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Gil Thériault

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    Ces temps-ci, on nous présente généralement l’idée de la décroissance et de la simplicité volontaire comme des concepts nouveaux et révolutionnaires adoptés par une poignée d’humains plus évolués que les autres parce qu’eux, contrairement au petit peuple ignare, peuvent prévoir le futur.

    Il s’agit en fait d’idées vieilles comme le monde ou presque. Plusieurs mystiques et religions ont prôné les vertus du dépouillement et du besoin de se recentrer sur l’essentiel.

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    19 octobre 2018 Aucun commentaire
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  • Le répertoire des blagues de gars chaud est bien touffu. Comme celle du gars qui dit à l’autre de prendre le volant parce qu’il est trop saoul pour jouer de la guitare… ou bien de celui qui dit qu’il n’a pas le choix de conduire parce qu’il est trop chaud pour marcher.

    Tout le monde les trouve drôles, ces blagues. Tout le monde, sauf les victimes directes ou indirectes de ces chauffards.

    Je discutais dernièrement avec un Madelinot dans la soixantaine. Il me racontait qu’un de ses amis ayant pris un verre de trop lui avait récemment demandé de l’accompagner, ce qu’il fit avec plaisir. « Je trouvais ça super qu’il me demande mon aide, car ce n’était pas dans ses habitudes. Jusqu’à ce que je me rende compte qu’il voulait que je l’accompagne… jusqu’à sa voiture. » Ça ferait une autre bonne blague si ce n’était pas si triste.

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  • Vous avez certainement vu ça passer dans les nouvelles.

    Chaque année, un organisme sans but lucratif (OSBL) fondé en 2003 et connu sous le nom de Global Footprint Network (GFN) annonce qu’à partir de telle ou telle date, l’Humanité aura dépensé toutes les ressources que la planète peut produire dans son année et nous avertit qu’à partir de cette journée fatidique, nous grugeons dans des ressources non renouvelables. Ils appellent ça le Earth Overshoot Day ou en français, le Jour du dépassement.

    Si on comparait ça à un compte de banque, c’est un peu comme si nous pigions dans nos intérêts, mais qu’à partir de telle date, nous utilisions notre capital, et ce, sans pouvoir le remplacer. Évidemment, avec cet exemple, on comprend bien qu’à force de dilapider notre argent, on en viendra à dépenser tout l’argent qui se trouve dans ce compte qui ne produira donc plus d’intérêt du tout. La faillite, quoi.

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  • Chroniques

    À mort!

    par Gil Thériault 31 août 2018

    À la suite et (possiblement) fin des chroniques inspirées par mon séjour au chalet.

    Depuis plusieurs années, je constate à quel point nous nous sommes éloignés de la nature. Des « animaux dénaturés » écrivait Vercors. L’urbanisation y est certes pour quelque chose, mais même en campagne, on s’habitue vite au confort de la vie moderne.

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  • Depuis ma tendre enfance, chaque printemps, mon père me demandait de prendre un sac à déchets et ratisser la propriété afin de ramasser les déchets qui s’y trouvaient.

    Je me souviens que l’on pouvait facilement remplir deux pleins sacs à poubelle d’objets en tout genre : beaucoup de bouteille en verre, des paquets et filtres de cigarettes, mais également des emballages de toutes sortes. Chose impensable aujourd’hui, c’était l’époque où l’on jetait simplement sa bouteille tétine de Molson et son paquet de Craven A par la fenêtre une fois vidés de leur précieux contenu.

    Je refais systématiquement le même exercice chaque printemps et nos efforts collectifs ont sans doute payé puisque maintenant, un petit sac d’épicerie suffit à l’embarrassante récolte. Malgré toutes nos bonnes intentions, il y aura toujours d’irréductibles pollueurs et, surtout, le vent finit toujours par renverser et ouvrir une poubelle ci et là et disperser son contenu à son gré.

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  • Comme les Îles pullulent de visiteurs en ce moment, j’ai cru que ce serait un bon moment pour discuter d’un thème cher à plusieurs, tombés irrémédiablement sous le charme de la région : vivre aux Îles, ça ressemble à quoi?

    D’emblée, avertissement aux visiteurs : « Ne tombez pas dans le piège estival. Vivre ici à l’année, c’est accepter une vie en montagne russe. Énergie, mouvement, abondance et folie l’été, mais lenteur, retrait et tranquillité l’hiver. » L’esprit doit accepter ce puissant contraste.

