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Le soir du trois novembre prochain, à la suite du scrutin électoral américain pour le choix du président de notre voisin du Sud, plusieurs pensent qu’il pourrait y avoir impasse quant au résultat. À cause de la pandémie qui continue de sévir là-bas, il est fort probable qu’une majorité de gens décident de voter par la poste, inquiets de se présenter dans des bureaux de scrutin. Or, si cela était le cas, les probabilités d’une contestation des résultats sont fortes.

Depuis déjà un bon moment, l’ineffable Donald Trump, actuel occupant de la Maison-Blanche, ne cesse de répéter, sans preuves à l’appui, que le vote par correspondance serait frauduleux et qu’il pourrait en contester les résultats, surtout s’il est perdant, il va sans dire. De plus, les critères permettant le vote par la poste diffèrent d’un État à l’autre, ce qui complique davantage les choses.

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Chroniques

Mes aïeux

par Gil Thériault 11 septembre 2020

Comme on peut trouver du positif en toute chose, la pandémie nous a au moins fait prendre conscience que l’on devait plus efficacement prendre soin de nos aînés. L’effarant pourcentage des décès liés au virus et provenant des CHSLD en dit long sur la place qu’occupent nos vieux sur notre liste de priorités collectives.

Je ne dis pas ça spécifiquement pour notre territoire, puisqu’on trouve encore ici un réel intérêt pour les plus sages d’entre nous. Qu’un territoire isolé et éloigné comme le nôtre nourrisse encore ce mélange de solidarité et d’humanité envers ces finissants de l’école de la vie remonte le moral.

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Mon père n’était pas particulièrement maniaque de l’entretien paysager, mais il prenait soin de sa propriété en élaguant et tondant la pelouse à l’occasion.

Je n’ai jamais senti chez lui quelque sentiment d’urgence ou même de fierté en la matière, mais davantage une sorte de devoir domestique avec un relent de : « Qu’est-ce que les voisins vont penser si je ne le fais pas? »

Comme je posais des questions à peu près sur tout, ces activités ne faisaient pas exception. Et mon père d’assouvir mon besoin de savoir par un : « Ça fait plus propre et ça éloigne les mulots. » J’avoue pendant longtemps ne pas avoir cherché plus loin.

Ce n’est qu’une fois ayant moi-même à entretenir ma propriété de façon régulière que, sans doute motivé par de plus amples connaissances écologiques et, surtout, par la paresse, je me remis à questionner cette pratique de tonte de pelouse. Mais pourquoi tond-t-on la pelouse au juste? D’où cette habitude vient-elle?

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Difficile d’ignorer la récente vague de dénonciation de crimes sexuels sur les médias sociaux.

Également difficile pour le mâle blanc hétérosexuel que je suis de se positionner sur le sujet. Je me ferai sans doute reprocher de ne pouvoir comprendre toute l’ampleur du phénomène, mais j’en suis au moins parfaitement conscient

J’écoutais récemment l’entrevue d’Isabelle Richer, journaliste spécialisée en affaires judiciaires, à l’intérieur de laquelle elle partageait son malaise vis-à-vis ce phénomène de dénonciation publique sur les ondes de Radio-Canada. Son avis rejoint assez bien le mien.

« J’ai vraiment un choc de valeurs. Il y a mes valeurs fondamentales qui disent qu’il faut dénoncer les situations inacceptables. Puis, il y a mon parcours, qui me fait dire qu’il y a un danger, une dérive (dans cette vague). Les mots ont un sens, il faut les utiliser avec précaution », affirma-t-elle.

Elle vise en particulier le mot « agression », qui possède un sens précis au sens de la loi, mais qu’on a tendance à utiliser très largement dans le contexte du mouvement de dénonciation actuel.

Pendant l’entrevue, elle soulignait le manque de tact des personnes qui en déshabillaient d’autres des yeux, l’imbécilité des commentaires sexuels déplacés et des « jokes de mononcle cochon », mais, toujours selon ses termes, ces comportements, si déplacés soient-ils, ne méritent pas un appel au 911. Une agression, si.

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Dernièrement, plusieurs d’entre nous ont vu passer une nouvelle qui n’en est pas vraiment une, puisqu’enclenchée depuis des mois, sinon des années : le Ministère des Pêches et des Océans (MPO) a l’intention d’abolir la catégorie de permis de chasse au phoque qualifié « pour nuisance ».

Même s’il est clair que les populations de phoques ont explosé, que ces derniers nuisent de plus en plus à la pêche et que les conflits homme/phoque augmentent, il s’agit en fait d’un permis assez peu utilisé. Pourquoi? Simplement parce que beaucoup de pêcheurs se foutent un peu de posséder ce permis pour leur tirer dessus et qu’un grand nombre (aux Îles du moins) de ces pêcheurs possèdent également un permis commercial de chasseurs de phoque, ce qui les autorise à les abattre presqu’à l’année.

