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Gil Thériault

    Catherine Dorion, députée de Taschereau, a beaucoup fait jaser dernièrement avec ses choix vestimentaires portés dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

    À cette occasion, on a beaucoup parlé de « décorum ». Au sens péjoratif, ce mot évoque un luxe ostentatoire, l’éclat pompeux des apparences. Il possède également le sens d’étiquette, de protocole, de formalités auxquels sont astreints les personnages officiels. En d’autres mots, on pourrait parler de « cadre ».

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    14 décembre 2018 Aucun commentaire
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  • Je le sais, vous vous dites : « Mais quel titre provocateur ! On le sait, nous, que le monde va de plus en plus mal. »

    Si on se fie à ce qu’en disent les médias sociaux et traditionnels, ça pourrait en effet donner cette impression. Mais je suis récemment tombé sur un article qui, traduction libre, titrait ainsi : 23 graphiques et cartes qui prouvent que le monde va vraiment, vraiment mieux.

    Et comme les Fêtes approchent, pourquoi ne pas mettre un peu de positif dans nos cœurs ? Je n’en ferai pas ici la liste exhaustive, mais voici quelques domaines où, globalement, l’humanité s’améliore :

    1) L’extrême pauvreté est en déclin : Sans trop entrer dans les détails, disons que la croissance économique en Chine et en Inde, ainsi que dans quelques autres pays en voie de développement ont fait chuter cet indice de 35 % en 1987 à 11 % en 2013. Pas mal, non ?

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  • Le 24 novembre dernier, la Chambre de commerce des Îles de la Madeleine (CCIM) tenait son 9e Gala des Éloizes, récompensant l’entrepreneuriat local. Animé par Kloé Jiangzhu Arseneau, l’événement bisannuel a eu lieu, comme en 2016, au Centre récréatif de Lavernière.

    Pour le directeur de la Chambre de commerce, Sony Cormier, il s’agit souvent d’une soirée haute en émotion : « Les entrepreneurs sont généralement très fiers et émus d’être reconnus par leurs pairs », souligne ce dernier.

    D’emblée, le président de la CCIM, Marius Arseneault, reconnaît qu’aux Îles, l’entreprise privée doit faire face à de nombreux défis comme la pénurie de main-d’œuvre, le transport maritime et l’Internet, mais pour lui, trois mots résument l’attitude commune des entrepreneurs madelinots : « Dynamisme, détermination et passion. »

    Dans son discours de clôture, le maire des Îles et président de la Communauté maritime, Jonathan Lapierre, insiste surtout sur la force de la relève : « Un grand pourcentage des gens dans la salle et des récipiendaires ont moins de quarante ans. Ça veut dire que les jeunes croient au potentiel économique des Îles, ce qui est un gage de succès pour l’avenir », affirme M. Lapierre.

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  • Parmi les nombreux sujets de discussion concernant les changements climatiques et les actions concrètes que nous pouvons prendre, en tant qu’humain, pour réduire les impacts négatifs que notre espèce joue sur ce phénomène global, l’un d’eux a récemment capté mon attention. Il s’agit, en fait, d’une nouvelle qui date d’un peu plus d’un an, sortie à la suite de la publication d’une étude conjointe de l’Université de la Colombie-Britannique et de l’Université de Lund en Suède, et ciblant les pays et régions développés comme le Canada, les États-Unis, la Scandinavie… Grosso modo, ça place sur une échelle graduée la valeur de certaines actions largement considérées comme proenvironnement. Par exemple, changer ses ampoules traditionnelles pour des moins énergivores donne 0,1, recycler, laver son linge à l’eau froide et sécher son linge à l’air libre, environ 0,2 alors qu’éviter un vol transatlantique score tout de même un intéressant 1,6.

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  • Ces temps-ci, on nous présente généralement l’idée de la décroissance et de la simplicité volontaire comme des concepts nouveaux et révolutionnaires adoptés par une poignée d’humains plus évolués que les autres parce qu’eux, contrairement au petit peuple ignare, peuvent prévoir le futur.

    Il s’agit en fait d’idées vieilles comme le monde ou presque. Plusieurs mystiques et religions ont prôné les vertus du dépouillement et du besoin de se recentrer sur l’essentiel.

