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Michel Saint-Laurent

    sylviederaspe

    Dans le dictionnaire Larousse, on trouve la définition suivante pour l’expression « Plafond de verre : barrière sociale ou professionnelle implicite, empêchant l’ascension d’une personne, d’un groupe. » Puis, pour l’expression « crever le plafond », on ajoute ceci : dépasser la limite normale. S’il est une femme, fière Madelinienne de surcroît qui, depuis plus de trente ans, a contribué à briser ce plafond de verre et à promouvoir l’égalité hommes-femmes dans le milieu de la construction, c’est bien Sylvie Déraspe, compagnon opératrice de pelles mécaniques et formatrice agréée en santé-sécurité, engins de levage et équipements lourds. Portrait d’une battante…

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    19 octobre 2018 Aucun commentaire
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  • Aux Îles de la Madeleine, il y a des êtres qui ont à un point tel marqué la vie de la communauté qu’on s’imagine qu’ils ont été là, de tout temps. Jean-Marc Cormier est de ceux-là. Livrant aujourd’hui un vaillant combat contre la maladie, cet homme des plus attachants a eu une vie bien remplie. Ils sont rares les habitants des Îles qui ne l’ont pas connu. En effet, beaucoup de Madelinots et de Madeliniennes ont pu bénéficier de son œuvre bienveillante. Mentionnons, entre autres réalisations, ses 28 ans comme professeur de musique à la polyvalente et sa participation, majeure, en tant qu’un des instigateurs de la belle aventure du célèbre Café de La Grave. Écoutons cet homme nous raconter sa vie, de sa belle voix de baryton.

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  • Il y a plein de petits garçons qui, dans leur enfance, rêvent d’un jour devenir pilote d’avion. Nicolas Thériault était de ceux-là… et il a réalisé son rêve. Depuis six mois, ce Madelinot, né en 1983 à Havre-aux-Maisons, est commandant de bord pour Air Transat, l’une des grandes compagnies d’aviation canadienne, après avoir été, pendant six ans, copilote. Avant, il a travaillé, pendant cinq ans, chez Pascan.

    Il faut dire que, dès sa tendre enfance, Nicolas baigna dans le milieu de l’aviation. En effet, son père, Jean-Yves Thériault, fut gérant chez Québécair et puis pour Inter-Canadien, ici à l’aéroport des Îles, pendant 25 ans. Il eut une grande influence sur le choix de carrière de son fils, à qui il inculqua la passion des avions.

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  • Le dictionnaire définit la dinanderie ainsi : « Art médiéval de la production d’objets en laiton coulé, travail artistique du cuivre ou du laiton en feuille par martelage. » Quand on pénètre dans l’atelier de travail de Claude Bourque, sis à l’Étang-du-Nord, face à la mer, on est tout de suite saisi par la pléthore d’objets et de matériaux divers qui remplissent l’espace. C’est plein d’œuvres, achevées ou en voie de réalisation. Tout cela témoigne de l’activité intense qui s’y déploie. L’imaginaire créatif de cet artiste émérite suinte de toutes parts, nous laissant entrevoir un aperçu de la richesse de son inspiration.

    Né près de l’église de Lavernière, à l’Étang-du-Nord, en 1964, Claude a un frère aîné, Yves, qui vit à Québec. Son père, Nestor Bourque, aujourd’hui décédé, était garde-pêche. Sa mère, Olivine Gallant, toujours vivante, à 80 ans, était caissière à la COOP l’Unité, à Lavernière. « J’ai passé mon enfance dehors, avec mes copains, à jouer dans le bois, au football, au hockey boule et au hockey sur glace, dont j’étais un maniaque. » Après ses études primaires et secondaires aux Îles, Claude a étudié, pendant un an, au Cégep de Sainte-Foy, à Québec, en sciences pures. Il a alors pensé, brièvement, à une carrière de vétérinaire, mais il a vite plutôt opté pour les arts visuels, sa matière préférée. Il est donc allé à l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick, où il a obtenu, en 1986, un baccalauréat en arts visuels, avec une majeure en céramique et gravure. « C’était plus près des Îles et j’ai pu y étudier en français. »

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  • À 85 ans bien sonnés, Byron Clark, né à Old Harry, à Grosse-Île, reste des plus actifs, alors qu’il s’apprête à publier son huitième ouvrage, à caractère historique, relatant divers aspects et différentes époques de la vie de la communauté anglophone des Îles, principalement. « Ce travail aide à garder ma mémoire active », dit-il, tout en constituant, pour nous, un legs de la mémoire collective du passé.

