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Gil Thériault

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    J’aime bien cette façon de décrire une idée par un petit récit fictif que l’on appelle allégorie. En voici une. Si vous savez de quoi je parle, tant mieux. Sinon… ben c’est raté pour moi.

    « L’Humanité est perdue dans le bois et les réserves d’eau diminuent.

    Excédée par le temps que prennent les spécialistes en plein air et leaders de l’Humanité à déterminer de quel côté on doit avancer, une jeune personne un peu anxieuse se lève et les interpelle : « Vous prenez tellement de temps à réagir que nous allons tous crever ici. Moi, je pars dans cette direction », dit-elle en pointant les buissons derrière elle.

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    4 octobre 2019 Aucun commentaire
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  • La jeune militante écologiste suédoise (je crois que c’est la façon la plus neutre de la décrire), Greta Thunberg, se rendra bientôt au Québec. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne passe pas inaperçue.

    Des gens intelligents la vénèrent et d’autres, tout aussi brillants, la critiquent véhémentement. Et je crois avoir compris, au moins en partie, pourquoi.

    Il est d’abord clair que ce n’est pas la jeune adolescente qui est visée, mais bien ce qu’elle représente. Comme Mère Teresa illustre le don de soi et la colombe, la paix, Greta représente pour beaucoup l’implication des jeunes dans la question climatique.

    Jusque-là, je dirais que ça fait à peu près l’unanimité. Sauf que Greta n’est pas une colombe. Cette dernière illustre la paix, mais sans orienter les discussions à savoir comment l’obtenir alors que la jeune Suédoise représente une vision des changements climatiques qui, contrairement à ce que certains aimeraient faire croire, ne fait pas du tout l’unanimité.

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  • À ce que l’on entend dire, il paraît que le temps d’attente à l’urgence des Îles est avantageusement comparable à celui des autres urgences de la province. Tant mieux.

    J’y ai quand même attendu huit heures dernièrement avec ma petite fille. Évidemment, il ne s’agissait pas d’une urgence nationale, mais comme on le sait bien, ici, on ne se rend pas à l’urgence que pour des urgences, mais parfois pour simplement voir un médecin qui pourra nous prescrire des médicaments d’ordonnance ou un simple test de routine.

    Il y a bien des endroits sur la planète où les médicaments et les tests sont plus faciles d’accès, mais j’imagine que c’est en bonne partie un choix de société (ou la pression du Collège des médecins) et je n’ai pas trop de problèmes avec ça.

    Le questionnement qui m’est venu en tête pendant ces longues heures d’attente (la journée complète en fait) est la suivante : n’y aurait-il pas moyen d’élaborer un système d’attente plus efficace ?

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  • Le titre ci-haut n’est pas le mien. Il s’agit plutôt de celui du dernier ouvrage de la géographe, économiste et professeure à l’Université de la Sorbonne à Paris, Sylvie Brunel. Le complément du titre : alimentation, climat, santé, progrès, écologie.

    Je l’ai découverte dernièrement alors que Stéphan Bureau, mon nouveau héros radiophonique, l’a interviewée le jeudi 8 août dans le cadre de son émission Bien entendu à Radio-Canada.

    Ce petit bijou d’entrevue dure une vingtaine de minutes et mérite chaque seconde d’attention. Impossible ici de la résumer tant elle est riche en réflexions, mais permettez-moi d’en relever quelques moments.

    L’une des interventions de Mme Brunel, qui résume peut-être le mieux son entrevue, est celle-ci : « Nous sommes aujourd’hui dans toute une instrumentalisation de l’écologie qui permet à des prophètes d’obtenir des rentes de situation et d’avoir une audience qu’ils n’auraient jamais eue s’ils n’avaient pas agité le grelot du catastrophisme. »

    Et vlan.

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  • Saviez-vous qu’un ermite du nom de Mosey a déjà habité derrière l’Île d’Entrée et y a, paraît-il, caché un trésor ? Non ? Vous n’êtes pas les seuls.

    Jarrett Quinn est né à l’Île d’Entrée et y a grandi jusqu’à l’âge de neuf ans. Ses trois premières années scolaires s’y sont donc déroulées. Son père, Craig Quinn, y opérait alors le service de navette par avion : « C’était plus facile pour mon père de se rapprocher de l’aéroport de Havre-aux-Maisons et nous avons éventuellement déménagé, mais l’Île d’Entrée reste mon chez-moi », explique-t-il.

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  • La mauvaise utilisation des mots m’agace toujours.

    Selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales, le racisme se définit par l’ensemble des théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.

    Désolé de jeter un pavé dans la mare, mais selon un nombre croissant de scientifiques, il n’existe pas différentes « races » (ou plus précisément « espèces ») humaines, mais une seule. Plusieurs biologistes remplacent d’ailleurs maintenant le terme par « ascendance continentale ». Scientifiquement parlant, un raciste serait donc une personne qui n’aime pas certaines races d’animaux. Si on n’aime pas les chiens par exemple, on est bien raciste, quoiqu’il soit plus exact de « spéciste » puisque le chien domestique est une espèce (Canis familiaris) et que le terme « race » demeure toujours très flou.