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  • Le répertoire des blagues de gars chaud est bien touffu. Comme celle du gars qui dit à l’autre de prendre le volant parce qu’il est trop saoul pour jouer de la guitare… ou bien de celui qui dit qu’il n’a pas le choix de conduire parce qu’il est trop chaud pour marcher.

    Tout le monde les trouve drôles, ces blagues. Tout le monde, sauf les victimes directes ou indirectes de ces chauffards.

    Je discutais dernièrement avec un Madelinot dans la soixantaine. Il me racontait qu’un de ses amis ayant pris un verre de trop lui avait récemment demandé de l’accompagner, ce qu’il fit avec plaisir. « Je trouvais ça super qu’il me demande mon aide, car ce n’était pas dans ses habitudes. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il voulait que je l’accompagne… jusqu’à sa voiture. » Ça ferait une autre bonne blague si ce n’était pas si triste.

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  • Vous avez certainement vu ça passer dans les nouvelles.

    Chaque année, un organisme sans but lucratif (OSBL) fondé en 2003 et connu sous le nom de Global Footprint Network (GFN) annonce qu’à partir de telle ou telle date, l’Humanité aura dépensé toutes les ressources que la planète peut produire dans son année et nous avertit qu’à partir de cette journée fatidique, nous grugeons dans des ressources non renouvelables. Ils appellent ça le Earth Overshoot Day ou en français, le Jour du dépassement.

    Si on comparait ça à un compte de banque, c’est un peu comme si nous pigions dans nos intérêts, mais qu’à partir de telle date, nous utilisions notre capital, et ce, sans pouvoir le remplacer. Évidemment, avec cet exemple, on comprend bien qu’à force de dilapider notre argent, on en viendra à dépenser tout l’argent qui se trouve dans ce compte qui ne produira donc plus d’intérêt du tout. La faillite, quoi.

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  • Chroniques

    À mort!

    par Gil Thériault 31 août 2018

    À la suite et (possiblement) fin des chroniques inspirées par mon séjour au chalet.

    Depuis plusieurs années, je constate à quel point nous nous sommes éloignés de la nature. Des « animaux dénaturés » écrivait Vercors. L’urbanisation y est certes pour quelque chose, mais même en campagne, on s’habitue vite au confort de la vie moderne.

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  • Depuis ma tendre enfance, chaque printemps, mon père me demandait de prendre un sac à déchets et ratisser la propriété afin de ramasser les déchets qui s’y trouvaient.

    Je me souviens que l’on pouvait facilement remplir deux pleins sacs à poubelle d’objets en tout genre : beaucoup de bouteille en verre, des paquets et filtres de cigarettes, mais également des emballages de toutes sortes. Chose impensable aujourd’hui, c’était l’époque où l’on jetait simplement sa bouteille tétine de Molson et son paquet de Craven A par la fenêtre une fois vidés de leur précieux contenu.

    Je refais systématiquement le même exercice chaque printemps et nos efforts collectifs ont sans doute payé puisque maintenant, un petit sac d’épicerie suffit à l’embarrassante récolte. Malgré toutes nos bonnes intentions, il y aura toujours d’irréductibles pollueurs et, surtout, le vent finit toujours par renverser et ouvrir une poubelle ci et là et disperser son contenu à son gré.

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  • Comme les Îles pullulent de visiteurs en ce moment, j’ai cru que ce serait un bon moment pour discuter d’un thème cher à plusieurs, tombés irrémédiablement sous le charme de la région : vivre aux Îles, ça ressemble à quoi?

    D’emblée, avertissement aux visiteurs : « Ne tombez pas dans le piège estival. Vivre ici à l’année, c’est accepter une vie en montagne russe. Énergie, mouvement, abondance et folie l’été, mais lenteur, retrait et tranquillité l’hiver. » L’esprit doit accepter ce puissant contraste.

    On pourrait argumenter qu’à la base, on se sent plus confortable dans un endroit connu et ça veut généralement dire celui où l’on est né. Par contre, je me souviens d’un copain de Québec qui me disait souvent : « C’est bizarre. La plupart de mes amis qui viennent de petits villages ruraux me disent qu’ils n’y retourneront jamais alors que les Madelinots disent presque tous vouloir y retourner plus tard, si c’est possible. » Les particularités de l’endroit semblent donc générer une expectative différente.

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  • Le fait d’être né à Havre-aux-Maisons a sans doute à voir avec mon intérêt pour les accents. On se fait rapidement taquiner lorsque, muni d’un grand nombre de parades, l’on esquive si habilement tous les « r » se trouvant sur notre route linguistique.

