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Chroniques

Plusieurs d’entre nous avons entendu parler du concept du mâle alpha. Il s’agirait d’un type de mâle confiant et dominant. La théorie derrière ce concept a été développée par de nombreux biologistes animaliers au fil du temps, mais l’un d’eux, un Américain du nom de Dave Mech, observa en 1977 une meute de loup dans un parc national et nota que l’un des membres du groupe semblait le chef, le loup dominant. Il le surnomma le loup alpha (comme la première lettre de l’alphabet grec) et publia sa recherche dans un livre qui devint un immense succès populaire. Le public et les média se sont vite emparés du concept et l’ont transposé à l’être humain. Tel individu est alpha, l’autre béta (moins confiant, récessif, suiveur…).

Une décennie plus tard, Mech essaie de répliquer son expérience en contexte sauvage et s’aperçoit qu’il a fait erreur : il ne s’agissait pas d’un individu alpha, mais d’un couple qui veillait sur sa progéniture. Et aucun rapport de dominance ne semblait exister d’emblée entre mâle et femelle.

En bon scientifique, il essaie de corriger son erreur et publie à nouveau pour déconstruire ce mythe qu’il a lui-même créé. Trop tard. La fausse conception est entrée dans le langage populaire et l’imaginaire collectif. Elle a maintenant une vie qui lui est propre et l’idée subsiste à ce jour.

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La pandémie que nous vivons nous aura révélé les nombreuses lacunes dans plusieurs secteurs de nos services dits sociaux, principalement la santé et l’éducation. Bon an mal an, le ministère de la Santé du Québec accapare la part du lion du budget de l’État. En 2019, c’était 45,4 milliards sur un total de 104 milliards, pour tous les ministères. Or, surtout en ce qui a trait aux soins envers les aînés, la COVID-19 a montré à quel point on s’occupe mal de nos personnes âgées. Les milliers de morts dans les CHSLD et les RPA, résidences pour personnes âgées sont, pour dire le moins, gênantes. Le manque de personnel et la mauvaise organisation sont certes en cause, mais il y a plus. L’organisation du système de santé, dans son ensemble, serait-elle en cause? Comment font d’autres pays?

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Plusieurs d’entre vous s’en souviennent certainement, il y a de cela plusieurs mois, une mode de déboulonnage de statue est passée.

Bien sûr, l’Histoire étant écrite par les vainqueurs, plusieurs personnages célébrés dans les bouquins ont vu leur image devenir monument public, leur nom devenir boulevard et/ou édifice public.

Sauf qu’à la relecture et réinterprétation des faits, certains d’entre eux se sont révélés racistes, misogynes, meurtriers, esclavagistes et bien d’autres qualificatifs pas très vénérables.

D’un côté, il y avait ceux qui clamaient que ces personnages infectes ne méritaient pas de trôner dans tel ou tel parc, ou de voir honorer leur mémoire via un nom d’autoroute ou de building payé par les contribuables.

De l’autre côté, il y avait ceux qui avançaient que si on commence à réinterpréter l’Histoire, que l’on risquait à nouveau de faire fausse route, que l’on devait plutôt expliquer le contexte de l’époque, qu’aucun personnage historique ne pouvait faire l’unanimité…

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Comme on ne s’est pas vu dans le temps des Fêtes, je profite de cette chronique pour vous souhaiter une très prolifique année 2021. Et je ne ferai même pas de remarque désobligeante sur celle qui vient de passer.

Le passage à une nouvelle année semble propice à la prise de résolutions. Alors que d’habitude, personne autour de moi ne m’en parle, cette année, bizarrement, plusieurs me les ont demandées, ce qui m’a questionné sur l’origine de cette tradition que je ne suis pas.

Eh bien, si je me fie au nombre de liens internet sur le sujet, mon questionnement a également suscité la curiosité d’un tas de gens.

Plusieurs hypothèses pointent les Babyloniens qui, il y a de cela 4 000 ans, profitaient de l’équinoxe du mois de mars pour remettre les outils et l’argent empruntés au cours de l’année précédente afin de repartir à neuf.

Dans notre quotidien occidento-centrique, on pourrait penser que la planète entière célèbre le début d’année le premier janvier. Erreur. Ce n’est ni universel, ni intemporel.

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Première présupposition : les systèmes politiques, les idéologies politiques qui dictent le mode de gouvernance dans une société ont une influence directe sur la vie des citoyens, citoyennes. Une personne vivant dans un pays dirigé par un despote, un dictateur, un monarque ou par un dirigeant élu n’a pas les mêmes conditions de vie. Les possibilités de bien vivre, en santé, dignement, librement, de réaliser son potentiel, de s’éduquer ne sont pas les mêmes entre, disons, le Québec et la Biélorussie. L’un est démocratique, avec toutes les réserves que l’on pourrait apporter à cette notion, l’autre est totalitaire, sous le joug d’un despote autoritaire.