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  • Chroniques

    Perspective

    par Gil Thériault 12 juillet 2019

    L’adage populaire qui, paraît-il, vient de Henri II Estienne (1528-1598), suggère : « Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait. »

    Cet élan de sagesse n’a eu aucune difficulté à passer à la postérité puisqu’il s’avère facile à déchiffrer et accepter : plus jeune, on possède plein de vigueur, mais moins d’expérience. Plus vieux, la vie nous a apporté plein d’expériences, mais l’énergie diminue.

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  • En projet visant une autonomie alimentaire améliorée chez les insulaires, tout en respectant l’environnement, fait ses premiers pas aux Îles. Le Radar a rencontré son principal idéateur, le néomadelinot Étienne Piché.

    Récemment établi aux Îles avec un diplôme d’ingénieur minier en poche, Étienne Piché a vu sa curiosité piquée par les réunions sur l’avenir des arénas du territoire. « La municipalité disait chercher des projets novateurs pour utiliser ces énormes bâtiments, sans quoi elle devrait les démolir. Comme j’habite près de l’aréna de Havre-aux-Maisons et l’ai souvent dans la mire, je trouvais dommage de condamner une structure avec un si grand potentiel. C’est un peu comme ça que m’est venue l’idée de ce projet qui n’en est encore qu’à ses balbutiements », précise M. Piché.

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  • Les plus âgés d’entre nous se souviendront des documentaires de Cousteau et autres bijoux sur la nature de, entre autres, la British Broadcasting Corporation (BBC). Images de grande qualité, narration ultra éducative… de très belles productions de vulgarisation scientifique.

    Les choses ont bien changé.

    Les termes scientifiques du genre le loup, la louve et le louveteau font désormais place au papa loup, à la maman loup et au bébé loup. Et quand on ne les baptise pas directement : Jack, Doris et le mignon petit Milton.

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  • La plupart des gens détestent les règlements qu’on leur impose. Je suis bien placé pour les comprendre puisque j’ai moi-même une forte résistance aux règles que je n’ai pas moi-même approuvées… ce qui veut évidemment dire la presque totalité d’entre elles.

    Mais la vie en société impose pourtant le respect d’un certain cadre. Si tout le monde n’en faisait qu’à sa tête, ce serait vite le bordel. Les lois, règles et réglementations sont donc des maux nécessaires et je crois bien que la plupart des gens le comprennent bien et l’acceptent.

    D’où vient alors la frustration ressentie par une majorité de nos concitoyens quand même vis-à-vis une majorité de réglementations ? Et bien davantage à l’application de ces règles qu’à leur existence.

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  • Après avoir suggéré de cesser d’avoir des enfants pour sauver la planète, voici maintenant qu’un certain mouvement « environnemental » radical (juste « mental » serait possiblement suffisant pour le décrire) s’en prend maintenant aux vols aériens.

    L’idée n’est pas totalement nouvelle puisque plusieurs articles sur ce sujet datent de 2017, mais elle fait encore la manchette de nos jours, surtout depuis la montée du mouvement suédois Flygskam (flight shame ou « honte de voler »). Au plus fort de l’intérêt, on voyait passer des titres du genre : « Pour l’amour de la planète, cessez de voyager » ou « Voler est mauvais pour la planète. Vous pouvez aider à rétablir la situation » ou encore « Vous voulez sauvez l’environnement ? Des experts disent que vous devriez cesser de voyager. »

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  • Je l’ai souvent répété, l’économie madeleinienne sera toujours intrinsèquement reliée et dépendante de la pêche.

    Le tourisme demeure un superbe complément, mais cette industrie nécessite des infrastructures qui n’existeraient pas sans que des familles habitent le territoire à longueur d’année, ce que la pêche rend possible.

    De plus, en cas de disette, on peut toujours cesser de voyager, mais pas de se nourrir, ce qui rend l’économie reliée à la pêche plus fiable que celle du tourisme.

    Donc, pour les Îles, une bonne gestion des pêches s’avère cruciale à son développement. Sur ce point, nul besoin de rappeler que les frustrations, locales et nationales, sont nombreuses.

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  • À regarder les Madelinots conduire ces temps-ci, on jurerait qu’ils se pratiquent à une nouvelle discipline olympique : l’évitement des nids de poule.

    Mais la discipline se cherche. On commence d’abord par tenter de zigzaguer autour des cratères lentement, puis plus rapidement. Pas convaincant.

    Certains explorent. « Et si je passais à toute vitesse ? Peut-être que la vélocité aiderait la voiture à flotter au-dessus ? », se disent les plus novateurs. Trois amortisseurs et pneus éclatés plus tard, on abandonne l’idée.

    On revient alors à la technique de base, combinaison de vitesse réduite et de zigzags serrés. Tellement serrés d’ailleurs que, nouveauté, certains mettent leurs signaux pour indiquer quelle direction ils prendront au prochain trou. Sait-on jamais, le conducteur derrière pourrait penser qu’ils arrivent à destination.

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