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Chroniques

Je ne me décrirais certainement pas comme un mordu de politique, mais il s’agit tout de même d’un secteur qui influence tellement notre quotidien qu’il est difficile de ne pas s’y intéresser un minimum.

Je m’intéresse encore moins à la politique américaine, mais avouons que ces derniers temps, les médias nous ont un peu forcé la main en nous bombardant d’information sur la course Trump-Biden. Et oui, bien sûr, les décisions politiques du puissant voisin américain influencent beaucoup le quotidien des Canadiens.

Bref, en tentant d’y voir un peu plus clair, je me suis heurté à leur processus électoral. Pas simple.

Et comme la confusion semblait assez générale autour de moi, je me suis dit qu’une tentative de vulgarisation de ce système pourrait en intéresser quelques-uns. Voici donc un petit résumé de mes recherches :

Il faut tout d’abord que les caucus de parti et les primaires déterminent qui briguera le poste de président des États-Unis pour les partis en présence et pour nos voisins du sud, ça ne signifie pratiquement que les Républicains et les Démocrates, détenant à leur deux la presqu’entièreté du pouvoir politique américain.

Il faut toujours faire attention avec les généralisations, mais les Républicains (comme Trump) sont vus comme conservateurs (contre l’avortement, pour les armes et l’armée, moins de taxes) et plus proches des citoyens, alors que les Démocrates, comme plus libéraux (pro choix, pour le contrôle des armes et une armée minimaliste, plus de taxes) et plus élitistes.

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Pas sitôt sortie d’une célébration que l’on se prépare à la suivante. Comme la plupart des enfants, je me souviens avoir apprécié les célébrations comme Noël, Pâques, Halloween, le Jour de l’An… essentiellement pour les congés et les cadeaux. Mais des fêtes, y’en a vraiment tout un tas. Juste entre…

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L’une des choses qui m’ont le plus enchanté de mes années de journalisme, c’est l’opportunité d’explorer des sujets que je n’aurais jamais abordé en d’autres circonstances.

L’un de ces sujets improbables pour une personne aussi peu intéressée que moi aux automobiles fut un cours de conduite sur neige donné dans le nord de Montréal.

Je suis loin d’être un expert en conduite automobile, mais des années d’expérience en conduite hivernale m’ont permis d’affronter la neige et la glace avec passablement d’aisance. Ce n’est pas le cas de tout le monde et ces cours leurs sont destinés.

Pendant la théorie, l’instructeur mentionnait que lorsque l’auto dérape dans une courbe, en dérapage contrôlé, il faut garder les yeux fixés vers l’endroit où l’on veut se diriger, i.e. la route. À son avis, le stress porte certains conducteurs à regarder l’arbre qui arrive à toute vitesse devant eux et que, comme on se dirige toujours naturellement vers l’endroit que l’on fixe, ça causait souvent l’accident. Autrement dit, c’est le focus sur l’obstacle qui cause le problème, pas l’obstacle lui-même.

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Deux nouvelles, qui n’en sont pas vraiment, ont fait les manchettes ces jours-ci. En Inde, une autre jeune femme, une « intouchable », cette caste d’humains de seconde classe dans ce pays de plus d’un milliard d’habitants, a été sauvagement assassinée après avoir subi un viol de groupe. Cela se reproduit régulièrement là-bas.

Ici même au Québec, une jeune femme Attikamekw de la réserve de Manawan, Joyce Echaquan, 37 ans, mère de sept enfants, a péri sur son lit d’hôpital après avoir subi un abus verbal d’employées supposées être là pour s’occuper d’elle, la soigner. La cause précise de sa mort reste à déterminer, mais les paroles on ne peut plus méprisantes proférées dans cette chambre glacent le sang. Cette mort s’ajoute à toutes celles de centaines d’autres femmes des Premières Nations, au fil des ans, partout au Canada. Dans la plupart des cas, les meurtriers courent toujours… Cette violence envers des femmes autochtones se double d’un racisme éhonté!

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Chroniques

Mouton noir

par Rédaction 9 octobre 2020

Autre sujet existentiel qui m’a été inspiré par de récents évènements où une professeure d’université états-unienne a avoué publiquement ne pas être ce qu’elle prétendait depuis des années, c’est-à-dire une personne de descendance noire et latine… filiation sur laquelle cette professeure a d’ailleurs amplement écrit.

Ce n’était pas le premier cas du genre, puisqu’une certaine Rachel Anne Dolezal s’était également fait passer pour une Noire et est même allé jusqu’à devenir présidente d’un chapitre de l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur (NAACP en anglais). Ce scandale a défrayé les manchettes en 2014-2015.

Pour sa défense, cette dernière a, en substance, clamé qu’elle était peut-être née Blanche, mais qu’elle se « sentait » Noire. Mais peut-on se sentir Afro-Américaine sans l’être?

Côté ouverture d’esprit, moi qui m’ai plus souvent fait reprocher l’excès que l’inverse, j’ai pourtant ressenti un malaise vis-à-vis ce genre de transidentité et je ne suis pas encore totalement certain de comprendre pourquoi.