Deuxième présupposition : depuis le début des années 1980, une majorité de pays vit à l’ère du « néolibéralisme », ou aspire à y accéder. Le degré d’implantation de cette idéologie économique varie certes d’un pays à l’autre, mais la plupart en sont atteints, que les gens qui y habitent en soient conscients ou non.

Quelles sont donc les principales caractéristiques du néolibéralisme? D’abord, cette doctrine a comme principal objectif sociétal de favoriser la liberté de circulation du capital. C’est sa seule valeur commune, propulsée par la concurrence et la domination des mécanismes financiers. Tout tourne autour de la quête de profit des actionnaires de ces grandes entreprises, qui ne connaissent pas de frontières.

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omme beaucoup de chroniqueurs, j’ai longuement traité du dossier de la COVID-19 au début du phénomène. Je m’en suis également vite lassé. On a tellement l’impression de n’entendre parler que de ça… que ça donne envie de parler d’autre chose.

Je me souviens par contre m’être bêtement posé la question : pourquoi ne testons-nous pas massivement afin de contenir l’épidémie? C’est l’approche adoptée par certains pays, alors pourquoi pas le nôtre? La réponse est évidemment complexe.

Récemment, et pour la première fois, je suis allé passer un test de dépistage. J’y étais bien allé avec mes fillettes, mais rien ne vaut d’expérimenter la chose soi-même pour bien la mesurer.

D’emblée, je dois dire que c’est beaucoup moins déplaisant qu’on me l’avait décrit. Certes, la tige dans le fond d’une narine n’a rien de jouissif et est même assez intrusive, mais en bout de ligne, si le prélèvement est bien effectué par l’infirmière, on ne ressent qu’une sorte de chatouillement que l’on doit endurer une dizaine de secondes. Rien pour en faire un drame.

L’un de mes amis ayant davantage fouillé sur les tests de dépistage a piqué ma curiosité lorsqu’il s’est mis à me décrire le processus de détection de certaines parties du virus, ses facteurs de multiplication et tutti quanti.

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J’ai souvent affirmé que je m’intéressais davantage aux plantes qu’aux mammifères et davantage aux minéraux qu’aux plantes. En discutant avec mon voisin, j’ai réalisé à quel point ma connaissance des plantes était faible et ça m’a fait reconsidérer mon affirmation : il s’agit sans doute plus de respect (suivant leur importance respective dans l’écosystème) que d’intérêt.

Si l’on en croit les récits historiques, la densité végétale pré-colonisation de l’archipel était très importante. Malgré des conditions difficiles, la résiliente nature avait trouvé le moyen de s’épanouir avec des plantes rampantes à longues racines qui protégeaient d’autres petites plantes des puissants vents et de l’air salin. Ces plantes épaulaient à leur tour de petits arbres, qui soutenaient la pousse de plus grands arbres. Un beau système naturel équilibré doublé d’une protection efficace contre l’érosion.

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Je ne me décrirais certainement pas comme un mordu de politique, mais il s’agit tout de même d’un secteur qui influence tellement notre quotidien qu’il est difficile de ne pas s’y intéresser un minimum.

Je m’intéresse encore moins à la politique américaine, mais avouons que ces derniers temps, les médias nous ont un peu forcé la main en nous bombardant d’information sur la course Trump-Biden. Et oui, bien sûr, les décisions politiques du puissant voisin américain influencent beaucoup le quotidien des Canadiens.

Bref, en tentant d’y voir un peu plus clair, je me suis heurté à leur processus électoral. Pas simple.

Et comme la confusion semblait assez générale autour de moi, je me suis dit qu’une tentative de vulgarisation de ce système pourrait en intéresser quelques-uns. Voici donc un petit résumé de mes recherches :

Il faut tout d’abord que les caucus de parti et les primaires déterminent qui briguera le poste de président des États-Unis pour les partis en présence et pour nos voisins du sud, ça ne signifie pratiquement que les Républicains et les Démocrates, détenant à leur deux la presqu’entièreté du pouvoir politique américain.

Il faut toujours faire attention avec les généralisations, mais les Républicains (comme Trump) sont vus comme conservateurs (contre l’avortement, pour les armes et l’armée, moins de taxes) et plus proches des citoyens, alors que les Démocrates, comme plus libéraux (pro choix, pour le contrôle des armes et une armée minimaliste, plus de taxes) et plus élitistes.

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Pas sitôt sortie d’une célébration que l’on se prépare à la suivante. Comme la plupart des enfants, je me souviens avoir apprécié les célébrations comme Noël, Pâques, Halloween, le Jour de l’An… essentiellement pour les congés et les cadeaux. Mais des fêtes, y’en a vraiment tout un tas. Juste entre…

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L’une des choses qui m’ont le plus enchanté de mes années de journalisme, c’est l’opportunité d’explorer des sujets que je n’aurais jamais abordé en d’autres circonstances.

L’un de ces sujets improbables pour une personne aussi peu intéressée que moi aux automobiles fut un cours de conduite sur neige donné dans le nord de Montréal.

Je suis loin d’être un expert en conduite automobile, mais des années d’expérience en conduite hivernale m’ont permis d’affronter la neige et la glace avec passablement d’aisance. Ce n’est pas le cas de tout le monde et ces cours leurs sont destinés.

