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Michel Saint-Laurent

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    Si vous pouvez lire ce qui suit, vous avez de la chance. En effet, cela veut dire que vous faites partie de la minorité de Québécois et Québécoises, à peine 47 %, qui ont un niveau de compétence élevé en littératie, pourcentage selon la dernière enquête internationale, datant de 2011-2012. C’est donc dire que 53 % de la population québécoise éprouve des difficultés à lire et à utiliser l’écrit, à divers degrés. À titre de comparaison, 99,91 % des Cubains savent lire et écrire. Aussi, plusieurs pays de l’ex-URSS, Union des républiques socialistes soviétiques, dont la Géorgie, la Lettonie, la Biélorussie, la Hongrie et la Russie, ont également des taux d’alphabétisation dans les 90 %.

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    6 octobre 2017 Aucun commentaire
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  • Les racines de Louis Vigneau aux Îles ne datent pas d’hier. En effet, cet homme, récemment retraité du ministère des Transports (MTQ), après 33 ans de service, revendique une lignée d’ancêtres très anciens présents ici. Tant du côté de sa mère, Yvonne Chiasson, que de son père, François Vigneau, l’arrivée aux Îles de ces deux familles remonte au 18e siècle. Les Chiasson sont arrivés ici vers 1765 alors que les Vigneau-Bourgeois faisaient partie du premier contingent de 250 familles arrivées aux Îles, de Miquelon, en 1792. Le père de Louis, François, était menuisier alors que sa mère, Yvonne, était femme au foyer. Elle trouvait quand même le temps, à l’occasion, de travailler à l’usine de transformation du poisson. Ils ont eu neuf enfants, six filles et trois garçons. En tant que cadet de la famille, inutile de dire qu’il a eu une enfance heureuse. « Nous étions trois familles Vigneau qui vivions l’une à côté de l’autre, à Portage du Cap, à Havre-Aubert.

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  • Je vous préviens tout de suite, le texte qui suit n’est pas de tout repos, mais l’heure est grave…

    Le 6 janvier 1912, le météorologue allemand Alfred Wegener mettait de l’avant l’idée que les continents actuels étaient, il y a des centaines de millions d’années, reliés en un bloc unique qui s’est ensuite fragmenté. C’était la théorie de la dérive des continents… géophysique, un fait aujourd’hui avéré. Or, nous faisons maintenant face à une dérive des continents nouveau genre, morale, éthique et politique, celle-là. En effet, il n’y a à peu près aucune journée qui passe sans que quelque pays, région ou ville dans le monde ne soit en proie à des manifestations de violence de toutes sortes, violences tant humaines que naturelles, climatiques. Les passions sont déchaînées, chacun défend sa cause, son clocher, ses intérêts. Au diable l’entraide, le partage. C’est au plus fort la poche… et advienne que pourra ! Les cieux se déchaînent également, produisant ouragans, tornades et pluies torrentielles. Le climat est sens dessus dessous. Il semblerait que la dérive sévisse partout.

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  • Dans le Dictionnaire des régionalismes des Îles de la Madeleine de Chantal Naud, sous la rubrique « Banax », on apprend que c’est là le blason populaire accolé aux habitants de la paroisse de Fatima. « Les gens du Barachois… nous autres, on les appelait les Banax », peut-on y lire. C’est là qu’est né Louis-Henri à William à Henri Deraspe, véritable boute-en-train, celui dont on dit qu’il gesticule plus vite que son ombre, jovial et volubile à souhait. Depuis près de quarante ans, ce « gars aux mille idées » travaille à embellir les jardins et terrains de nombreux Madelinots. Aujourd’hui paysagiste, Louis-Henri a aussi, auparavant, œuvré en travail social pendant une vingtaine d’années. Survol d’une vie bien remplie d’un homme des plus attachants.

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  • Après avoir fait état des efforts, la plupart du temps insuffisants, de courte vue, des gouvernements et de la grande industrie pour s’attaquer aux problèmes liés aux dérèglements climatiques, l’on peut regarder les initiatives prises par différentes villes et municipalités, ici et ailleurs, afin d’œuvrer à améliorer notre environnement. C’est que ce palier est le plus proche des citoyens et que c’est à ce niveau que des initiatives, prises en tenant compte de l’avis de tout un chacun, peuvent avoir un véritable impact. Mais avant, parlons philosophie.

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  • Dans nos sociétés modernes, la profession de médecin revêt une certaine aura. Ces hommes et femmes qui nous soignent sont des êtres sur qui nous nous appuyons pour nous maintenir en bonne santé ou pour la retrouver, en cas de maladie. Ils ont, parfois, littéralement notre vie entre leurs mains. Ici aux Îles, le docteur Lester Duguay, médecin spécialiste qui vient de prendre une retraite bien méritée, a servi la population madelinienne pendant plus de 30 ans. Il n’y a pas une famille d’ici qui ne l’ait connu. Cet homme affable, d’une grande sensibilité, a eu un parcours professionnel exceptionnel. Retour sur une vie dévouée au bien-être des gens.

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  • Depuis un certain nombre d’années, les événements de dérèglement climatique catastrophiques sur la planète Terre se succèdent. Ouragans de plus en plus puissants, pensons à Katrina, aux États-Unis en 2005, pluies torrentielles, au Sri Lanka récemment, suivies d’inondations et d’écoulement de terrains, sécheresses récurrentes, en Afrique principalement, ne sont que quelques exemples d’un climat planétaire qui semble avoir perdu la boussole.

    Ici au Canada, les feux de forêt infernaux à Fort McMurray, l’été dernier, en Alberta, et les récentes inondations dans le sud du Québec, toujours actives dans certains lieux, sont des preuves on ne peut plus probantes que le réchauffement climatique n’est pas une vue de l’esprit, n’en déplaise aux climatosceptiques qui sévissent encore.