    Bien sûr, aux Îles, comme chaque patelin possède sa propre version de la juste prononciation, on peut défendre son honneur en mettant de l’avant les particularités des détracteurs. Après tout, démographiquement parlant, aucun groupe ne possède de significatif avantage sur l’autre.

    Ce fut une autre paire de manches lorsque je suis déménagé à Québec pour les études. Soudainement, dans cette mer d’accents passablement uniformes, les particularités de mon langage était perçues comme un défaut de langue. J’ai donc décidé d’atténuer mon accent, pas parce que j’en avais honte, mais bien parce que, surtout que j’étudiais en communication, je préférais que l’on se concentre sur le contenu de mes paroles plutôt que sur son contenant.

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  • Chroniques

    Arsenaux

    par Gil Thériault 6 juillet 2018

    Eh oui! Il y a de fortes chances pour que ce nom de famille si commun aux Îles soit le pluriel d’arsenal.

    Mais ce dont je voulais vous entretenir aujourd’hui concerne plutôt l’arsenal militaire, plus particulièrement le nucléaire.

    Récemment, on a beaucoup parlé de la rencontre entre Trump et Kim Jong-un. L’un des sujets chauds de leur discussion concernait l’armement nucléaire. Beaucoup de pays, possiblement à raison, s’inquiètent que la Corée du Nord possède l’arme nucléaire. Pourtant, les États-Unis l’ont bien, eux.

    Comme moi, vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi ça semble tellement normal de désarmer l’un et pas l’autre.

    J’ai donc effectué de petites recherches et suis tombé sur l’intéressante explication de M. Hanson, un historien américain.

    Il explique que dans les années 40, 50 et jusqu’au début des années 60, il n’y avait que les pays avec la connaissance technologique, la puissance et l’argent nécessaire à ce genre d’expérience qui pouvaient se permettre le nucléaire. On pense ici à l’Angleterre, la France, l’Union soviétique et les États-Unis.

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  • À l’heure de publier cette chronique, je suis à Tokyo en train de parler du dossier des baleines franches dans le golfe du Saint-Laurent.

    Évidemment, si l’on m’invite aussi loin et à grands frais, ce n’est pas seulement pour rapporter les faits, mais bien pour analyser la situation en profondeur.

    C’est donc avec beaucoup d’attention que j’ai fouillé ce dossier au cours des dernières semaines.

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  • « Le voyage forme la jeunesse », affirme l’adage sans suggérer d’effet sur la vieillesse.

    Il faut ici distinguer entre voyage et visite. Dans le premier cas, on découvre en profondeur. Dans la deuxième, sans trop s’imprégner. C’est, selon moi, la différence entre voyageur et touriste/visiteur.

    Sans trop savoir pourquoi, ça m’a rapidement attiré d’aller voir ailleurs. Nous voyagions assez peu en famille et les opportunités de le faire en contexte scolaire étaient beaucoup plus rares à mon époque qu’elles ne le sont aujourd’hui.

    Ça explique peut-être en partie pourquoi j’ai sauté sur l’occasion d’un voyage échange avec l’Ontario en 4e secondaire. La piqûre a été forte et instantanée. Découvrir des gens qui s’expriment autrement, pensent, vivent, mangent, aiment autrement, ça me fascinait et pendant les décennies qui ont suivi, ma soif de découverte du même genre semblait insatiable.

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  • J’ai déjà lu quelque part que donner la vie (avoir un enfant) était l’acte qui nous rapprochait le plus de notre essence divine.

    Pour la plupart des gens, il s’agit tout de même d’un acte naturel, parfois planifié, parfois imprévu. Pour d’autres, c’est plus complexe.

    Ma femme et moi avons dû passer par la procréation assistée. C’est dire que si nous nous étions connus à une autre époque, nous n’aurions sans doute jamais éprouvé le bonheur d’avoir une famille à moins d’adopter. Notre cas est loin d’être unique, mais si un nombre grandissant de couples ont recours à la procréation assistée, ce domaine reste mal connu du grand public.

    Outre les étonnantes avancées médicales et scientifiques dans ce domaine, ce qui m’a le plus frappé dans toute cette aventure, ce sont les questions morales inattendues que l’on doit se poser en cours de route.

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