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Certaines de mes chroniques sont plus légères que d’autres. Celle-ci n’en fait pas partie. Je préfère en avertir mes lecteurs à l’avance et les encourager à relire mes propos avant de me prêter de mauvaises intentions.

Une entrevue avec une auteure ayant publié un livre sur l’obésité a récemment retenu mon attention. On y parlait de grossophobie, de diversité des corps, etc…

Je suis le premier à dire que c’est complètement abject de se moquer des personnes ayant du surpoids, mais le discours sur la diversité des corps m’incommode et je m’explique : quand j’entends cet argument, j’ai l’inconfortable impression que l’on tente de réduire le débat à une simple question d’esthétisme.

Bien sûr que l’obésité ne doit pas être moquée. Pas plus que le diabète, l’acné ou la calvitie d’ailleurs. Mais il faut bien différencier problème de santé et esthétisme. S’il ne faut pas se moquer des personnes aux prises avec du surpoids, il ne faut pas non plus l’encourager pour « célébrer la diversité des corps ».

Et puis, il y a bien sûr surplus de poids et surplus de poids. On peut avoir quelques kilos en trop (ou en moins) et être en parfaite santé. Il existe des corpulences différentes et là, je suis d’accord, on peut parler de diversité des corps… mais à 200 kg, ce n’est plus de la saine diversité.

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Le soir du trois novembre prochain, à la suite du scrutin électoral américain pour le choix du président de notre voisin du Sud, plusieurs pensent qu’il pourrait y avoir impasse quant au résultat. À cause de la pandémie qui continue de sévir là-bas, il est fort probable qu’une majorité de gens décident de voter par la poste, inquiets de se présenter dans des bureaux de scrutin. Or, si cela était le cas, les probabilités d’une contestation des résultats sont fortes.

Depuis déjà un bon moment, l’ineffable Donald Trump, actuel occupant de la Maison-Blanche, ne cesse de répéter, sans preuves à l’appui, que le vote par correspondance serait frauduleux et qu’il pourrait en contester les résultats, surtout s’il est perdant, il va sans dire. De plus, les critères permettant le vote par la poste diffèrent d’un État à l’autre, ce qui complique davantage les choses.

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Chroniques

Mes aïeux

par Gil Thériault 11 septembre 2020

Comme on peut trouver du positif en toute chose, la pandémie nous a au moins fait prendre conscience que l’on devait plus efficacement prendre soin de nos aînés. L’effarant pourcentage des décès liés au virus et provenant des CHSLD en dit long sur la place qu’occupent nos vieux sur notre liste de priorités collectives.

Je ne dis pas ça spécifiquement pour notre territoire, puisqu’on trouve encore ici un réel intérêt pour les plus sages d’entre nous. Qu’un territoire isolé et éloigné comme le nôtre nourrisse encore ce mélange de solidarité et d’humanité envers ces finissants de l’école de la vie remonte le moral.

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Mon père n’était pas particulièrement maniaque de l’entretien paysager, mais il prenait soin de sa propriété en élaguant et tondant la pelouse à l’occasion.

Je n’ai jamais senti chez lui quelque sentiment d’urgence ou même de fierté en la matière, mais davantage une sorte de devoir domestique avec un relent de : « Qu’est-ce que les voisins vont penser si je ne le fais pas? »

Comme je posais des questions à peu près sur tout, ces activités ne faisaient pas exception. Et mon père d’assouvir mon besoin de savoir par un : « Ça fait plus propre et ça éloigne les mulots. » J’avoue pendant longtemps ne pas avoir cherché plus loin.

Ce n’est qu’une fois ayant moi-même à entretenir ma propriété de façon régulière que, sans doute motivé par de plus amples connaissances écologiques et, surtout, par la paresse, je me remis à questionner cette pratique de tonte de pelouse. Mais pourquoi tond-t-on la pelouse au juste? D’où cette habitude vient-elle?

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Difficile d’ignorer la récente vague de dénonciation de crimes sexuels sur les médias sociaux.

Également difficile pour le mâle blanc hétérosexuel que je suis de se positionner sur le sujet. Je me ferai sans doute reprocher de ne pouvoir comprendre toute l’ampleur du phénomène, mais j’en suis au moins parfaitement conscient

J’écoutais récemment l’entrevue d’Isabelle Richer, journaliste spécialisée en affaires judiciaires, à l’intérieur de laquelle elle partageait son malaise vis-à-vis ce phénomène de dénonciation publique sur les ondes de Radio-Canada. Son avis rejoint assez bien le mien.

« J’ai vraiment un choc de valeurs. Il y a mes valeurs fondamentales qui disent qu’il faut dénoncer les situations inacceptables. Puis, il y a mon parcours, qui me fait dire qu’il y a un danger, une dérive (dans cette vague). Les mots ont un sens, il faut les utiliser avec précaution », affirma-t-elle.

Elle vise en particulier le mot « agression », qui possède un sens précis au sens de la loi, mais qu’on a tendance à utiliser très largement dans le contexte du mouvement de dénonciation actuel.

