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Gil Thériault

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    À moins de vivre sous une roche, impossible de ne pas avoir entendu parler des incendies qui ont sévi en Australie vers la fin de l’année dernière.

    Comme cela se passe très loin de nous et que les médias aiment bien exagérer (c’est toujours populaire), j’ai communiqué directement avec une amie australienne qui vit au centre de Melbourne. Elle m’a bien confirmé que la situation était malheureusement aussi triste et même davantage que ce qu’on en voit à la télé et sur les médias sociaux.

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    21 février 2020 Aucun commentaire
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  • Il y a de cela plusieurs années, une connaissance qui fréquentait alors l’université m’a demandé de jeter un œil sur l’un de ses travaux universitaires. Ce fut un choc.

    Il s’agissait d’une dizaine de pages de copier-coller d’autres textes, de citations mal relevées, de ramassis de mots et d’idées pêle-mêle ainsi que d’une suite d’erreurs sémantiques de base.

    L’une de mes amies, professeure aux études supérieures, m’avait pourtant prévenu qu’ils avaient dû relâcher un peu les normes : « Pratiquement aucun de mes étudiants ne passerait, sinon… »

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  • En décembre passé, de nombreux intervenants des Îles se sont rencontrés pour discuter du dossier des aires marines protégés (AMP). Bien qu’il ne s’agisse pas d’un nouveau dossier, cette rencontre marquait une étape importante puisqu’à en croire les représentants des deux ministères présents (Ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MELCC) pour le provincial et Parc Canada pour le fédéral), les démarches auraient pu s’arrêter là si une majorité des intervenants en avait exprimé le souhait.

    Il s’agissait en effet d’un scénario tout à fait plausible. Tout le monde semblait s’entendre sur le fait que l’acceptabilité sociale d’un tel projet passait par les pêcheurs et que sans acceptabilité sociale, pas de projet.

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  • La somme d’information qui existe sur les voitures électriques (VÉ) est impressionnante. Pour certains, il s’agit d’un incontournable écologique, d’autres la voient comme une alternative intéressante et certains lui opposent même une farouche résistance.

    J’écoutais récemment un vox pop effectué dans les rues d’Edmonton. L’Alberta étant la plus grande productrice de pétrole au Canada, vous en devinez probablement les résultats.

    Difficile de se faire un portrait mondial de cette technologie. Son efficacité environnementale dépend évidemment beaucoup de la façon dont la région produit son électricité. Je suis d’ailleurs tombé sur un tableau qui démontrait que grâce à son hydro-électricité, le Québec était l’un des endroits au monde où la conduite d’une voiture électrique prenait le plus son sens.

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  • Chroniques

    Hors-saison

    par Gil Thériault 29 novembre 2019

    Tourisme Îles-de-la-Madeleine a récemment remis son bilan pour la dernière saison estivale. Si l’intérêt de développer le tourisme hors-saison n’est pas nouveau, il commence à s’imposer comme la seule option de développement raisonnable puisque la capacité d’hébergement maximale, en pointe estivale, doit vraiment être sur le point d’être atteinte.

    Comme on dit, l’été, on pourrait même louer son cabanon.

    Pour être assurés de trouver le logement qui leur convient, certains visiteurs s’y prennent maintenant presque deux ans à l’avance. Ce n’est pas rien. Moi qui m’imagine mal pouvoir planifier mes vacances plus que quelques mois (parfois même semaines) à l’avance, il faut être drôlement motivé pour se projeter si loin dans le futur.

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  • Comme j’ai passablement voyagé, on m’a administré une importante panoplie de vaccins au cours de ma vie. Bizarrement, moi qui me pose des questions sur à peu près tout, je ne me suis jamais vraiment interrogé sur ce dossier.

    J’ai seulement commencé à questionner le sujet pour mes enfants, car il fallait à ce moment décider pour plus important que moi, mais même là, mon approche a été des plus simplistes : est-ce que mon médecin fait lui-même vacciner ses propres enfants ? Oui. Alors, ça doit être bon pour les miens également.

