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Gil Thériault

  • Les plus âgés d’entre nous se souviendront des documentaires de Cousteau et autres bijoux sur la nature de, entre autres, la British Broadcasting Corporation (BBC). Images de grande qualité, narration ultra éducative… de très belles productions de vulgarisation scientifique.

    Les choses ont bien changé.

    Les termes scientifiques du genre le loup, la louve et le louveteau font désormais place au papa loup, à la maman loup et au bébé loup. Et quand on ne les baptise pas directement : Jack, Doris et le mignon petit Milton.

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  • La plupart des gens détestent les règlements qu’on leur impose. Je suis bien placé pour les comprendre puisque j’ai moi-même une forte résistance aux règles que je n’ai pas moi-même approuvées… ce qui veut évidemment dire la presque totalité d’entre elles.

    Mais la vie en société impose pourtant le respect d’un certain cadre. Si tout le monde n’en faisait qu’à sa tête, ce serait vite le bordel. Les lois, règles et réglementations sont donc des maux nécessaires et je crois bien que la plupart des gens le comprennent bien et l’acceptent.

    D’où vient alors la frustration ressentie par une majorité de nos concitoyens quand même vis-à-vis une majorité de réglementations ? Et bien davantage à l’application de ces règles qu’à leur existence.

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  • Après avoir suggéré de cesser d’avoir des enfants pour sauver la planète, voici maintenant qu’un certain mouvement « environnemental » radical (juste « mental » serait possiblement suffisant pour le décrire) s’en prend maintenant aux vols aériens.

    L’idée n’est pas totalement nouvelle puisque plusieurs articles sur ce sujet datent de 2017, mais elle fait encore la manchette de nos jours, surtout depuis la montée du mouvement suédois Flygskam (flight shame ou « honte de voler »). Au plus fort de l’intérêt, on voyait passer des titres du genre : « Pour l’amour de la planète, cessez de voyager » ou « Voler est mauvais pour la planète. Vous pouvez aider à rétablir la situation » ou encore « Vous voulez sauvez l’environnement ? Des experts disent que vous devriez cesser de voyager. »

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  • Je l’ai souvent répété, l’économie madeleinienne sera toujours intrinsèquement reliée et dépendante de la pêche.

    Le tourisme demeure un superbe complément, mais cette industrie nécessite des infrastructures qui n’existeraient pas sans que des familles habitent le territoire à longueur d’année, ce que la pêche rend possible.

    De plus, en cas de disette, on peut toujours cesser de voyager, mais pas de se nourrir, ce qui rend l’économie reliée à la pêche plus fiable que celle du tourisme.

    Donc, pour les Îles, une bonne gestion des pêches s’avère cruciale à son développement. Sur ce point, nul besoin de rappeler que les frustrations, locales et nationales, sont nombreuses.

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  • À regarder les Madelinots conduire ces temps-ci, on jurerait qu’ils se pratiquent à une nouvelle discipline olympique : l’évitement des nids de poule.

    Mais la discipline se cherche. On commence d’abord par tenter de zigzaguer autour des cratères lentement, puis plus rapidement. Pas convaincant.

    Certains explorent. « Et si je passais à toute vitesse ? Peut-être que la vélocité aiderait la voiture à flotter au-dessus ? », se disent les plus novateurs. Trois amortisseurs et pneus éclatés plus tard, on abandonne l’idée.

    On revient alors à la technique de base, combinaison de vitesse réduite et de zigzags serrés. Tellement serrés d’ailleurs que, nouveauté, certains mettent leurs signaux pour indiquer quelle direction ils prendront au prochain trou. Sait-on jamais, le conducteur derrière pourrait penser qu’ils arrivent à destination.

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  • Au cœur des grands débats d’aujourd’hui, on prend conscience que, pour que l’humanité poursuive son essor, ça prendra des sommes d’énergie de plus en plus importantes, d’où l’intérêt pour de la production d’énergie efficace et la moins polluante possible.

    Dans ce contexte, on met généralement d’un côté les énergies fossiles et non renouvelables (pétrole, charbon, gaz naturel) et de l’autre, les énergies, dites vertes et renouvelables (éolien, solaire, marée motrice, géothermique…).

    Et le nucléaire dans tout ça ?

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  • Chroniques

    OGM

    par Gil Thériault 22 février 2019

    Vous avez sans doute entendu ce terme et l’avez peut-être même utilisé vous-mêmes, souvent dans la même phrase que « Monsanto », mais savez-vous bien de quoi il s’agit ?

    Beaucoup de gens ont vu « Food Inc. » (traduit au Québec par Les alimenteurs) qui a même gagné en 2010 l’Oscar pour le meilleur documentaire. Ce film insiste beaucoup sur le fait qu’un énorme pourcentage des aliments que l’on mange aujourd’hui comporte des dérivés du maïs génétiquement modifié du géant américain Monsanto et que ce dernier a pratiquement le monopole des semences. En gros, le message tourne autour de : « Le grand méchant capitaliste nous oblige à manger sa merde. » Il y a peut-être un peu de vrai là-dedans, mais ça manque certainement un peu de subtilité.