    Les origines familiales de Byron sont doubles, anglaises du côté de son père et irlandaises, du côté de sa mère. L’arrivée des Clark au Canada, venus s’installer en Nouvelle-Écosse, remonte au dix-neuvième siècle. James Clark, l’arrière-arrière-grand-père de Byron, fut le premier, en 1828, à venir vivre aux Îles. Frank, le père de Byron, était menuisier, constructeur de bateaux, pêcheur de morue, marin, durant la Première Guerre mondiale et travailleur des postes, à Old Harry. La mère de Byron, Annie Bell, était d’origine irlandaise, son père étant né à Belfast, en Irlande du Nord.

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  • « L’hiver a tourné le visage, le gel a craqué sous le pont. Ça crie dehors et ça voyage, dans le chemin des trois maisons. » Extrait de la chanson Le chemin des trois maisons.

    Auteur-compositeur-interprète de chansons bien connu, également écrivain, Georges Langford a créé, depuis plus de cinquante ans, une œuvre musicale et littéraire d’une grande richesse. Dans ses chansons et ses écrits, il est souvent question de ses Îles chéries, qu’il aime passionnément et qu’il a fait connaître à l’extérieur de l’archipel. On peut certes dire de ce grand timide que c’est notre barde bien à nous.

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  • L’un aura passé quatre ans aux Îles, l’autre y a été prêtre pendant près de 20 ans. Les deux se sont connus pendant leurs études et se sont retrouvés ici. Bientôt, ils vont nous quitter afin de poursuivre leur vie et leur apostolat ailleurs. Allons à la rencontre de ces deux disciples de Jésus.

    Claude

    Claude Gosselin est né le 22 janvier 1959, à Saint-Louis-de-Pintendre, un petit village près de Lévis. Ses parents, Marcel Gosselin et Juliette Aubert, aujourd’hui décédés, étaient propriétaires d’un garage et d’un restaurent attenant. La famille de cinq enfants, quatre garçons et une fille, dont Claude est le benjamin, vivait au-dessus de ce commerce d’entreprise familiale. « Mon terrain de jeu était le garage et le restaurant. Je m’amusais à jouer avec… les clients. Cela a fait de moi un être très sociable. Encore aujourd’hui, je suis à l’aise quand il y a plein de gens autour de moi. » Claude a donc vite appris ce qu’est la notion de servir, qu’il a par la suite continué de faire dans son sacerdoce. « Le client a toujours raison », rappelle-t-il.

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  • Les plus âgés parmi nous se souviendront de ce slogan, que les travailleurs et travailleuses scandaient dans toutes les grandes manifestations qui eurent lieu au Québec, dans les années 1970, principalement. À cette époque, les grands syndicats, la CEQ, la FTQ et la CSN, dirigés respectivement par les chefs charismatiques Yvon Charbonneau, Louis Laberge et Marcel Pépin, tous de fortes têtes, confrontaient souvent le gouvernement, afin de revendiquer de meilleures conditions de travail pour leurs membres dans la fonction publique. De tout temps, les syndicats ont été très présents au Québec. Encore aujourd’hui, c’est ici qu’il y a le plus de travailleurs syndiqués en Amérique du Nord, soit plus ou moins 36,3 %. À titre de comparaison, au Canada, le taux de syndicalisation est de 27,2 % alors qu’aux États-Unis, il n’est que de 10,8 %. De 2003 à 2017, Robert Mercier, récemment retraité, a été conseiller syndical pour la CSN, ici aux Îles. À ce titre, il a œuvré afin d’améliorer les conditions de travail et de vie des quelque 1400 travailleurs d’ici affiliés à la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Retraçons le parcours d’un combattant.

