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Chroniques

Il paraît qu’il est très commun pour chaque Occidental ayant séjourné en Afrique de développer certains traumatismes.

Mais attention, ces traumatismes ne se développent pas au contact de l’extrême pauvreté et des conditions précaires de plusieurs régions africaines. C’est plutôt au retour, lorsque l’on retourne aux conditions que l’on considère pour nous «normal» que ça frappe. Le comparatif déstabilise toujours.

Dans mon cas, l’un des stigmates de ce séjour a été (et est toujours) le gaspillage alimentaire, incluant l’eau potable. Encore aujourd’hui, chaque fois que je tire la chasse d’eau, j’hallucine d’avoir gaspillé autant d’eau potable pour évacuer mes rejets.

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En 1937, le premier ministre québécois, Maurice Duplessis, grand démocrate (sic), avait fait voter la Loi du cadenas ou loi concernant la propagande communiste. Cette loi permettait au procureur général de fermer, pour un an, tout édifice utilisé pour faire la propagande du communisme et du bolchévisme, sans pour autant les définir. De plus, elle autorisait à confisquer et à détruire tout matériel imprimé de propagande communiste et bolchévique. Triste souvenir bien de chez nous…

En Espagne, en ce moment, sévit une nouvelle dérive autoritaire qui, sous bien des aspects, mais en pire, ressemble à notre infâme Loi du cadenas. Là-bas, le président de la Generalitat, ou gouvernement local, dûment élu, Carles Puigdemont, le vice-président, Oriol Junqueras et tous les ministres catalans ont été destitués. Certains ont fui le pays, craignant d’être emprisonnés, entre autres, sous des accusations de sédition.

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À l’emploi de la CTMA depuis 37 ans, la vie de Bernard Langford est une aventure au long cours. Aujourd’hui capitaine du CTMA Vacancier, après avoir gravi tous les échelons, ce grand gaillard aime toujours passionnément son métier. Sillonnant les eaux du golfe et du fleuve Saint-Laurent, il s’assure d’amener à bon port tous les passagers, de plus en plus nombreux, et les marchandises qui montent à bord du bateau dont il a le commandement. Homme de mer, il est tout autant attaché à sa terre, ici aux Îles, avec la ferme d’animaux de boucherie Langford & Fils qui est sienne. Apprenons à mieux connaître cet homme des plus sympathiques.

Bernard est né à la Petite Baie, à Havre-aux-Maisons. Il y habite encore, à côté de ses parents, toujours vivants. Il est le deuxième de cinq enfants, trois garçons et deux filles. Tous et toutes habitent aux Îles. Bernard est le descendant d’une famille de pêcheurs, de charpentiers et de constructeurs de bateaux de pêche. Son père, Léonce à Félix à Dan, aujourd’hui âgé de 80 ans, était à la fois pêcheur, opérateur de machinerie lourde et agriculteur. Sa mère, Ghislaine Lafrance à Théofred à Jos, était femme au foyer. Plus tard, elle travailla à l’extérieur de la maison. Elle a 79 ans. « Chez nous, nous avons commencé à travailler très jeunes sur la ferme, avec les poules, vaches, veaux, cochons, moutons, cheval. Nous avions aussi un grand jardin. Avec mes frères et sœurs, nous faisions la récolte des foins, la semence, la récolte des patates et les soins aux animaux. C’était une ferme familiale, comme il y en avait plein dans le temps, qui nous assurait une autosuffisance alimentaire. »

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La citation suivante (tantôt attribuée à Bertrand Russell, tantôt à Charles Bukowski) m’a beaucoup marqué : « Le problème avec le monde d’aujourd’hui, c’est que les gens intelligents sont pleins de doutes et les imbéciles et fanatiques, pleins de certitudes. »

Si ces deux brillantes personnalités avaient connu l’époque d’aujourd’hui, elles auraient peut-être convenu que les réseaux sociaux accentuent encore ce problème et qu’aujourd’hui, même les personnes intelligentes développent facilement de fausses certitudes.