    Il existe peu de Québécois complètement anti-vaccins, mais j’ai été surpris d’apprendre qu’environ le tiers hésitait encore. Parmi ceux-là, l’un de mes bons amis, à la fois intelligent et éduqué. On ne peut donc pas balayer le phénomène du revers de la main en le mettant sur le compte de la naïveté, et j’ai donc fouillé davantage le sujet.

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  • Contrairement à plusieurs familles des Îles, nous n’avons pas eu de problème de garderie.

    Une nouvelle garderie privée s’est ouverte tout près de la maison au bon moment et on nous a offert une place au CPE-BC Chez Ma Tante (BC pour  Bureau coordonnateur des ressources en service de garde ou RSG) juste au moment où la garderie privée ne nous convenait plus. Vraiment bénis.

    J’ai accepté un poste comme administrateur du CPE-BC afin de suivre et comprendre un peu mieux l’encadrement dont profiterait ma petite. Pendant deux ans, j’ai assisté à plusieurs réunions et me suis vite rendu compte de la complexité de ce dossier.

    En tant que journaliste, on apprend à creuser rapidement un dossier afin de le comprendre et le vulgariser aux lecteurs. Un genre de prédigestion intellectuelle. Pourtant, en deux ans, je ne sais pas si j’ai pu maîtriser ce dossier suffisamment pour en faire autant.

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  • On sait que la création des premières aires marines protégées (AMP) remonte aussi loin qu’au début du siècle dernier, mais depuis que les Nations Unies ont établi des cibles de protection à atteindre pour ses membres, elles ont certainement connu un regain de popularité.

    On peut donc se demander à juste titre qui se cache derrière ce grand retour des AMP.

    Selon un rapport du groupe de consultants internationaux Opes Oceani, les AMP de grandes surfaces (plus de 100 000 km2) ont peu à voir avec la gestion domestique des ressources marines et sont rarement établies dans des optiques de protection de la biodiversité. Il s’agit plutôt d’une tendance mondiale basée sur des cibles numériques (tant de pourcentage) de protection poussée par de riches organismes internationaux du genre World Wildlife Fund (WWF), suffisamment influents pour jouer dans la cour des grands. Ce dernier apparaît d’ailleurs rapidement dans les recherches Web sur le sujet.

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  • J’aime bien cette façon de décrire une idée par un petit récit fictif que l’on appelle allégorie. En voici une. Si vous savez de quoi je parle, tant mieux. Sinon… ben c’est raté pour moi.

    « L’Humanité est perdue dans le bois et les réserves d’eau diminuent.

    Excédée par le temps que prennent les spécialistes en plein air et leaders de l’Humanité à déterminer de quel côté on doit avancer, une jeune personne un peu anxieuse se lève et les interpelle : « Vous prenez tellement de temps à réagir que nous allons tous crever ici. Moi, je pars dans cette direction », dit-elle en pointant les buissons derrière elle.

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  • La jeune militante écologiste suédoise (je crois que c’est la façon la plus neutre de la décrire), Greta Thunberg, se rendra bientôt au Québec. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne passe pas inaperçue.

    Des gens intelligents la vénèrent et d’autres, tout aussi brillants, la critiquent véhémentement. Et je crois avoir compris, au moins en partie, pourquoi.

    Il est d’abord clair que ce n’est pas la jeune adolescente qui est visée, mais bien ce qu’elle représente. Comme Mère Teresa illustre le don de soi et la colombe, la paix, Greta représente pour beaucoup l’implication des jeunes dans la question climatique.

    Jusque-là, je dirais que ça fait à peu près l’unanimité. Sauf que Greta n’est pas une colombe. Cette dernière illustre la paix, mais sans orienter les discussions à savoir comment l’obtenir alors que la jeune Suédoise représente une vision des changements climatiques qui, contrairement à ce que certains aimeraient faire croire, ne fait pas du tout l’unanimité.