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  • Aux Îles de la Madeleine, Mines Seleine, une division de K+S Sel Windsor Ltée, est un pilier de l’économie locale depuis presque quarante ans. Près de 150 personnes y travaillent à l’année, afin d’extraire du sel de déglaçage par la suite acheminé partout au Québec. Égide Leblanc, employé cadre, compte plus de 30 ans de travail au sein de cette entreprise-phare des Îles. C’est un grand passionné de la géologie des Îles, qu’il n’a de cesse d’explorer. Allons à sa rencontre!

    L’enfance

    Né à Pointe-aux-Loups, Égide est le sixième de dix enfants, sept garçons et trois filles, du couple de Jimmy Leblanc à Jean à Onésime et de Bernadette Leblanc à Jim à Constant.

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  • Depuis un certain temps, le dossier hautement important (sic), pour les sociétés canadienne et québécoise, soit la légalisation du cannabis, défraye la manchette des nouvelles, quasi tous les jours. Le gouvernement libéral de Justin Trudeau, respectant une promesse faite en campagne électorale, a fait voter la loi C-45 qui, à compter du 1er juillet prochain, concrétisera la légalisation du cannabis au Canada et, par extension, la décriminalisation entourant l’usage de cette drogue dite « douce ». On pourra donc griller un bon « joint » sans risquer de se retrouver derrière les barreaux. Pour Ottawa, comme pour Québec, il s’agit avant tout par cette nouvelle loi, nous dit-on, de protéger la santé et la sécurité publique. On veut ainsi restreindre l’accès des jeunes au cannabis, faire des campagnes de prévention, mieux contrôler le produit et diminuer l’emprise du marché illégal, soit le crime organisé. Bien sûr, via les taxes appliquées, on envisage aussi des rentrées d’argent sonnant non négligeables.

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  • Johanne Vigneau est associée, depuis les débuts, en 1979, à l’aventure du restaurant gastronomique La Table des Roy, dont la réputation va grandissante. D’abord comme employée, elle est, depuis 1986, à la barre de cette entreprise de restauration de plus en plus prisée, tant des Madelinots que des visiteurs. Depuis 2012, elle a aussi ajouté à son arc la boutique Gourmande de nature, entièrement dédiée aux plaisirs culinaires et à la gourmandise, un des sept péchés capitaux que nous nous plaisons le plus à transgresser… Allons à la rencontre d’une femme raffinée, comme sa cuisine.

    Née à Bassin, près du lac Solitaire, Johanne est la neuvième d’une famille de dix enfants, sept garçons et trois filles. Son père, Gérard Vigneau, était pêcheur et agriculteur. Selon Johanne, ce grand travailleur était un homme avant-gardiste. Il a sûrement déteint sur sa fille…

    Sa mère, Alice Leblanc, était femme au foyer. Elle a aussi travaillé, pendant plusieurs années, à la Coopérative du Gros Cap. « On ne manquait jamais de rien à la maison et tout le monde mettait la main à la pâte », se souvient Johanne. « J’ai eu une enfance heureuse, à jouer beaucoup à l’extérieur. »

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  • De toutes les contrées sur la planète, je doute qu’il y en ait une qui, jour après jour, se bidonne plus que le Québec. Au Québec, le rire est roi! Nos humoristes, par centaine, se produisent à longueur d’année, sur toutes les scènes, petites et grandes. Ils et elles ont leur propre festival, voire bientôt un deuxième. Ces professionnels du rire sont les mieux payés dans ce qu’on appelle, néolibéralisme oblige, l’industrie culturelle (sic). Je veux bien que le rire soit « le propre de l’homme », comme disait Rabelais, mais là, je pense que la dose est un peu forte!