Nous avons toujours vécu dans un monde ultra complexe, mais j’ai l’impression que jusqu’à l’avènement des médias sociaux, il y avait tellement de sujets auxquels nous n’avions pas accès du tout que lorsque quelqu’un nous en parlait, on se contentait de répondre : « Ah? Ben, tu m’apprends quelque chose… »

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Line Danis, celle que les Madelinots avaient affectueusement qualifiée de « La voix des Îles à Radio-Canada », a récemment pris sa retraite. La nature de son travail ici, au service de la communauté, pendant plus de 26 ans, fait en sorte qu’une rencontre avec cette femme, des plus volubiles, ne peut qu’être intéressante. Femme passionnée, ultrasensible, elle en a couvert des événements, petits et grands, parfois dramatiques, tristes à souhait et, à d’autres occasions, plus joyeux. Voici le survol d’une carrière journalistique bien remplie…

Née à Thurso, petite ville de l’Outaouais québécois qui vit naître l’illustre joueur de hockey Guy Lafleur, Line est la deuxième de trois enfants du couple formé par Maurice Danis et Cécile Raymond, tous deux natifs de Brownsburg. Elle a un frère aîné, Michel, et une sœur cadette, Louise. Son père a été, pendant toute sa carrière professionnelle, gérant de succursales pour la Banque Provinciale, qui devint la Banque Nationale. À Thurso, la famille habitait carrément au-dessus de la banque. Sa mère était femme au foyer, mais c’est elle qui descendait, souvent accompagnée de sa fille Line, faire le ménage de la banque.

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Chroniques

Métissage

par Gil Thériault 10 novembre 2017

Plusieurs d’entre vous ont sans doute entendu parler des efforts déployés par la Nation Métisse Autochtone Gaspésie, Bas-Saint-Laurent, Îles-de-la-Madeleine (NMGBSLIM ou également Nation Métisse du Soleil Levant) pour se faire reconnaître comme une nation autochtone de plein droit.

Il existe d’ailleurs maintenant un clan distinct, celui des Îles, également appelé Menquit, avec son conseil de bande et tout et tout.

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Dans nos sociétés hyper industrialisées, nous faisons face à diverses pollutions qui, à n’en pas douter, ont des effets sur notre santé ainsi que sur notre environnement. Des rapports récents affirment même que plus de neuf millions de décès par année sont liés à la pollution. C’est trois fois plus de morts que le SIDA, la tuberculose et la malaria réunis. Les types de pollution les plus connus et documentés sont ceux de l’air et de l’eau. Dans plusieurs villes, petites et grandes, la piètre qualité de l’air est telle que souvent, les gens se promènent avec un masque sur la bouche afin de ne pas respirer l’air ambiant. C’est particulièrement vrai dans les grandes mégapoles que sont Beijing, en Chine, Tokyo, au Japon, et la ville de Mexico, capitale du Mexique. Souvent aussi, ces cités sont nimbées d’un épais brouillard, un smog pesant, mais qui n’est pas causé par la nature, celui-là. Peu de cieux bleus dans ces contrées.

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Cette semaine, s’il est difficile de passer à côté des nombreux dossiers de plaintes pour harcèlement sexuel qui sont sortis partout dans les médias, il est également difficile pour un homme blanc hétéro d’en parler sans simplement dire qu’il est d’accord avec tout. Mais ce n’est évidemment pas mon genre.

J’ai donc décidé de marcher sur ces œufs en tentant d’en écraser le moins possible.

Deux éléments ont influencé ma décision d’aborder le sujet. Premièrement, je trouvais que pour un dossier aussi important, ça tirait dans tous les sens, mais je me suis demandé si j’étais seul à penser ainsi et si c’était justement dû à mon incapacité à bien cerner cet immense problème sociétal. Jusqu’à ce qu’une amie blogueuse soulève exactement ce point elle-même et que plusieurs autres femmes appuient ses propos.

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À l’âge de seulement 25 ans, Helena Burke est devenue, en janvier 2007, directrice du Conseil des anglophones madelinots (CAMI), un poste névralgique pour la petite communauté anglophone des Îles. Native de Grosse-Île, cette jeune femme dégage une énergie… tranquille, un calme à toute épreuve. Intimement impliquée dans sa communauté, elle œuvre à créer des ponts avec les Madelinots francophones. Mais avant de retracer son parcours, un peu d’histoire.