Statistiquement, retirer ce permis n’aura donc que peu d’effet sur la gestion de cette espèce et rencontrera peu d’opposition. En réalité, les dommages collatéraux de ce retrait sont tout sauf bénins.

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Il y a des gens qui, toute leur vie, tout en vivant le moment présent à fond, aiment garder active la mémoire du passé. Jean-Guy Poirier, avec ses maquettes de bateaux anciens, sa collection de messages de bouteilles lancées à la mer et ses photos anciennes des Îles, est de ceux-là. Découvrons un grand passionné.

Né en 1944, Jean-Guy est originaire de Fatima. Son père, Alva Poirier, était pêcheur et menuisier. Sa mère, Rena Cummings, était femme au foyer. Les deux sont décédés. Le couple a eu six enfants, trois filles et trois garçons. Jean-Guy est l’aîné. Ayant perdu sa mère à l’âge tendre de six ans, Jean-Guy a été placé en famille auprès de membres de sa parenté pendant la période de l’année où son père faisait la pêche. Jeune, il faisait beaucoup de sport : le patin, le soccer et la balle-molle.

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Si ma mémoire est bonne, j’ai déjà mentionné mon désenchantement de la profession journalistique dans cette chronique.

Ce constat s’est amorcé il y a de cela bien des années, mais les récents évènements pandémiques ont jeté une lumière nouvelle sur ma réflexion d’origine.

Étudiant en communication, sans être utopiste, je croyais fermement à l’importance de disposer d’informations justes afin de prendre des décisions éclairées et ce à tous les niveaux : personnel, professionnel, à l’échelle entrepreneuriale ou sociétale.

Il m’aurait même semblé essentiel pour tous d’apprendre les rudiments du décodage communicationnel : différencier une nouvelle d’une chronique d’opinion, un publireportage d’une publicité, une étude d’une enquête ou d’une thèse, etc. En bout de ligne, à apprendre où situer une information sur l’échelle de la crédibilité.

Pour sa part, le métier de journaliste m’apparaissait un peu comme celui d’un enquêteur. Il fallait se tenir à l’affût de nouvelles d’intérêt public, débusquer les données essentielles à l’analyse de la situation, concentrer et vulgariser tout ça pour en simplifier la compréhension, et livrer tout ça dans un langage clair et en temps.

Et bien sûr, exercer son métier avec le plus d’impartialité possible. Le cours d’éthique journalistique me semblait parmi les plus importants du curriculum et ceux qui s’en écartaient méritaient de perdre leur titre de journaliste de la même façon qu’un juge, un médecin ou un avocat peut perdre son titre s’il s’écarte du droit chemin professionnel.

Et puis les illusions s’estompent.

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Tout le monde semble s’entendre que nos vies ne seront plus les mêmes quand la pandémie du coronavirus sera chose du passé. On verra bien… Or, cette crise de santé publique aura révélé, sur le strict plan des soins de santé, que la plupart des pays étaient mal préparés à affronter ce nouveau virus et que l’organisation des soins et les montants accordés souffraient de graves lacunes, surtout vis-à-vis la protection des aînés. Au Québec, cela a été d’une telle évidence que l’on peut se demander où étaient nos dirigeants politiques pendant toutes ces années? Quelle est leur part de responsabilité face au fiasco des CHSLD, principal lieu de contagion et de pertes de vies humaines? Devrions-nous exiger une reddition de comptes à la suite d’une enquête publique approfondie? La question se pose.

Par ailleurs, l’après pandémie va nous ramener à cette autre question toute aussi épineuse, soit celle des problèmes causés par la dégradation de l’environnement. Plusieurs chercheurs et spécialistes, tant du domaine médical qu’environnemental, s’entendent pour dire que la dégradation de l’environnement, le réchauffement climatique, les pertes de la biodiversité et la pandémie actuelle sont des phénomènes étroitement reliés. Qui dit vrai?

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J’adore les plantes.

Pendant longtemps, j’évitais même de couper des fleurs ou des arbres. Je pensais que c’était une marque de respect que de les laisser pousser sauvagement. Au fil du temps, ma vision de la chose a évolué.

Tout récemment, je faisais de l’élagage sur mon terrain. En pratiquant ce genre d’intervention, on s’aperçoit vite que de couper des branches et des arbres morts ou embarrassants, ça laisse de la place au vivant et, qu’en fait, ça améliore l’environnement des plantes.

Et ça m’a fait penser à une connaissance africaine, Ron Thomson, qui m’en a beaucoup appris sur le concept de « tough love »… une expression très difficile à traduire, mais dont le sens approximatif est d’« agir avec fermeté pour le plus grand bien ».

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Rituel annuel, la pêche aux homards vient de reprendre aux Îles dans le contexte de la pandémie de la covid-19. Heureusement, à ce jour, les Îles s’en tirent très bien face à ce nouveau virus. Peu de cas déclarés et aucun décès. C’est donc le 9 mai dernier, à 5 h du matin, que la flottille des quelque 325 bateaux de pêche de ce fruit de mer des plus prisés ont largué les amarres.