    On pourrait argumenter qu’à la base, on se sent plus confortable dans un endroit connu et ça veut généralement dire celui où l’on est né. Par contre, je me souviens d’un copain de Québec qui me disait souvent : « C’est bizarre. La plupart de mes amis qui viennent de petits villages ruraux me disent qu’ils n’y retourneront jamais alors que les Madelinots disent presque tous vouloir y retourner plus tard, si c’est possible. » Les particularités de l’endroit semblent donc générer une expectative différente.

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  • Le fait d’être né à Havre-aux-Maisons a sans doute à voir avec mon intérêt pour les accents. On se fait rapidement taquiner lorsque, muni d’un grand nombre de parades, l’on esquive si habilement tous les « r » se trouvant sur notre route linguistique.

    Bien sûr, aux Îles, comme chaque patelin possède sa propre version de la juste prononciation, on peut défendre son honneur en mettant de l’avant les particularités des détracteurs. Après tout, démographiquement parlant, aucun groupe ne possède de significatif avantage sur l’autre.

    Ce fut une autre paire de manches lorsque je suis déménagé à Québec pour les études. Soudainement, dans cette mer d’accents passablement uniformes, les particularités de mon langage était perçues comme un défaut de langue. J’ai donc décidé d’atténuer mon accent, pas parce que j’en avais honte, mais bien parce que, surtout que j’étudiais en communication, je préférais que l’on se concentre sur le contenu de mes paroles plutôt que sur son contenant.

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  • Chroniques

    Arsenaux

    par Gil Thériault 6 juillet 2018

    Eh oui! Il y a de fortes chances pour que ce nom de famille si commun aux Îles soit le pluriel d’arsenal.

    Mais ce dont je voulais vous entretenir aujourd’hui concerne plutôt l’arsenal militaire, plus particulièrement le nucléaire.

    Récemment, on a beaucoup parlé de la rencontre entre Trump et Kim Jong-un. L’un des sujets chauds de leur discussion concernait l’armement nucléaire. Beaucoup de pays, possiblement à raison, s’inquiètent que la Corée du Nord possède l’arme nucléaire. Pourtant, les États-Unis l’ont bien, eux.

    Comme moi, vous vous êtes peut-être déjà demandé pourquoi ça semble tellement normal de désarmer l’un et pas l’autre.

    J’ai donc effectué de petites recherches et suis tombé sur l’intéressante explication de M. Hanson, un historien américain.

    Il explique que dans les années 40, 50 et jusqu’au début des années 60, il n’y avait que les pays avec la connaissance technologique, la puissance et l’argent nécessaire à ce genre d’expérience qui pouvaient se permettre le nucléaire. On pense ici à l’Angleterre, la France, l’Union soviétique et les États-Unis.

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  • À l’heure de publier cette chronique, je suis à Tokyo en train de parler du dossier des baleines franches dans le golfe du Saint-Laurent.

    Évidemment, si l’on m’invite aussi loin et à grands frais, ce n’est pas seulement pour rapporter les faits, mais bien pour analyser la situation en profondeur.

    C’est donc avec beaucoup d’attention que j’ai fouillé ce dossier au cours des dernières semaines.

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  • « Le voyage forme la jeunesse », affirme l’adage sans suggérer d’effet sur la vieillesse.

    Il faut ici distinguer entre voyage et visite. Dans le premier cas, on découvre en profondeur. Dans la deuxième, sans trop s’imprégner. C’est, selon moi, la différence entre voyageur et touriste/visiteur.

    Sans trop savoir pourquoi, ça m’a rapidement attiré d’aller voir ailleurs. Nous voyagions assez peu en famille et les opportunités de le faire en contexte scolaire étaient beaucoup plus rares à mon époque qu’elles ne le sont aujourd’hui.

    Ça explique peut-être en partie pourquoi j’ai sauté sur l’occasion d’un voyage échange avec l’Ontario en 4e secondaire. La piqûre a été forte et instantanée. Découvrir des gens qui s’expriment autrement, pensent, vivent, mangent, aiment autrement, ça me fascinait et pendant les décennies qui ont suivi, ma soif de découverte du même genre semblait insatiable.

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  • J’ai déjà lu quelque part que donner la vie (avoir un enfant) était l’acte qui nous rapprochait le plus de notre essence divine.

    Pour la plupart des gens, il s’agit tout de même d’un acte naturel, parfois planifié, parfois imprévu. Pour d’autres, c’est plus complexe.

