Dans la vie, il y a des arbres qui poussent en cherchant la lumière. D’autres qui poussent en évitant le vent.
J’ai longtemps eu l’impression d’appartenir à la deuxième catégorie.
Tout petit, on m’a souvent dit de « faire le bon p’tit garçon ». Et pour moi, ça voulait dire ne pas déranger, ne pas rouspéter, ne pas argumenter. Je croyais qu’aimer les gens et me faire aimer d’eux passait nécessairement par le fait de leur éviter l’inconfort du désaccord.
Alors j’ai appris à me tasser . . .