Par contre, cette fois-ci, ces hommes et femmes sont partis sans trop savoir comment la crise sanitaire que nous vivons les affectera. Or, nous savons tous l’importance de cette activité pour l’économie madelinienne. Cette année, le marché sera-t-il au rendez-vous? La période de pêche sera-t-elle écourtée? Quels seront les prix accordés? Voilà autant de questions épineuses auxquelles les pêcheurs sont confrontés, en plus du vent et des vagues. Quelle sera l’effet de la « pause » économique que vit le Québec actuellement sur ce secteur économique névralgique pour la santé financière de l’archipel?

Devant cet avenir incertain, les pêcheurs madelinots ont néanmoins continué de faire ce qu’ils font depuis toujours, soit aller récolter les bienfaits qu’offre la mer. Pêcheur toute sa vie, Denis Cormier est de ceux-là. Apprenons à mieux connaître ce pêcheur de métier, doublé d’un chasseur de loup-marin.

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Comme je considère qu’il serait grand temps de passer à autre chose qu’à cette pandémie, ces distanciations, cette peur de l’autre et tutti quanti, je vais prêcher par l’exemple et traiter d’un sujet différent cette semaine.

J’ai récemment eu l’occasion de collaborer avec le Conseil pour les anglophones madelinots (CAMI). Mon rôle consistait, somme toute, à m’assurer que les informations concernant les mesures d’atténuation des impacts de la pandémie leur étaient livrées, idéalement dans leur langue, et les aider à se préparer à la suite des choses.

J’avoue que l’expérience m’a éveillé à une problématique qui m’avait jusqu’à maintenant échappé.

Très jeune, j’ai senti que l’apprentissage de l’anglais me permettrait d’entrer en contact et de mieux comprendre une grande partie du reste de la planète où, lorsque l’anglais n’est pas la langue première, elle vient souvent en deuxième position.

Comme j’emploie presque indifféremment l’une ou l’autre des deux langues, je ne porte pas trop d’attention à la langue utilisée comme véhicule de communication (reportage, communiqué, discours, film…).

En travaillant avec la communauté anglophone des Îles, je me suis rendu compte du nombre effarant de communications qui se passe ici en français seulement.

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Nous sommes encore en pleine pandémie de COVID-19 et, partout sur la planète, les populations et leurs gouvernements font face à une crise sanitaire majeure qui a causé la mort de milliers de gens, principalement les personnes plus âgées. Avec horreur, ici au Québec, on découvre combien les soins apportés à nos aînés sont, dans certains lieux, déficients, presque de nature criminelle.

Qui aurait pensé, il y a à peine quatre ou cinq mois, que nos existences seraient bouleversées à ce point ? Tous les aspects de la vie en société y passent. Les soins de santé, certes, la priorité, mais aussi l’éducation, le travail, l’économie, au sens large du mot, la culture, ce grand oublié, l’information, et tout le reste. Chaque pays tente de tirer son épingle du jeu. Certains réussissent mieux que d’autres. Certains étaient mieux préparés.

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La bougie d’allumage de l’économie madeleinienne, la pêche au homard, vient tout juste de produire sa première étincelle. À cause de la situation actuelle liée à la pandémie (altération des restos, plus importants acheteurs du produit), on ne sait, par contre, pas s’il y aura de l’essence dans le réservoir pour très longtemps.

Les prix baisseront-ils significativement ? Si oui, est-ce que ça affectera l’industrie pour les années à venir ? Impossible d’y répondre avec certitude pour l’instant, mais pour une grande partie des acheteurs, le homard est devenu un produit de luxe et on se paie généralement du luxe quand on a confiance en notre avenir économique.

J’ai donc l’impression que si le retour à la normale se déroule rondement et que les gens reprennent confiance à leurs moyens financiers, l’industrie du homard pourrait s’en sortir sans trop de mal. Malheureusement, l’incertitude semble, pour l’instant, rester le mot d’ordre.

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Combien parmi nous savons, avec précision, ce que fait un arpenteur-géomètre ? Quelles sont ses tâches ? Le dictionnaire nous dit que c’est le spécialiste des levés de terrain. C’est un peu court. En fait, l’arpenteur-géomètre est un professionnel de la collecte de données géographiques et de la mesure de superficies territoriales. Concrètement, on fait appel à ses services pour délimiter des terrains, petits ou grands, résidentiels ou commerciaux, mesurer des parcelles ou encore les baliser, tout cela avec impartialité, dans le respect des normes légales émises par l’Ordre des arpenteurs-géomètres du Québec. Sur le plan provincial, l’arpenteur-géomètre est responsable de tenir le cadastre à jour. Nous verrons qu’à cet égard, compte tenu de l’histoire des Îles, Jean Boucher, maître arpenteur-géomètre depuis maintenant 51 ans, a tenu un rôle important. Prenons donc la mesure d’une vie bien remplie… !

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