    Il y a toutes ces émissions à la télévision telles Infoman, Info, sexe et mensonges, Ici Laflaque, PaparaGilles, Like moi, Les appendices, Deux hommes en or, SNL Québec, Piment fort, Silence on joue, Le Tricheur, Les pêcheurs, et j’en passe, sans oublier Le Bye Bye, messe récurrente du jour de l’An. D’ailleurs, le 31 au soir dernier, il n’y avait à peu près rien d’autre que de l’humour à se mettre sous la dent. Et il s’en rajoute sans cesse de nouvelles. De plus, toutes ces émissions sont, impératifs commerciaux obligent, emmaillotées de publicités toutes plus abrutissantes les unes que les autres…

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  • D’abord quelques définitions. Dans le Dictionnaire des régionalismes des Îles de la Madeleine, de Chantal Naud, au mot « bagosse », on dit ceci : « De l’espagnol bagozo, résidu des fruits qui entrent dans la fabrication de boissons alcoolisées. » Puis, à « barbocher » on lit ceci : « Barbocher ou bambocher, aller d’un lieu à un autre pour s’enivrer. » Le lien de cause à effet est évident…

    Ici aux Îles, Léonce Arseneau est passé maître dans la production artisanale de vins avec son entreprise Le Barbocheux. Apprenons à mieux connaître cet être des plus colorés, qui a du bagou comme pas deux…

    Léonce est né à Havre-aux-Maisons sur ce qui, à l’époque, s’appelait le chemin des Billots, aujourd’hui une section de la route 199. Son père, Albert à Alphonse à Cléophat Arseneau, aujourd’hui décédé, était boucher et aussi comptable et professeur. Sa mère, toujours vivante, s’appelle Anita à Christophe Poirier. Elle a 84 ans. Femme au foyer, elle a aussi travaillé à l’hôpital, en cuisine. « L’énergie que j’ai, c’est d’elle que je la tiens. »

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  • En 1937, le premier ministre québécois, Maurice Duplessis, grand démocrate (sic), avait fait voter la Loi du cadenas ou loi concernant la propagande communiste. Cette loi permettait au procureur général de fermer, pour un an, tout édifice utilisé pour faire la propagande du communisme et du bolchévisme, sans pour autant les définir. De plus, elle autorisait à confisquer et à détruire tout matériel imprimé de propagande communiste et bolchévique. Triste souvenir bien de chez nous…

    En Espagne, en ce moment, sévit une nouvelle dérive autoritaire qui, sous bien des aspects, mais en pire, ressemble à notre infâme Loi du cadenas. Là-bas, le président de la Generalitat, ou gouvernement local, dûment élu, Carles Puigdemont, le vice-président, Oriol Junqueras et tous les ministres catalans ont été destitués. Certains ont fui le pays, craignant d’être emprisonnés, entre autres, sous des accusations de sédition.

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  • À l’emploi de la CTMA depuis 37 ans, la vie de Bernard Langford est une aventure au long cours. Aujourd’hui capitaine du CTMA Vacancier, après avoir gravi tous les échelons, ce grand gaillard aime toujours passionnément son métier. Sillonnant les eaux du golfe et du fleuve Saint-Laurent, il s’assure d’amener à bon port tous les passagers, de plus en plus nombreux, et les marchandises qui montent à bord du bateau dont il a le commandement. Homme de mer, il est tout autant attaché à sa terre, ici aux Îles, avec la ferme d’animaux de boucherie Langford & Fils qui est sienne. Apprenons à mieux connaître cet homme des plus sympathiques.

    Bernard est né à la Petite Baie, à Havre-aux-Maisons. Il y habite encore, à côté de ses parents, toujours vivants. Il est le deuxième de cinq enfants, trois garçons et deux filles. Tous et toutes habitent aux Îles. Bernard est le descendant d’une famille de pêcheurs, de charpentiers et de constructeurs de bateaux de pêche. Son père, Léonce à Félix à Dan, aujourd’hui âgé de 80 ans, était à la fois pêcheur, opérateur de machinerie lourde et agriculteur. Sa mère, Ghislaine Lafrance à Théofred à Jos, était femme au foyer. Plus tard, elle travailla à l’extérieur de la maison. Elle a 79 ans. « Chez nous, nous avons commencé à travailler très jeunes sur la ferme, avec les poules, vaches, veaux, cochons, moutons, cheval. Nous avions aussi un grand jardin. Avec mes frères et sœurs, nous faisions la récolte des foins, la semence, la récolte des patates et les soins aux animaux. C’était une ferme familiale, comme il y en avait plein dans le temps, qui nous assurait une autosuffisance alimentaire. »

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