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  • À ce que l’on entend dire, il paraît que le temps d’attente à l’urgence des Îles est avantageusement comparable à celui des autres urgences de la province. Tant mieux.

    J’y ai quand même attendu huit heures dernièrement avec ma petite fille. Évidemment, il ne s’agissait pas d’une urgence nationale, mais comme on le sait bien, ici, on ne se rend pas à l’urgence que pour des urgences, mais parfois pour simplement voir un médecin qui pourra nous prescrire des médicaments d’ordonnance ou un simple test de routine.

    Il y a bien des endroits sur la planète où les médicaments et les tests sont plus faciles d’accès, mais j’imagine que c’est en bonne partie un choix de société (ou la pression du Collège des médecins) et je n’ai pas trop de problèmes avec ça.

    Le questionnement qui m’est venu en tête pendant ces longues heures d’attente (la journée complète en fait) est la suivante : n’y aurait-il pas moyen d’élaborer un système d’attente plus efficace ?

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  • Le titre ci-haut n’est pas le mien. Il s’agit plutôt de celui du dernier ouvrage de la géographe, économiste et professeure à l’Université de la Sorbonne à Paris, Sylvie Brunel. Le complément du titre : alimentation, climat, santé, progrès, écologie.

    Je l’ai découverte dernièrement alors que Stéphan Bureau, mon nouveau héros radiophonique, l’a interviewée le jeudi 8 août dans le cadre de son émission Bien entendu à Radio-Canada.

    Ce petit bijou d’entrevue dure une vingtaine de minutes et mérite chaque seconde d’attention. Impossible ici de la résumer tant elle est riche en réflexions, mais permettez-moi d’en relever quelques moments.

    L’une des interventions de Mme Brunel, qui résume peut-être le mieux son entrevue, est celle-ci : « Nous sommes aujourd’hui dans toute une instrumentalisation de l’écologie qui permet à des prophètes d’obtenir des rentes de situation et d’avoir une audience qu’ils n’auraient jamais eue s’ils n’avaient pas agité le grelot du catastrophisme. »

    Et vlan.

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  • Saviez-vous qu’un ermite du nom de Mosey a déjà habité derrière l’Île d’Entrée et y a, paraît-il, caché un trésor ? Non ? Vous n’êtes pas les seuls.

    Jarrett Quinn est né à l’Île d’Entrée et y a grandi jusqu’à l’âge de neuf ans. Ses trois premières années scolaires s’y sont donc déroulées. Son père, Craig Quinn, y opérait alors le service de navette par avion : « C’était plus facile pour mon père de se rapprocher de l’aéroport de Havre-aux-Maisons et nous avons éventuellement déménagé, mais l’Île d’Entrée reste mon chez-moi », explique-t-il.

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  • La mauvaise utilisation des mots m’agace toujours.

    Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales, le racisme se définit par l’ensemble des théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.

    Désolé de jeter un pavé dans la mare, mais selon un nombre croissant de scientifiques, il n’existe pas différentes « races » (ou plus précisément « espèces ») humaines, mais une seule. Plusieurs biologistes remplacent d’ailleurs maintenant le terme par « ascendance continentale ». Scientifiquement parlant, un raciste serait donc une personne qui n’aime pas certaines races d’animaux. Si on n’aime pas les chiens par exemple, on est bien raciste, quoiqu’il soit plus exact de « spéciste » puisque le chien domestique est une espèce (Canis familiaris) et que le terme « race » demeure toujours très flou.

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  • Chroniques

    Perspective

    par Gil Thériault 12 juillet 2019

    L’adage populaire qui, paraît-il, vient de Henri II Estienne (1528-1598), suggère : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

    Cet élan de sagesse n’a eu aucune difficulté à passer à la postérité puisqu’il s’avère facile à déchiffrer et accepter : plus jeune, on possède plein de vigueur, mais moins d’expérience. Plus vieux, la vie nous a apporté plein d’expériences, mais l’énergie diminue.

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