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Gil Thériault

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    Le titre ci-haut n’est pas le mien. Il s’agit plutôt de celui du dernier ouvrage de la géographe, économiste et professeure à l’Université de la Sorbonne à Paris, Sylvie Brunel. Le complément du titre : alimentation, climat, santé, progrès, écologie.

    Je l’ai découverte dernièrement alors que Stéphan Bureau, mon nouveau héros radiophonique, l’a interviewée le jeudi 8 août dans le cadre de son émission Bien entendu à Radio-Canada.

    Ce petit bijou d’entrevue dure une vingtaine de minutes et mérite chaque seconde d’attention. Impossible ici de la résumer tant elle est riche en réflexions, mais permettez-moi d’en relever quelques moments.

    L’une des interventions de Mme Brunel, qui résume peut-être le mieux son entrevue, est celle-ci : « Nous sommes aujourd’hui dans toute une instrumentalisation de l’écologie qui permet à des prophètes d’obtenir des rentes de situation et d’avoir une audience qu’ils n’auraient jamais eue s’ils n’avaient pas agité le grelot du catastrophisme. »

    Et vlan.

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    16 août 2019 Aucun commentaire
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  • Saviez-vous qu’un ermite du nom de Mosey a déjà habité derrière l’Île d’Entrée et y a, paraît-il, caché un trésor ? Non ? Vous n’êtes pas les seuls.

    Jarrett Quinn est né à l’Île d’Entrée et y a grandi jusqu’à l’âge de neuf ans. Ses trois premières années scolaires s’y sont donc déroulées. Son père, Craig Quinn, y opérait alors le service de navette par avion : « C’était plus facile pour mon père de se rapprocher de l’aéroport de Havre-aux-Maisons et nous avons éventuellement déménagé, mais l’Île d’Entrée reste mon chez-moi », explique-t-il.

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  • La mauvaise utilisation des mots m’agace toujours.

    Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales, le racisme se définit par l’ensemble des théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.

    Désolé de jeter un pavé dans la mare, mais selon un nombre croissant de scientifiques, il n’existe pas différentes « races » (ou plus précisément « espèces ») humaines, mais une seule. Plusieurs biologistes remplacent d’ailleurs maintenant le terme par « ascendance continentale ». Scientifiquement parlant, un raciste serait donc une personne qui n’aime pas certaines races d’animaux. Si on n’aime pas les chiens par exemple, on est bien raciste, quoiqu’il soit plus exact de « spéciste » puisque le chien domestique est une espèce (Canis familiaris) et que le terme « race » demeure toujours très flou.

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  • Chroniques

    Perspective

    par Gil Thériault 12 juillet 2019

    L’adage populaire qui, paraît-il, vient de Henri II Estienne (1528-1598), suggère : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

    Cet élan de sagesse n’a eu aucune difficulté à passer à la postérité puisqu’il s’avère facile à déchiffrer et accepter : plus jeune, on possède plein de vigueur, mais moins d’expérience. Plus vieux, la vie nous a apporté plein d’expériences, mais l’énergie diminue.

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  • En projet visant une autonomie alimentaire améliorée chez les insulaires, tout en respectant l’environnement, fait ses premiers pas aux Îles. Le Radar a rencontré son principal idéateur, le néomadelinot Étienne Piché.

    Récemment établi aux Îles avec un diplôme d’ingénieur minier en poche, Étienne Piché a vu sa curiosité piquée par les réunions sur l’avenir des arénas du territoire. « La municipalité disait chercher des projets novateurs pour utiliser ces énormes bâtiments, sans quoi elle devrait les démolir. Comme j’habite près de l’aréna de Havre-aux-Maisons et l’ai souvent dans la mire, je trouvais dommage de condamner une structure avec un si grand potentiel. C’est un peu comme ça que m’est venue l’idée de ce projet qui n’en est encore qu’à ses balbutiements », précise M. Piché.

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  • Les plus âgés d’entre nous se souviendront des documentaires de Cousteau et autres bijoux sur la nature de, entre autres, la British Broadcasting Corporation (BBC). Images de grande qualité, narration ultra éducative… de très belles productions de vulgarisation scientifique.

    Les choses ont bien changé.

    Les termes scientifiques du genre le loup, la louve et le louveteau font désormais place au papa loup, à la maman loup et au bébé loup. Et quand on ne les baptise pas directement : Jack, Doris et le mignon petit Milton.

