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Chroniques

De nos jours, grâce aux appareils photo numériques, faciles à opérer, tout un chacun peut faire de la photo, et parfois de fort belles prises, techniquement réussies. Cependant, la photographie professionnelle, de création, qui raconte quelque chose, qui a du sens, requiert un savoir-faire qui s’apprend. Il s’agit de savoir… regarder. Yoanis Menge, âgé de 38 ans, est un photographe professionnel. Allons voir.

Yoanis n’est pas né aux Îles, mais il y est venu dès l’âge tendre d’un an. C’est que sa mère, Gilberte Montigny, native de Lavernière, y revenait régulièrement. Le père de Yoanis, Martin Menge, est d’origine suisse allemande. Yoanis est ainsi né à Bienne, en Suisse, en 1981. Gilberte et Martin s’étaient rencontrés en Grèce, en voyage. Psychologue, la mère de Yoanis est malheureusement décédée à l’âge de 49 ans, d’un cancer. Son père, toujours vivant, habitant en Suisse, était lui aussi psychologue. Yoanis a une sœur benjamine, Rebekka, enseignante au primaire, à Québec.

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Aujourd’hui âgé de 83 ans, Alphonse Forest fait partie des gens, nombreux aux ars que le député des Îles, Joël Arseneau, lui a remis la Médaille de l’Assemblée nationale. Il avait déjà reçu, dans le passé, la Médaille du lieutenant-gouverneur pour les aînés, attribuée aux personnes qui continuent à faire du bénévolat après l’âge de 64 ans. Retraçons un parcours de vie exemplaire.

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La somme d’information qui existe sur les voitures électriques (VÉ) est impressionnante. Pour certains, il s’agit d’un incontournable écologique, d’autres la voient comme une alternative intéressante et certains lui opposent même une farouche résistance.

J’écoutais récemment un vox pop effectué dans les rues d’Edmonton. L’Alberta étant la plus grande productrice de pétrole au Canada, vous en devinez probablement les résultats.

Difficile de se faire un portrait mondial de cette technologie. Son efficacité environnementale dépend évidemment beaucoup de la façon dont la région produit son électricité. Je suis d’ailleurs tombé sur un tableau qui démontrait que grâce à son hydro-électricité, le Québec était l’un des endroits au monde où la conduite d’une voiture électrique prenait le plus son sens.

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Nous savons, de plus en plus, à quel point nos océans sont pollués. Or, en plus de ce problème d’une importance capitale, il y a le mauvais traitement, dans plusieurs pays, des travailleurs de la mer. L’insulte s’ajoute à l’injure… Voyons d’abord pour la pollution.

On estime que, chaque année, huit millions de tonnes de déchets sont déversées dans les océans. Ces déchets aquatiques sont à 100 % d’origine humaine et sont constitués, à 80 %, de matière plastique. Selon une étude menée par la fondation Ellen McArthur, en 2050, il y aura plus de matière plastique que de poissons dans les mers et les océans…

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Chroniques

Hors-saison

par Gil Thériault 29 novembre 2019

Tourisme Îles-de-la-Madeleine a récemment remis son bilan pour la dernière saison estivale. Si l’intérêt de développer le tourisme hors-saison n’est pas nouveau, il commence à s’imposer comme la seule option de développement raisonnable puisque la capacité d’hébergement maximale, en pointe estivale, doit vraiment être sur le point d’être atteinte.

Comme on dit, l’été, on pourrait même louer son cabanon.

Pour être assurés de trouver le logement qui leur convient, certains visiteurs s’y prennent maintenant presque deux ans à l’avance. Ce n’est pas rien. Moi qui m’imagine mal pouvoir planifier mes vacances plus que quelques mois (parfois même semaines) à l’avance, il faut être drôlement motivé pour se projeter si loin dans le futur.

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«Autonomie : la possibilité de décider, pour un organisme, un individu, sans en référer à un pouvoir central, à une hiérarchie, une autorité : indépendance. » Dictionnaire Le Petit Larousse.

Dans le contexte de la crise climatique actuelle, l’autonomie énergétique recrute de plus en plus d’adeptes, tant chez des groupes ou collectivités qu’auprès d’individus. Comment peut-on en arriver à subvenir à nos besoins d’énergie, de façon écologiquement saine ? Depuis de nombreuses années, Léonard Chevrier, fier Madelinot, réfléchit et travaille, inlassablement, sur cette question. Il invente des appareils ou en modifie qui existent déjà afin de réduire, au maximum, son empreinte écologique. Partons à sa découverte…

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Comme j’ai passablement voyagé, on m’a administré une importante panoplie de vaccins au cours de ma vie. Bizarrement, moi qui me pose des questions sur à peu près tout, je ne me suis jamais vraiment interrogé sur ce dossier.

J’ai seulement commencé à questionner le sujet pour mes enfants, car il fallait à ce moment décider pour plus important que moi, mais même là, mon approche a été des plus simplistes : est-ce que mon médecin fait lui-même vacciner ses propres enfants ? Oui. Alors, ça doit être bon pour les miens également.

Il existe peu de Québécois complètement anti-vaccins, mais j’ai été surpris d’apprendre qu’environ le tiers hésitait encore. Parmi ceux-là, l’un de mes bons amis, à la fois intelligent et éduqué. On ne peut donc pas balayer le phénomène du revers de la main en le mettant sur le compte de la naïveté, et j’ai donc fouillé davantage le sujet.

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Contrairement à plusieurs familles des Îles, nous n’avons pas eu de problème de garderie.

Une nouvelle garderie privée s’est ouverte tout près de la maison au bon moment et on nous a offert une place au CPE-BC Chez Ma Tante (BC pour  Bureau coordonnateur des ressources en service de garde ou RSG) juste au moment où la garderie privée ne nous convenait plus. Vraiment bénis.

