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Michel Saint-Laurent

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    En 1937, le premier ministre québécois, Maurice Duplessis, grand démocrate (sic), avait fait voter la Loi du cadenas ou loi concernant la propagande communiste. Cette loi permettait au procureur général de fermer, pour un an, tout édifice utilisé pour faire la propagande du communisme et du bolchévisme, sans pour autant les définir. De plus, elle autorisait à confisquer et à détruire tout matériel imprimé de propagande communiste et bolchévique. Triste souvenir bien de chez nous…

    En Espagne, en ce moment, sévit une nouvelle dérive autoritaire qui, sous bien des aspects, mais en pire, ressemble à notre infâme Loi du cadenas. Là-bas, le président de la Generalitat, ou gouvernement local, dûment élu, Carles Puigdemont, le vice-président, Oriol Junqueras et tous les ministres catalans ont été destitués. Certains ont fui le pays, craignant d’être emprisonnés, entre autres, sous des accusations de sédition.

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    1 décembre 2017 Aucun commentaire
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  • À l’emploi de la CTMA depuis 37 ans, la vie de Bernard Langford est une aventure au long cours. Aujourd’hui capitaine du CTMA Vacancier, après avoir gravi tous les échelons, ce grand gaillard aime toujours passionnément son métier. Sillonnant les eaux du golfe et du fleuve Saint-Laurent, il s’assure d’amener à bon port tous les passagers, de plus en plus nombreux, et les marchandises qui montent à bord du bateau dont il a le commandement. Homme de mer, il est tout autant attaché à sa terre, ici aux Îles, avec la ferme d’animaux de boucherie Langford & Fils qui est sienne. Apprenons à mieux connaître cet homme des plus sympathiques.

    Bernard est né à la Petite Baie, à Havre-aux-Maisons. Il y habite encore, à côté de ses parents, toujours vivants. Il est le deuxième de cinq enfants, trois garçons et deux filles. Tous et toutes habitent aux Îles. Bernard est le descendant d’une famille de pêcheurs, de charpentiers et de constructeurs de bateaux de pêche. Son père, Léonce à Félix à Dan, aujourd’hui âgé de 80 ans, était à la fois pêcheur, opérateur de machinerie lourde et agriculteur. Sa mère, Ghislaine Lafrance à Théofred à Jos, était femme au foyer. Plus tard, elle travailla à l’extérieur de la maison. Elle a 79 ans. « Chez nous, nous avons commencé à travailler très jeunes sur la ferme, avec les poules, vaches, veaux, cochons, moutons, cheval. Nous avions aussi un grand jardin. Avec mes frères et sœurs, nous faisions la récolte des foins, la semence, la récolte des patates et les soins aux animaux. C’était une ferme familiale, comme il y en avait plein dans le temps, qui nous assurait une autosuffisance alimentaire. »

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  • Line Danis, celle que les Madelinots avaient affectueusement qualifiée de « La voix des Îles à Radio-Canada », a récemment pris sa retraite. La nature de son travail ici, au service de la communauté, pendant plus de 26 ans, fait en sorte qu’une rencontre avec cette femme, des plus volubiles, ne peut qu’être intéressante. Femme passionnée, ultrasensible, elle en a couvert des événements, petits et grands, parfois dramatiques, tristes à souhait et, à d’autres occasions, plus joyeux. Voici le survol d’une carrière journalistique bien remplie…

    Née à Thurso, petite ville de l’Outaouais québécois qui vit naître l’illustre joueur de hockey Guy Lafleur, Line est la deuxième de trois enfants du couple formé par Maurice Danis et Cécile Raymond, tous deux natifs de Brownsburg. Elle a un frère aîné, Michel, et une sœur cadette, Louise. Son père a été, pendant toute sa carrière professionnelle, gérant de succursales pour la Banque Provinciale, qui devint la Banque Nationale. À Thurso, la famille habitait carrément au-dessus de la banque. Sa mère était femme au foyer, mais c’est elle qui descendait, souvent accompagnée de sa fille Line, faire le ménage de la banque.