Pendant l’entrevue, elle soulignait le manque de tact des personnes qui en déshabillaient d’autres des yeux, l’imbécilité des commentaires sexuels déplacés et des « jokes de mononcle cochon », mais, toujours selon ses termes, ces comportements, si déplacés soient-ils, ne méritent pas un appel au 911. Une agression, si.

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Dernièrement, plusieurs d’entre nous ont vu passer une nouvelle qui n’en est pas vraiment une, puisqu’enclenchée depuis des mois, sinon des années : le Ministère des Pêches et des Océans (MPO) a l’intention d’abolir la catégorie de permis de chasse au phoque qualifié « pour nuisance ».

Même s’il est clair que les populations de phoques ont explosé, que ces derniers nuisent de plus en plus à la pêche et que les conflits homme/phoque augmentent, il s’agit en fait d’un permis assez peu utilisé. Pourquoi? Simplement parce que beaucoup de pêcheurs se foutent un peu de posséder ce permis pour leur tirer dessus et qu’un grand nombre (aux Îles du moins) de ces pêcheurs possèdent également un permis commercial de chasseurs de phoque, ce qui les autorise à les abattre presqu’à l’année.

Statistiquement, retirer ce permis n’aura donc que peu d’effet sur la gestion de cette espèce et rencontrera peu d’opposition. En réalité, les dommages collatéraux de ce retrait sont tout sauf bénins.

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Il y a des gens qui, toute leur vie, tout en vivant le moment présent à fond, aiment garder active la mémoire du passé. Jean-Guy Poirier, avec ses maquettes de bateaux anciens, sa collection de messages de bouteilles lancées à la mer et ses photos anciennes des Îles, est de ceux-là. Découvrons un grand passionné.

Né en 1944, Jean-Guy est originaire de Fatima. Son père, Alva Poirier, était pêcheur et menuisier. Sa mère, Rena Cummings, était femme au foyer. Les deux sont décédés. Le couple a eu six enfants, trois filles et trois garçons. Jean-Guy est l’aîné. Ayant perdu sa mère à l’âge tendre de six ans, Jean-Guy a été placé en famille auprès de membres de sa parenté pendant la période de l’année où son père faisait la pêche. Jeune, il faisait beaucoup de sport : le patin, le soccer et la balle-molle.

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Si ma mémoire est bonne, j’ai déjà mentionné mon désenchantement de la profession journalistique dans cette chronique.

Ce constat s’est amorcé il y a de cela bien des années, mais les récents évènements pandémiques ont jeté une lumière nouvelle sur ma réflexion d’origine.

Étudiant en communication, sans être utopiste, je croyais fermement à l’importance de disposer d’informations justes afin de prendre des décisions éclairées et ce à tous les niveaux : personnel, professionnel, à l’échelle entrepreneuriale ou sociétale.

Il m’aurait même semblé essentiel pour tous d’apprendre les rudiments du décodage communicationnel : différencier une nouvelle d’une chronique d’opinion, un publireportage d’une publicité, une étude d’une enquête ou d’une thèse, etc. En bout de ligne, à apprendre où situer une information sur l’échelle de la crédibilité.

Pour sa part, le métier de journaliste m’apparaissait un peu comme celui d’un enquêteur. Il fallait se tenir à l’affût de nouvelles d’intérêt public, débusquer les données essentielles à l’analyse de la situation, concentrer et vulgariser tout ça pour en simplifier la compréhension, et livrer tout ça dans un langage clair et en temps.

Et bien sûr, exercer son métier avec le plus d’impartialité possible. Le cours d’éthique journalistique me semblait parmi les plus importants du curriculum et ceux qui s’en écartaient méritaient de perdre leur titre de journaliste de la même façon qu’un juge, un médecin ou un avocat peut perdre son titre s’il s’écarte du droit chemin professionnel.

Et puis les illusions s’estompent.

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Tout le monde semble s’entendre que nos vies ne seront plus les mêmes quand la pandémie du coronavirus sera chose du passé. On verra bien… Or, cette crise de santé publique aura révélé, sur le strict plan des soins de santé, que la plupart des pays étaient mal préparés à affronter ce nouveau virus et que l’organisation des soins et les montants accordés souffraient de graves lacunes, surtout vis-à-vis la protection des aînés. Au Québec, cela a été d’une telle évidence que l’on peut se demander où étaient nos dirigeants politiques pendant toutes ces années? Quelle est leur part de responsabilité face au fiasco des CHSLD, principal lieu de contagion et de pertes de vies humaines? Devrions-nous exiger une reddition de comptes à la suite d’une enquête publique approfondie? La question se pose.

Par ailleurs, l’après pandémie va nous ramener à cette autre question toute aussi épineuse, soit celle des problèmes causés par la dégradation de l’environnement. Plusieurs chercheurs et spécialistes, tant du domaine médical qu’environnemental, s’entendent pour dire que la dégradation de l’environnement, le réchauffement climatique, les pertes de la biodiversité et la pandémie actuelle sont des phénomènes étroitement reliés. Qui dit vrai?

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