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  • Chroniques

    Infox

    par Gil Thériault 8 février 2019

    Au début des années 2000 et pour une dizaine d’années, diplômé en communication que je suis, j’ai fait du journalisme ma principale occupation professionnelle. Traitez-moi de naïf, mais j’ai toujours cru que l’accès à une information de qualité, juste et équilibrée constituait les bases d’une démocratie éclairée.

    L’avènement des blogueurs et plus précisément l’importance que leur ont conférée les médias sociaux m’a dégoûté du journalisme. Tout à coup, plus aucune distinction entre amateur et professionnel, tout le monde s’est vu traité de la même façon. La journée où l’on m’a demandé d’écrire gratuitement pour une publication en me disant : « Ça va te donner une belle visibilité », j’ai su qu’on allait dans le mur.

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  • Vous avez peut-être entendu parler de cette théorie qui veut que le battement d’aile d’un papillon au Brésil peut créer une tornade au Texas. Grosso modo, c’est dire qu’un geste insignifiant de prime abord peut éventuellement nous affecter grandement.

    Certains d’entre vous ont sans doute entendu parler du récent retrait du Japon de la Commission baleinière internationale (CBI). Comme on ne chasse pas trop la baleine au Canada (sauf un peu dans le Nord) et que le Japon est situé bien loin de nos côtes, on pourrait penser que cette décision n’a aucun impact sur nos vies.

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  • Catherine Dorion, députée de Taschereau, a beaucoup fait jaser dernièrement avec ses choix vestimentaires portés dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

    À cette occasion, on a beaucoup parlé de « décorum ». Au sens péjoratif, ce mot évoque un luxe ostentatoire, l’éclat pompeux des apparences. Il possède également le sens d’étiquette, de protocole, de formalités auxquels sont astreints les personnages officiels. En d’autres mots, on pourrait parler de « cadre ».

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  • Je le sais, vous vous dites : « Mais quel titre provocateur ! On le sait, nous, que le monde va de plus en plus mal. »

    Si on se fie à ce qu’en disent les médias sociaux et traditionnels, ça pourrait en effet donner cette impression. Mais je suis récemment tombé sur un article qui, traduction libre, titrait ainsi : 23 graphiques et cartes qui prouvent que le monde va vraiment, vraiment mieux.

    Et comme les Fêtes approchent, pourquoi ne pas mettre un peu de positif dans nos cœurs ? Je n’en ferai pas ici la liste exhaustive, mais voici quelques domaines où, globalement, l’humanité s’améliore :

    1) L’extrême pauvreté est en déclin : Sans trop entrer dans les détails, disons que la croissance économique en Chine et en Inde, ainsi que dans quelques autres pays en voie de développement ont fait chuter cet indice de 35 % en 1987 à 11 % en 2013. Pas mal, non ?

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  • Le 24 novembre dernier, la Chambre de commerce des Îles de la Madeleine (CCIM) tenait son 9e Gala des Éloizes, récompensant l’entrepreneuriat local. Animé par Kloé Jiangzhu Arseneau, l’événement bisannuel a eu lieu, comme en 2016, au Centre récréatif de Lavernière.

    Pour le directeur de la Chambre de commerce, Sony Cormier, il s’agit souvent d’une soirée haute en émotion : « Les entrepreneurs sont généralement très fiers et émus d’être reconnus par leurs pairs », souligne ce dernier.

    D’emblée, le président de la CCIM, Marius Arseneault, reconnaît qu’aux Îles, l’entreprise privée doit faire face à de nombreux défis comme la pénurie de main-d’œuvre, le transport maritime et l’Internet, mais pour lui, trois mots résument l’attitude commune des entrepreneurs madelinots : « Dynamisme, détermination et passion. »

    Dans son discours de clôture, le maire des Îles et président de la Communauté maritime, Jonathan Lapierre, insiste surtout sur la force de la relève : « Un grand pourcentage des gens dans la salle et des récipiendaires ont moins de quarante ans. Ça veut dire que les jeunes croient au potentiel économique des Îles, ce qui est un gage de succès pour l’avenir », affirme M. Lapierre.

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  • Parmi les nombreux sujets de discussion concernant les changements climatiques et les actions concrètes que nous pouvons prendre, en tant qu’humain, pour réduire les impacts négatifs que notre espèce joue sur ce phénomène global, l’un d’eux a récemment capté mon attention. Il s’agit, en fait, d’une nouvelle qui date d’un peu plus d’un an, sortie à la suite de la publication d’une étude conjointe de l’Université de la Colombie-Britannique et de l’Université de Lund en Suède, et ciblant les pays et régions développés comme le Canada, les États-Unis, la Scandinavie… Grosso modo, ça place sur une échelle graduée la valeur de certaines actions largement considérées comme proenvironnement. Par exemple, changer ses ampoules traditionnelles pour des moins énergivores donne 0,1, recycler, laver son linge à l’eau froide et sécher son linge à l’air libre, environ 0,2 alors qu’éviter un vol transatlantique score tout de même un intéressant 1,6.

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