Pendant la théorie, l’instructeur mentionnait que lorsque l’auto dérape dans une courbe, en dérapage contrôlé, il faut garder les yeux fixés vers l’endroit où l’on veut se diriger, i.e. la route. À son avis, le stress porte certains conducteurs à regarder l’arbre qui arrive à toute vitesse devant eux et que, comme on se dirige toujours naturellement vers l’endroit que l’on fixe, ça causait souvent l’accident. Autrement dit, c’est le focus sur l’obstacle qui cause le problème, pas l’obstacle lui-même.

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Deux nouvelles, qui n’en sont pas vraiment, ont fait les manchettes ces jours-ci. En Inde, une autre jeune femme, une « intouchable », cette caste d’humains de seconde classe dans ce pays de plus d’un milliard d’habitants, a été sauvagement assassinée après avoir subi un viol de groupe. Cela se reproduit régulièrement là-bas.

Ici même au Québec, une jeune femme Attikamekw de la réserve de Manawan, Joyce Echaquan, 37 ans, mère de sept enfants, a péri sur son lit d’hôpital après avoir subi un abus verbal d’employées supposées être là pour s’occuper d’elle, la soigner. La cause précise de sa mort reste à déterminer, mais les paroles on ne peut plus méprisantes proférées dans cette chambre glacent le sang. Cette mort s’ajoute à toutes celles de centaines d’autres femmes des Premières Nations, au fil des ans, partout au Canada. Dans la plupart des cas, les meurtriers courent toujours… Cette violence envers des femmes autochtones se double d’un racisme éhonté!

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Chroniques

Mouton noir

par Rédaction 9 octobre 2020

Autre sujet existentiel qui m’a été inspiré par de récents évènements où une professeure d’université états-unienne a avoué publiquement ne pas être ce qu’elle prétendait depuis des années, c’est-à-dire une personne de descendance noire et latine… filiation sur laquelle cette professeure a d’ailleurs amplement écrit.

Ce n’était pas le premier cas du genre, puisqu’une certaine Rachel Anne Dolezal s’était également fait passer pour une Noire et est même allé jusqu’à devenir présidente d’un chapitre de l’Association nationale pour l’avancement des personnes de couleur (NAACP en anglais). Ce scandale a défrayé les manchettes en 2014-2015.

Pour sa défense, cette dernière a, en substance, clamé qu’elle était peut-être née Blanche, mais qu’elle se « sentait » Noire. Mais peut-on se sentir Afro-Américaine sans l’être?

Côté ouverture d’esprit, moi qui m’ai plus souvent fait reprocher l’excès que l’inverse, j’ai pourtant ressenti un malaise vis-à-vis ce genre de transidentité et je ne suis pas encore totalement certain de comprendre pourquoi.

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Certaines de mes chroniques sont plus légères que d’autres. Celle-ci n’en fait pas partie. Je préfère en avertir mes lecteurs à l’avance et les encourager à relire mes propos avant de me prêter de mauvaises intentions.

Une entrevue avec une auteure ayant publié un livre sur l’obésité a récemment retenu mon attention. On y parlait de grossophobie, de diversité des corps, etc…

Je suis le premier à dire que c’est complètement abject de se moquer des personnes ayant du surpoids, mais le discours sur la diversité des corps m’incommode et je m’explique : quand j’entends cet argument, j’ai l’inconfortable impression que l’on tente de réduire le débat à une simple question d’esthétisme.

Bien sûr que l’obésité ne doit pas être moquée. Pas plus que le diabète, l’acné ou la calvitie d’ailleurs. Mais il faut bien différencier problème de santé et esthétisme. S’il ne faut pas se moquer des personnes aux prises avec du surpoids, il ne faut pas non plus l’encourager pour « célébrer la diversité des corps ».

Et puis, il y a bien sûr surplus de poids et surplus de poids. On peut avoir quelques kilos en trop (ou en moins) et être en parfaite santé. Il existe des corpulences différentes et là, je suis d’accord, on peut parler de diversité des corps… mais à 200 kg, ce n’est plus de la saine diversité.

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Le soir du trois novembre prochain, à la suite du scrutin électoral américain pour le choix du président de notre voisin du Sud, plusieurs pensent qu’il pourrait y avoir impasse quant au résultat. À cause de la pandémie qui continue de sévir là-bas, il est fort probable qu’une majorité de gens décident de voter par la poste, inquiets de se présenter dans des bureaux de scrutin. Or, si cela était le cas, les probabilités d’une contestation des résultats sont fortes.

Depuis déjà un bon moment, l’ineffable Donald Trump, actuel occupant de la Maison-Blanche, ne cesse de répéter, sans preuves à l’appui, que le vote par correspondance serait frauduleux et qu’il pourrait en contester les résultats, surtout s’il est perdant, il va sans dire. De plus, les critères permettant le vote par la poste diffèrent d’un État à l’autre, ce qui complique davantage les choses.

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