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  • La plupart des gens détestent les règlements qu’on leur impose. Je suis bien placé pour les comprendre puisque j’ai moi-même une forte résistance aux règles que je n’ai pas moi-même approuvées… ce qui veut évidemment dire la presque totalité d’entre elles.

    Mais la vie en société impose pourtant le respect d’un certain cadre. Si tout le monde n’en faisait qu’à sa tête, ce serait vite le bordel. Les lois, règles et réglementations sont donc des maux nécessaires et je crois bien que la plupart des gens le comprennent bien et l’acceptent.

    D’où vient alors la frustration ressentie par une majorité de nos concitoyens quand même vis-à-vis une majorité de réglementations ? Et bien davantage à l’application de ces règles qu’à leur existence.

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  • Après avoir suggéré de cesser d’avoir des enfants pour sauver la planète, voici maintenant qu’un certain mouvement « environnemental » radical (juste « mental » serait possiblement suffisant pour le décrire) s’en prend maintenant aux vols aériens.

    L’idée n’est pas totalement nouvelle puisque plusieurs articles sur ce sujet datent de 2017, mais elle fait encore la manchette de nos jours, surtout depuis la montée du mouvement suédois Flygskam (flight shame ou « honte de voler »). Au plus fort de l’intérêt, on voyait passer des titres du genre : « Pour l’amour de la planète, cessez de voyager » ou « Voler est mauvais pour la planète. Vous pouvez aider à rétablir la situation » ou encore « Vous voulez sauvez l’environnement ? Des experts disent que vous devriez cesser de voyager. »

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  • Je l’ai souvent répété, l’économie madeleinienne sera toujours intrinsèquement reliée et dépendante de la pêche.

    Le tourisme demeure un superbe complément, mais cette industrie nécessite des infrastructures qui n’existeraient pas sans que des familles habitent le territoire à longueur d’année, ce que la pêche rend possible.

    De plus, en cas de disette, on peut toujours cesser de voyager, mais pas de se nourrir, ce qui rend l’économie reliée à la pêche plus fiable que celle du tourisme.

    Donc, pour les Îles, une bonne gestion des pêches s’avère cruciale à son développement. Sur ce point, nul besoin de rappeler que les frustrations, locales et nationales, sont nombreuses.

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  • À regarder les Madelinots conduire ces temps-ci, on jurerait qu’ils se pratiquent à une nouvelle discipline olympique : l’évitement des nids de poule.

    Mais la discipline se cherche. On commence d’abord par tenter de zigzaguer autour des cratères lentement, puis plus rapidement. Pas convaincant.

    Certains explorent. « Et si je passais à toute vitesse ? Peut-être que la vélocité aiderait la voiture à flotter au-dessus ? », se disent les plus novateurs. Trois amortisseurs et pneus éclatés plus tard, on abandonne l’idée.

    On revient alors à la technique de base, combinaison de vitesse réduite et de zigzags serrés. Tellement serrés d’ailleurs que, nouveauté, certains mettent leurs signaux pour indiquer quelle direction ils prendront au prochain trou. Sait-on jamais, le conducteur derrière pourrait penser qu’ils arrivent à destination.

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  • Au cœur des grands débats d’aujourd’hui, on prend conscience que, pour que l’humanité poursuive son essor, ça prendra des sommes d’énergie de plus en plus importantes, d’où l’intérêt pour de la production d’énergie efficace et la moins polluante possible.

    Dans ce contexte, on met généralement d’un côté les énergies fossiles et non renouvelables (pétrole, charbon, gaz naturel) et de l’autre, les énergies, dites vertes et renouvelables (éolien, solaire, marée motrice, géothermique…).

    Et le nucléaire dans tout ça ?

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  • Chroniques

    OGM

    par Gil Thériault 22 février 2019

    Vous avez sans doute entendu ce terme et l’avez peut-être même utilisé vous-mêmes, souvent dans la même phrase que « Monsanto », mais savez-vous bien de quoi il s’agit ?

    Beaucoup de gens ont vu « Food Inc. » (traduit au Québec par Les alimenteurs) qui a même gagné en 2010 l’Oscar pour le meilleur documentaire. Ce film insiste beaucoup sur le fait qu’un énorme pourcentage des aliments que l’on mange aujourd’hui comporte des dérivés du maïs génétiquement modifié du géant américain Monsanto et que ce dernier a pratiquement le monopole des semences. En gros, le message tourne autour de : « Le grand méchant capitaliste nous oblige à manger sa merde. » Il y a peut-être un peu de vrai là-dedans, mais ça manque certainement un peu de subtilité.

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