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  • Dans nos sociétés hyper industrialisées, nous faisons face à diverses pollutions qui, à n’en pas douter, ont des effets sur notre santé ainsi que sur notre environnement. Des rapports récents affirment même que plus de neuf millions de décès par année sont liés à la pollution. C’est trois fois plus de morts que le SIDA, la tuberculose et la malaria réunis. Les types de pollution les plus connus et documentés sont ceux de l’air et de l’eau. Dans plusieurs villes, petites et grandes, la piètre qualité de l’air est telle que souvent, les gens se promènent avec un masque sur la bouche afin de ne pas respirer l’air ambiant. C’est particulièrement vrai dans les grandes mégapoles que sont Beijing, en Chine, Tokyo, au Japon, et la ville de Mexico, capitale du Mexique. Souvent aussi, ces cités sont nimbées d’un épais brouillard, un smog pesant, mais qui n’est pas causé par la nature, celui-là. Peu de cieux bleus dans ces contrées.

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  • À l’âge de seulement 25 ans, Helena Burke est devenue, en janvier 2007, directrice du Conseil des anglophones madelinots (CAMI), un poste névralgique pour la petite communauté anglophone des Îles. Native de Grosse-Île, cette jeune femme dégage une énergie… tranquille, un calme à toute épreuve. Intimement impliquée dans sa communauté, elle œuvre à créer des ponts avec les Madelinots francophones. Mais avant de retracer son parcours, un peu d’histoire.

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  • Si vous pouvez lire ce qui suit, vous avez de la chance. En effet, cela veut dire que vous faites partie de la minorité de Québécois et Québécoises, à peine 47 %, qui ont un niveau de compétence élevé en littératie, pourcentage selon la dernière enquête internationale, datant de 2011-2012. C’est donc dire que 53 % de la population québécoise éprouve des difficultés à lire et à utiliser l’écrit, à divers degrés. À titre de comparaison, 99,91 % des Cubains savent lire et écrire. Aussi, plusieurs pays de l’ex-URSS, Union des républiques socialistes soviétiques, dont la Géorgie, la Lettonie, la Biélorussie, la Hongrie et la Russie, ont également des taux d’alphabétisation dans les 90 %.

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  • Les racines de Louis Vigneau aux Îles ne datent pas d’hier. En effet, cet homme, récemment retraité du ministère des Transports (MTQ), après 33 ans de service, revendique une lignée d’ancêtres très anciens présents ici. Tant du côté de sa mère, Yvonne Chiasson, que de son père, François Vigneau, l’arrivée aux Îles de ces deux familles remonte au 18e siècle. Les Chiasson sont arrivés ici vers 1765 alors que les Vigneau-Bourgeois faisaient partie du premier contingent de 250 familles arrivées aux Îles, de Miquelon, en 1792. Le père de Louis, François, était menuisier alors que sa mère, Yvonne, était femme au foyer. Elle trouvait quand même le temps, à l’occasion, de travailler à l’usine de transformation du poisson. Ils ont eu neuf enfants, six filles et trois garçons. En tant que cadet de la famille, inutile de dire qu’il a eu une enfance heureuse. « Nous étions trois familles Vigneau qui vivions l’une à côté de l’autre, à Portage du Cap, à Havre-Aubert.

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  • Je vous préviens tout de suite, le texte qui suit n’est pas de tout repos, mais l’heure est grave…

    Le 6 janvier 1912, le météorologue allemand Alfred Wegener mettait de l’avant l’idée que les continents actuels étaient, il y a des centaines de millions d’années, reliés en un bloc unique qui s’est ensuite fragmenté. C’était la théorie de la dérive des continents… géophysique, un fait aujourd’hui avéré. Or, nous faisons maintenant face à une dérive des continents nouveau genre, morale, éthique et politique, celle-là. En effet, il n’y a à peu près aucune journée qui passe sans que quelque pays, région ou ville dans le monde ne soit en proie à des manifestations de violence de toutes sortes, violences tant humaines que naturelles, climatiques. Les passions sont déchaînées, chacun défend sa cause, son clocher, ses intérêts. Au diable l’entraide, le partage. C’est au plus fort la poche… et advienne que pourra ! Les cieux se déchaînent également, produisant ouragans, tornades et pluies torrentielles. Le climat est sens dessus dessous. Il semblerait que la dérive sévisse partout.

