura passé quatre ans aux Îles, l’autre y a été prêtre pendant près de 20 ans. Les deux se sont connus pendant leurs études et se sont retrouvés ici. Bientôt, ils vont nous quitter afin de poursuivre leur vie et leur apostolat ailleurs. Allons à la rencontre de ces deux disciples de Jésus.

Claude

Claude Gosselin est né le 22 janvier 1959, à Saint-Louis-de-Pintendre, un petit village près de Lévis. Ses parents, Marcel Gosselin et Juliette Aubert, aujourd’hui décédés, étaient propriétaires d’un garage et d’un restaurent attenant. La famille de cinq enfants, quatre garçons et une fille, dont Claude est le benjamin, vivait au-dessus de ce commerce d’entreprise familiale. « Mon terrain de jeu était le garage et le restaurant. Je m’amusais à jouer avec… les clients. Cela a fait de moi un être très sociable. Encore aujourd’hui, je suis à l’aise quand il y a plein de gens autour de moi. » Claude a donc vite appris ce qu’est la notion de servir, qu’il a par la suite continué de faire dans son sacerdoce. « Le client a toujours raison », rappelle-t-il.

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Dans cette expression péjorative, de qui parle-t-on? Du colonisateur ou du colonisé?

À la genèse du Canada, la France et l’Angleterre ont envoyé des colons afin de coloniser leurs colonies. On peut donc dire que les colonisateurs de cette histoire sont ces deux pays européens. Les autochtones ont fait office de colonisés alors que nos ancêtres étaient les colons. Des générations de métissage plus tard, j’imagine que ça fait de nous des colons/colonisés.

Bien qu’à plusieurs égards, l’histoire des États-Unis soit similaire à la nôtre, il semble clair que les Américains se soient solidement affranchis de leur passé puisqu’aujourd’hui, ils dictent souvent, même à leurs anciennes mères patries, quoi dire et faire.

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Non seulement 2018 est-elle particulière pour ces deux décennies de créations artisanales gourmandes, c’est aussi l’année officielle de la transition des propriétaires fondateurs Jérémie et Lucie Arseneau à la relève d’expérience que sont leur fils Dominique Arseneau à la direction de la ferme, leur neveu Jean-Philip Arseneau à la direction de la production fromagère et Renée Landry, directrice générale, des employés de la première heure, ou presque.

La croisée des destins

Il y a vingt ans, Lucie et Jérémie détenaient une ferme de bovins de boucherie, mais songeaient à l’époque de transposer la vocation du cheptel vers la production laitière, accompagnés de quelques autres producteurs. Or, chacun n’avançant pas au même rythme ni avec la même vision, les plans tombaient à plat. Dans les environs de cette même époque, alors que l’un de leurs fils, Marc, réfléchissait à son avenir, les premières démarches s’entreprenaient avec ses parents dans le montage d’une fromagerie, dont le processus était malheureusement bloqué à l’étape de la Régie des marchés agricoles et alimentaires. Le projet retournait, là aussi, dans les cartons.

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«Sauver les baleines ». Encore une expression tronquée qui ne veut strictement rien dire.

Il est très prétentieux de penser que l’on « sauvera » quoi que ce soit. Tout au plus, nous pouvons faire de notre mieux pour atténuer nos impacts négatifs sur une espèce de baleine en particulier. On parle beaucoup ces temps-ci de la baleine noire ou franche. Les anglais la surnomment « right whale » parce que c’était la bonne baleine à chasser par sa lenteur, sa propension à nager en surface et flotter une fois morte.

Les groupes activistes ont à nouveau réussi à tromper l’opinion publique et les politiciens pas très futés et/ou opportunistes (ce qui semble clairement constituer la majorité d’entre eux) en créant et vendant l’idée de la « super baleine ». Comment créer la super baleine? Selon le regretté professeur Arne Kalland, facile. En prenant le plus captivant de chacune des espèces et en en faisant l’attribut d’une seule. Ainsi, la super baleine est le plus grand mammifère au monde (baleine bleue), le plus grand cerveau (cachalot), possède le plus grand poids en ratio cerveau/corps (grand dauphin), chante (rorqual à bosse), opère des pouponnières (certains dauphins), est amicale (baleine grise), est menacée (baleine noire, bleue, boréale…). Aucune des 89 sortes de cétacés ne correspond à tous ces critères, mais au merveilleux monde de Disney, qu’importe.