    Ma femme et moi avons dû passer par la procréation assistée. C’est dire que si nous nous étions connus à une autre époque, nous n’aurions sans doute jamais éprouvé le bonheur d’avoir une famille à moins d’adopter. Notre cas est loin d’être unique, mais si un nombre grandissant de couples ont recours à la procréation assistée, ce domaine reste mal connu du grand public.

    Outre les étonnantes avancées médicales et scientifiques dans ce domaine, ce qui m’a le plus frappé dans toute cette aventure, ce sont les questions morales inattendues que l’on doit se poser en cours de route.

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  • Lorsque je faisais de la coopération en Afrique, l’évènement de la semaine, c’était Dallas. Tout le village se rassemblait alors pour écouter cette série télévisée sur l’unique écran disponible. Ils étaient tous fascinés par la vie de cette famille de multimilliardaires américains.

    Un jour, l’un des villageois m’a demandé : « Et toi, Abdulaye (mon nom malien), toi aussi tu as une voiture? » Pensant à ma vieille Honda Civic toute rouillée, toute rouillée, je répondais : « Ouuui. » « Aah, comme dans Dallas », de répondre Lassine. Et moi, évidemment, de me lancer dans une longue explication pour décrire l’impossible comparaison entre ma vie et celle de JR Ewing.

    Au bout de mon monologue-fleuve, il me dit simplement : « Mais tu as quand même une voiture… » J’avais compris son message : JR et moi pouvions tous deux nous rendre du point A au point B en voiture. Le genre de véhicule importe peu. Donc, s’il existe une différence entre JR et moi, ce n’est rien comparé au monde qui me sépare de l’Africain moyen.

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  • Dans cette expression péjorative, de qui parle-t-on? Du colonisateur ou du colonisé?

    À la genèse du Canada, la France et l’Angleterre ont envoyé des colons afin de coloniser leurs colonies. On peut donc dire que les colonisateurs de cette histoire sont ces deux pays européens. Les autochtones ont fait office de colonisés alors que nos ancêtres étaient les colons. Des générations de métissage plus tard, j’imagine que ça fait de nous des colons/colonisés.

    Bien qu’à plusieurs égards, l’histoire des États-Unis soit similaire à la nôtre, il semble clair que les Américains se soient solidement affranchis de leur passé puisqu’aujourd’hui, ils dictent souvent, même à leurs anciennes mères patries, quoi dire et faire.

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  • «Sauver les baleines ». Encore une expression tronquée qui ne veut strictement rien dire.

    Il est très prétentieux de penser que l’on « sauvera » quoi que ce soit. Tout au plus, nous pouvons faire de notre mieux pour atténuer nos impacts négatifs sur une espèce de baleine en particulier. On parle beaucoup ces temps-ci de la baleine noire ou franche. Les anglais la surnomment « right whale » parce que c’était la bonne baleine à chasser par sa lenteur, sa propension à nager en surface et flotter une fois morte.

    Les groupes activistes ont à nouveau réussi à tromper l’opinion publique et les politiciens pas très futés et/ou opportunistes (ce qui semble clairement constituer la majorité d’entre eux) en créant et vendant l’idée de la « super baleine ». Comment créer la super baleine? Selon le regretté professeur Arne Kalland, facile. En prenant le plus captivant de chacune des espèces et en en faisant l’attribut d’une seule. Ainsi, la super baleine est le plus grand mammifère au monde (baleine bleue), le plus grand cerveau (cachalot), possède le plus grand poids en ratio cerveau/corps (grand dauphin), chante (rorqual à bosse), opère des pouponnières (certains dauphins), est amicale (baleine grise), est menacée (baleine noire, bleue, boréale…). Aucune des 89 sortes de cétacés ne correspond à tous ces critères, mais au merveilleux monde de Disney, qu’importe.

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  • Le terme « bénévolence » réfère à la disposition à être aimable et bienveillant. Dans un contexte moderne, c’est presque péjoratif, à la limite du laisser-aller, de la trop grande tolérance.

    C’est également dans cette famille de mot que l’on retrouve le terme « bénévolat », l’exercice d’une activité sans rémunération.

    Selon les informations que j’ai pu recueillir, il y aurait une centaine d’organismes à but non lucratif aux Îles. En plus des nécessaires membres du conseil d’administration (CA), plusieurs de ces organismes s’appuient régulièrement sur le travail de plusieurs autres bénévoles pour tenir leurs évènements caritatifs.

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