J’ai accepté un poste comme administrateur du CPE-BC afin de suivre et comprendre un peu mieux l’encadrement dont profiterait ma petite. Pendant deux ans, j’ai assisté à plusieurs réunions et me suis vite rendu compte de la complexité de ce dossier.

En tant que journaliste, on apprend à creuser rapidement un dossier afin de le comprendre et le vulgariser aux lecteurs. Un genre de prédigestion intellectuelle. Pourtant, en deux ans, je ne sais pas si j’ai pu maîtriser ce dossier suffisamment pour en faire autant.

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Cindy Mae Arsenault, jeune femme du début de la trentaine, ferait sûrement sienne cette citation d’un grand chorégraphe français. Depuis 2012, elle offre aux jeunes et moins jeunes Madelinots et Madeliniennes, la possibilité de découvrir et de pratiquer l’un des grands arts, soit la danse. Chaque année, les gens affluent à la Coopérative École Cindy Mae Danse. Faire bouger la population, de façon créative, telle est la mission de Cindy Mae Arsenault. Et 1, et 2, et 3, et 4… entrons dans la danse !

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On sait que la création des premières aires marines protégées (AMP) remonte aussi loin qu’au début du siècle dernier, mais depuis que les Nations Unies ont établi des cibles de protection à atteindre pour ses membres, elles ont certainement connu un regain de popularité.

On peut donc se demander à juste titre qui se cache derrière ce grand retour des AMP.

Selon un rapport du groupe de consultants internationaux Opes Oceani, les AMP de grandes surfaces (plus de 100 000 km2) ont peu à voir avec la gestion domestique des ressources marines et sont rarement établies dans des optiques de protection de la biodiversité. Il s’agit plutôt d’une tendance mondiale basée sur des cibles numériques (tant de pourcentage) de protection poussée par de riches organismes internationaux du genre World Wildlife Fund (WWF), suffisamment influents pour jouer dans la cour des grands. Ce dernier apparaît d’ailleurs rapidement dans les recherches Web sur le sujet.

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J’aime bien cette façon de décrire une idée par un petit récit fictif que l’on appelle allégorie. En voici une. Si vous savez de quoi je parle, tant mieux. Sinon… ben c’est raté pour moi.

« L’Humanité est perdue dans le bois et les réserves d’eau diminuent.

Excédée par le temps que prennent les spécialistes en plein air et leaders de l’Humanité à déterminer de quel côté on doit avancer, une jeune personne un peu anxieuse se lève et les interpelle : « Vous prenez tellement de temps à réagir que nous allons tous crever ici. Moi, je pars dans cette direction », dit-elle en pointant les buissons derrière elle.

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La jeune militante écologiste suédoise (je crois que c’est la façon la plus neutre de la décrire), Greta Thunberg, se rendra bientôt au Québec. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne passe pas inaperçue.

Des gens intelligents la vénèrent et d’autres, tout aussi brillants, la critiquent véhémentement. Et je crois avoir compris, au moins en partie, pourquoi.

Il est d’abord clair que ce n’est pas la jeune adolescente qui est visée, mais bien ce qu’elle représente. Comme Mère Teresa illustre le don de soi et la colombe, la paix, Greta représente pour beaucoup l’implication des jeunes dans la question climatique.

Jusque-là, je dirais que ça fait à peu près l’unanimité. Sauf que Greta n’est pas une colombe. Cette dernière illustre la paix, mais sans orienter les discussions à savoir comment l’obtenir alors que la jeune Suédoise représente une vision des changements climatiques qui, contrairement à ce que certains aimeraient faire croire, ne fait pas du tout l’unanimité.

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À ce que l’on entend dire, il paraît que le temps d’attente à l’urgence des Îles est avantageusement comparable à celui des autres urgences de la province. Tant mieux.

J’y ai quand même attendu huit heures dernièrement avec ma petite fille. Évidemment, il ne s’agissait pas d’une urgence nationale, mais comme on le sait bien, ici, on ne se rend pas à l’urgence que pour des urgences, mais parfois pour simplement voir un médecin qui pourra nous prescrire des médicaments d’ordonnance ou un simple test de routine.

Il y a bien des endroits sur la planète où les médicaments et les tests sont plus faciles d’accès, mais j’imagine que c’est en bonne partie un choix de société (ou la pression du Collège des médecins) et je n’ai pas trop de problèmes avec ça.

Le questionnement qui m’est venu en tête pendant ces longues heures d’attente (la journée complète en fait) est la suivante : n’y aurait-il pas moyen d’élaborer un système d’attente plus efficace ?

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Le titre ci-haut n’est pas le mien. Il s’agit plutôt de celui du dernier ouvrage de la géographe, économiste et professeure à l’Université de la Sorbonne à Paris, Sylvie Brunel. Le complément du titre : alimentation, climat, santé, progrès, écologie.

Je l’ai découverte dernièrement alors que Stéphan Bureau, mon nouveau héros radiophonique, l’a interviewée le jeudi 8 août dans le cadre de son émission Bien entendu à Radio-Canada.

Ce petit bijou d’entrevue dure une vingtaine de minutes et mérite chaque seconde d’attention. Impossible ici de la résumer tant elle est riche en réflexions, mais permettez-moi d’en relever quelques moments.

L’une des interventions de Mme Brunel, qui résume peut-être le mieux son entrevue, est celle-ci : « Nous sommes aujourd’hui dans toute une instrumentalisation de l’écologie qui permet à des prophètes d’obtenir des rentes de situation et d’avoir une audience qu’ils n’auraient jamais eue s’ils n’avaient pas agité le grelot du catastrophisme. »

Et vlan.

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