Quand on est petit, on passe notre temps à se moquer des grands qui se lamentent de leur digestion, qui soupirent en attachant leur soulier pis qui annoncent à haute voix ce qu’ils sont en train de faire comme s’ils vivaient leur vie devant public. On se dit : « Moi, jamais. » Et un matin, sans avertissement, on réalise que le jamais est devenu maintenant. Quand on est jeune, on ne comprend même pas l’expression « brûlures d’estomac ». On pense que c’est un concept inventé par les pharmacies pour vendre des bonbons qui goûtent la menthe . . .