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Les plus âgés parmi nous se souviendront de ce slogan, que les travailleurs et travailleuses scandaient dans toutes les grandes manifestations qui eurent lieu au Québec, dans les années 1970, principalement. À cette époque, les grands syndicats, la CEQ, la FTQ et la CSN, dirigés respectivement par les chefs charismatiques Yvon Charbonneau, Louis Laberge et Marcel Pépin, tous de fortes têtes, confrontaient souvent le gouvernement, afin de revendiquer de meilleures conditions de travail pour leurs membres dans la fonction publique. De tout temps, les syndicats ont été très présents au Québec. Encore aujourd’hui, c’est ici qu’il y a le plus de travailleurs syndiqués en Amérique du Nord, soit plus ou moins 36,3 %. À titre de comparaison, au Canada, le taux de syndicalisation est de 27,2 % alors qu’aux États-Unis, il n’est que de 10,8 %. De 2003 à 2017, Robert Mercier, récemment retraité, a été conseiller syndical pour la CSN, ici aux Îles. À ce titre, il a œuvré afin d’améliorer les conditions de travail et de vie des quelque 1400 travailleurs d’ici affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Retraçons le parcours d’un combattant.

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Le terme « bénévolence » réfère à la disposition à être aimable et bienveillant. Dans un contexte moderne, c’est presque péjoratif, à la limite du laisser-aller, de la trop grande tolérance.

C’est également dans cette famille de mot que l’on retrouve le terme « bénévolat », l’exercice d’une activité sans rémunération.

Selon les informations que j’ai pu recueillir, il y aurait une centaine d’organismes à but non lucratif aux Îles. En plus des nécessaires membres du conseil d’administration (CA), plusieurs de ces organismes s’appuient régulièrement sur le travail de plusieurs autres bénévoles pour tenir leurs évènements caritatifs.

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Lorsque les gens apprennent que je classais autrefois mes épices par ordre alphabétique, ça me vaut généralement quelques moqueries et, pour les plus inquisiteurs, l’évocation d’un possible diagnostic de trouble obsessif compulsif (TOC).

Comme je ne peux garder mon classement que lorsque je vis seul et que depuis des années, ma femme incorpore allègrement les médicaments, tisanes et autres incongruités parmi les épices, et que je n’en dors pas moins bien, j’imagine quand même que les traitements psychologiques seraient superflus dans mon cas.

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Aux Îles de la Madeleine, Mines Seleine, une division de K+S Sel Windsor Ltée, est un pilier de l’économie locale depuis presque quarante ans. Près de 150 personnes y travaillent à l’année, afin d’extraire du sel de déglaçage par la suite acheminé partout au Québec. Égide Leblanc, employé cadre, compte plus de 30 ans de travail au sein de cette entreprise-phare des Îles. C’est un grand passionné de la géologie des Îles, qu’il n’a de cesse d’explorer. Allons à sa rencontre!

L’enfance

Né à Pointe-aux-Loups, Égide est le sixième de dix enfants, sept garçons et trois filles, du couple de Jimmy Leblanc à Jean à Onésime et de Bernadette Leblanc à Jim à Constant.

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Dans un monde en boulimie d’information, le simple fait d’acheter du lait est devenu compliqué : 0 %, 1 %, 2 %, 3.25 %… 1 litre, 2 litres, en carton, sac de plastique, quel est le producteur le plus près, les vaches sont-elles bien traitées? Et les hormones? Et les antibiotiques? La petite en boit-elle trop?…

Au nombre de décisions que l’on doit prendre sur une base quotidienne, au travail, à la maison, pour la santé, l’environnement, etc., pas étonnant que les solutions simples soient prisées. Quinoa, bon. Chocolat, pas bon.

Bien sûr, les choses sont rarement aussi simples et les coups de baguette magique fonctionnent peut-être bien chez Disney, mais beaucoup moins dans la réalité.

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Depuis un certain temps, le dossier hautement important (sic), pour les sociétés canadienne et québécoise, soit la légalisation du cannabis, défraye la manchette des nouvelles, quasi tous les jours. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau, respectant une promesse faite en campagne électorale, a fait voter la loi C-45 qui, à compter du 1er juillet prochain, concrétisera la légalisation du cannabis au Canada et, par extension, la décriminalisation entourant l’usage de cette drogue dite « douce ». On pourra donc griller un bon « joint » sans risquer de se retrouver derrière les barreaux. Pour Ottawa, comme pour Québec, il s’agit avant tout par cette nouvelle loi, nous dit-on, de protéger la santé et la sécurité publique. On veut ainsi restreindre l’accès des jeunes au cannabis, faire des campagnes de prévention, mieux contrôler le produit et diminuer l’emprise du marché illégal, soit le crime organisé. Bien sûr, via les taxes appliquées, on envisage aussi des rentrées d’argent sonnant non négligeables.

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