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Vous connaissez l’histoire de la grenouille plongée dans l’eau tiède dont on augmente la température graduellement ? Celle-ci finit par mourir ébouillantée sans même réagir alors que si l’on plonge une grenouille dans l’eau bouillante, elle va rapidement en sortir.

Chaque fois que je sors des Îles et utilise internet, lorsque je reviens aux Îles, je me sens comme la grenouille que l’on plonge dans l’eau bouillante. Quel choc !

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Si vous pouvez lire ce qui suit, vous avez de la chance. En effet, cela veut dire que vous faites partie de la minorité de Québécois et Québécoises, à peine 47 %, qui ont un niveau de compétence élevé en littératie, pourcentage selon la dernière enquête internationale, datant de 2011-2012. C’est donc dire que 53 % de la population québécoise éprouve des difficultés à lire et à utiliser l’écrit, à divers degrés. À titre de comparaison, 99,91 % des Cubains savent lire et écrire. Aussi, plusieurs pays de l’ex-URSS, Union des républiques socialistes soviétiques, dont la Géorgie, la Lettonie, la Biélorussie, la Hongrie et la Russie, ont également des taux d’alphabétisation dans les 90 %.

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Depuis la Commission Charbonneau, un nouveau mot a pris de l’importance dans les débats publics : lobbying.

Et il n’a pas nécessairement pris de l’importance positivement. Au contraire, il semble surtout associé à des termes peu flatteurs du genre croche, voleur, profiteur, manipulateur et tutti quanti.

Je ne veux pas ici passer des jugements de valeur sur cette profession possiblement presque aussi vieille que celle des péripatéticiennes, mais bien souligner l’errance magistrale du gouvernement provincial en cette matière.

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Les racines de Louis Vigneau aux Îles ne datent pas d’hier. En effet, cet homme, récemment retraité du ministère des Transports (MTQ), après 33 ans de service, revendique une lignée d’ancêtres très anciens présents ici. Tant du côté de sa mère, Yvonne Chiasson, que de son père, François Vigneau, l’arrivée aux Îles de ces deux familles remonte au 18e siècle. Les Chiasson sont arrivés ici vers 1765 alors que les Vigneau-Bourgeois faisaient partie du premier contingent de 250 familles arrivées aux Îles, de Miquelon, en 1792. Le père de Louis, François, était menuisier alors que sa mère, Yvonne, était femme au foyer. Elle trouvait quand même le temps, à l’occasion, de travailler à l’usine de transformation du poisson. Ils ont eu neuf enfants, six filles et trois garçons. En tant que cadet de la famille, inutile de dire qu’il a eu une enfance heureuse. « Nous étions trois familles Vigneau qui vivions l’une à côté de l’autre, à Portage du Cap, à Havre-Aubert.

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L’autre jour, en prenant ma douche, j’ai failli glisser. Anecdote des plus banales, j’en conviens.

Comme mon esprit aime bien vagabonder, je me suis mis à imaginer le scénario suivant : je glisse, me frappe la tête sur la cuvette de la toilette et, évanoui, saigne à mort dans la salle de bain de l’hôtel. Ma femme poursuit l’hôtel parce qu’il aurait dû fournir l’un de ces tapis de bain qui m’aurait sans doute évité cette fin tragique.

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Je vous préviens tout de suite, le texte qui suit n’est pas de tout repos, mais l’heure est grave…

Le 6 janvier 1912, le météorologue allemand Alfred Wegener mettait de l’avant l’idée que les continents actuels étaient, il y a des centaines de millions d’années, reliés en un bloc unique qui s’est ensuite fragmenté. C’était la théorie de la dérive des continents… géophysique, un fait aujourd’hui avéré. Or, nous faisons maintenant face à une dérive des continents nouveau genre, morale, éthique et politique, celle-là. En effet, il n’y a à peu près aucune journée qui passe sans que quelque pays, région ou ville dans le monde ne soit en proie à des manifestations de violence de toutes sortes, violences tant humaines que naturelles, climatiques. Les passions sont déchaînées, chacun défend sa cause, son clocher, ses intérêts. Au diable l’entraide, le partage. C’est au plus fort la poche… et advienne que pourra ! Les cieux se déchaînent également, produisant ouragans, tornades et pluies torrentielles. Le climat est sens dessus dessous. Il semblerait que la dérive sévisse partout.

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