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  • Dans le Dictionnaire des régionalismes des Îles de la Madeleine de Chantal Naud, sous la rubrique « Banax », on apprend que c’est là le blason populaire accolé aux habitants de la paroisse de Fatima. « Les gens du Barachois… nous autres, on les appelait les Banax », peut-on y lire. C’est là qu’est né Louis-Henri à William à Henri Deraspe, véritable boute-en-train, celui dont on dit qu’il gesticule plus vite que son ombre, jovial et volubile à souhait. Depuis près de quarante ans, ce « gars aux mille idées » travaille à embellir les jardins et terrains de nombreux Madelinots. Aujourd’hui paysagiste, Louis-Henri a aussi, auparavant, œuvré en travail social pendant une vingtaine d’années. Survol d’une vie bien remplie d’un homme des plus attachants.

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  • Après avoir fait état des efforts, la plupart du temps insuffisants, de courte vue, des gouvernements et de la grande industrie pour s’attaquer aux problèmes liés aux dérèglements climatiques, l’on peut regarder les initiatives prises par différentes villes et municipalités, ici et ailleurs, afin d’œuvrer à améliorer notre environnement. C’est que ce palier est le plus proche des citoyens et que c’est à ce niveau que des initiatives, prises en tenant compte de l’avis de tout un chacun, peuvent avoir un véritable impact. Mais avant, parlons philosophie.

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  • Dans nos sociétés modernes, la profession de médecin revêt une certaine aura. Ces hommes et femmes qui nous soignent sont des êtres sur qui nous nous appuyons pour nous maintenir en bonne santé ou pour la retrouver, en cas de maladie. Ils ont, parfois, littéralement notre vie entre leurs mains. Ici aux Îles, le docteur Lester Duguay, médecin spécialiste qui vient de prendre une retraite bien méritée, a servi la population madelinienne pendant plus de 30 ans. Il n’y a pas une famille d’ici qui ne l’ait connu. Cet homme affable, d’une grande sensibilité, a eu un parcours professionnel exceptionnel. Retour sur une vie dévouée au bien-être des gens.

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  • Depuis un certain nombre d’années, les événements de dérèglement climatique catastrophiques sur la planète Terre se succèdent. Ouragans de plus en plus puissants, pensons à Katrina, aux États-Unis en 2005, pluies torrentielles, au Sri Lanka récemment, suivies d’inondations et d’écoulement de terrains, sécheresses récurrentes, en Afrique principalement, ne sont que quelques exemples d’un climat planétaire qui semble avoir perdu la boussole.

    Ici au Canada, les feux de forêt infernaux à Fort McMurray, l’été dernier, en Alberta, et les récentes inondations dans le sud du Québec, toujours actives dans certains lieux, sont des preuves on ne peut plus probantes que le réchauffement climatique n’est pas une vue de l’esprit, n’en déplaise aux climatosceptiques qui sévissent encore.

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  • Tout au long de notre rencontre, Carole Leblanc n’a de cesse de dire à quel point les Îles de la Madeleine sont belles et qu’il faut préserver cette beauté. Et quand elle parle du travail de sensibilisation à l’environnement qu’elle fait, depuis une vingtaine d’années, auprès des jeunes gens d’ici, à l’organisme Attention FragÎles, ses yeux s’illuminent. Une vraie passionnée!

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  • L’actualité foisonnante a, de nos jours, la fâcheuse habitude de nous révéler l’existence de guerres, dans certaines parties du monde, la plupart du temps fort éloignées de nous, puis, après quelques comptes-rendus, de passer à autre chose, de les oublier. L’information « sensationnaliste » a bien besoin de nous titiller les sens avec ces histoires d’horreur, mais après ces mises en scène initiales, morbides à souhait, on revient à nous entretenir de nos petits faits divers locaux, de nos magouilles politiciennes nauséabondes. Un journaliste de Radio-Canada a même affirmé, récemment, que la mémoire collective n’est à peine que de six mois.

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  • Toute menue soit-elle, cette femme dégage une énergie contagieuse. Née à Semarang, à Java, l’une des 17 000 îles qui forment l’Indonésie, Yuli Purwiyanti est l’aînée de cinq enfants, trois garçons et deux filles. Son père, Witono, était fonctionnaire aux finances, à Semarang. Il est retraité aujourd’hui. Sa mère, Suyatmi, était femme au foyer. Elle vit toujours. Tous les autres membres de sa famille sont en Indonésie, à l’exception d’un frère, qui vit en Malaisie. Parlons tout de suite d’une particularité culturelle assez inusitée.

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