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  • Tout au long de notre rencontre, Carole Leblanc n’a de cesse de dire à quel point les Îles de la Madeleine sont belles et qu’il faut préserver cette beauté. Et quand elle parle du travail de sensibilisation à l’environnement qu’elle fait, depuis une vingtaine d’années, auprès des jeunes gens d’ici, à l’organisme Attention FragÎles, ses yeux s’illuminent. Une vraie passionnée!

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  • L’actualité foisonnante a, de nos jours, la fâcheuse habitude de nous révéler l’existence de guerres, dans certaines parties du monde, la plupart du temps fort éloignées de nous, puis, après quelques comptes-rendus, de passer à autre chose, de les oublier. L’information « sensationnaliste » a bien besoin de nous titiller les sens avec ces histoires d’horreur, mais après ces mises en scène initiales, morbides à souhait, on revient à nous entretenir de nos petits faits divers locaux, de nos magouilles politiciennes nauséabondes. Un journaliste de Radio-Canada a même affirmé, récemment, que la mémoire collective n’est à peine que de six mois.

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  • Toute menue soit-elle, cette femme dégage une énergie contagieuse. Née à Semarang, à Java, l’une des 17 000 îles qui forment l’Indonésie, Yuli Purwiyanti est l’aînée de cinq enfants, trois garçons et deux filles. Son père, Witono, était fonctionnaire aux finances, à Semarang. Il est retraité aujourd’hui. Sa mère, Suyatmi, était femme au foyer. Elle vit toujours. Tous les autres membres de sa famille sont en Indonésie, à l’exception d’un frère, qui vit en Malaisie. Parlons tout de suite d’une particularité culturelle assez inusitée.

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  • Le matin du 14 juillet 1789, le peuple français prit d’assaut les Invalides, pour y prendre des armes. Puis, le même jour, la Bastille, entrepôt de munitions, fut investie. La raison de ce soulèvement populaire était la volonté du roi Louis XVI de faire entériner des réformes fiscales impopulaires. On raconte qu’à son lever, le 15 juillet, le roi aurait demandé : « C’est une révolte? » Le duc de La Rochefoucault lui aurait alors répondu : « Non, Sire. C’est une révolution. »

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  • Il y a des gens chez qui le mot « ennui » n’existe pas. Leur désir d’apprendre, leur soif de connaissances font en sorte que ces êtres n’ont de cesse d’avancer dans la vie. Lauréat Castonguay est de ceux-là. Né à Esprit-Saint, une petite municipalité dans le comté de Rimouski, sa famille a déménagé à Sainte-Luce-sur-Mer, près de Rimouski. « J’ai grandi entre la mer, l’école, l’église, le cimetière, le presbytère et les religieuses », se plaît à dire Lauréat. Cet homme des plus affables est l’aîné de dix enfants, six filles et quatre garçons. Sa mère, Rollande Racine, vous vous en doutez bien, était femme au foyer. Son père, Rodrigue Castonguay, était marin-mécanicien et travailla principalement sur des bateaux pétroliers sillonnant les Grands Lacs.

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  • « Radicalisez-vous! »

    – Alain Deneault

    C’est dans son dernier ouvrage, Politiques de l’extrême centre, publié chez Lux que, par ces paroles, ce philosophe et essayiste québécois tente de secouer une certaine torpeur qui sévit au Québec aujourd’hui. Personne ne peut qualifier Alain Deneault de dangereux terroriste. Or, dans un monde en proie à toutes sortes d’idéologies, de courants de pensée, de sectarismes, de théories diverses, il est bon de savoir de quoi l’on parle et de bien connaître la définition des mots, des termes que nous utilisons, parfois sans réfléchir. Sinon, il me semble que les dérives de sens, les divagations sont faciles et qu’une juste appréciation des choses devient alors impossible. Se crée alors de la confusion dans les esprits, chacun accolant sa propre définition aux mots, le tout afin de servir une cause. Prenons, par exemple, deux mots bien à la mode de nos jours : « radicalisme et intégrisme ». Ces deux mots sont utilisés à toutes les sauces et les disparités de sens, les interprétations qu’on leur attribue font en sorte, le plus souvent, de créer davantage de confusion que d’éclairer les débats. Un peu plus de rigueur intellectuelle serait fort appréciée.

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  • Il y a des gens dont la modestie n’a d’égale que la grandeur du bien qu’ils font autour d’eux. Ils aident les autres, sans crâner, sans le crier sur tous les toits, en toute modestie. Raoul Bourque est de cette lignée. La liste des spectacles qu’il a organisés et l’aide qu’il a apportée aux gens dans le besoin, bénévolement, au fil des ans, est des plus impressionnantes. Soutenir des causes, mettre un baume sur des plaies, tel est le leitmotiv qui guide les actions de Raoul Bourque. Mais n’allez surtout pas trop en parler, car cet homme, un tantinet timide, en rougira… Il mérite néanmoins toute notre reconnaissance.

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  • Paraphrasant le titre de l’œuvre de l’écrivain tchèque Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, j’aimerais jeter un œil un tantinet critique sur l’état de l’information dans notre société. Il est admis qu’en démocratie, l’information revêt un caractère primordial afin d’éclairer les citoyens et leur permettre de faire des choix judicieux quant à la gouverne de leurs affaires. Un individu bien informé sera en mesure, pense-t-on, de mieux évaluer ceux et celles qui le gouvernent, à tous les échelons de gouvernance. Il pourra rendre redevables de leurs actes les soi-disant élites, quelles qu’elles soient. Cependant, pour ce faire, le citoyen doit être bien informé. Qu’en est-il donc de la qualité de l’information, ici au Québec?

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