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    Dans le cadre de sa série Ateliers énergisants, l’AMSÉE (Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale) tenait une Excursion solaire le samedi 31 août dernier. Il s’agissait d’une visite de trois maisons productrices d’énergie solaire à laquelle auront participé une quinzaine de personnes.

    L’un des objectifs était de mieux comprendre la différence entre autoproduction et autonomie, favoriser les échanges d’information entre participants et autoproducteurs, tout en ayant bon espoir de stimuler de nouveaux projets solaires sur l’archipel, de mentionner Camille Heidelberger, directrice locale de l’AVÉQ et chargée de projet pour l’AMSÉE. L’activité était réalisée notamment grâce au soutien de plusieurs partenaires et les déplacements entre Havre-aux-Maisons et Havre-Aubert étaient assurés par des membres de l’AVÉQ (Association des véhicules électriques du Québec). Les participants avaient également l’opportunité de tester différentes voitures électriques disponibles.

    Nouveauté solaire au chemin des Marais

    L’une des constructions madeliniennes les plus récentes dans la famille des autoproducteurs d’énergie en réseau autonome s’est vu installer ses panneaux à l’automne 2018 et entrer en fonction depuis le 29 avril dernier. 

    L’onduleur convertit l’électricité des 28 panneaux solaires, qui alimentent la maisonnée en deux circuits de 420 volts chacun. Aucune batterie n’est admissible puisque les propriétaires ont adhéré au programme de mesurage net d’Hydro-Québec. Le programme permet d’injecter les surplus d’électricité dans le réseau d’HydroQuébec et d’obtenir en échange des crédits sous forme de kilowattheures (kWh), qui seront soustraits à la facture. À l’inverse, si la production ne suffit pas à répondre aux besoins, le client peut s’alimenter énergétiquement à partir du réseau d’HydroQuébec.

    La maison en copropriété est une des plus grandes productrices d’énergie renouvelable des Îles de la Madeleine, informe-t-on, installée avec les connaissances en ingénierie d’un des copropriétaires, John Arsenault, et des entrepreneurs locaux spécialisés en énergie solaire et électricité. La production anticipée est d’environ 10 000 kWh par an, et la maison, qui est non habitée durant les mois les plus froids, consomme entre 17 000 kWh et 20 000 kWh par an ; l’on s’attend donc à effacer presque la totalité de la facture en électricité puisqu’ils produiront la moitié de leurs besoins. Il y a également un chauffage d’appoint de granules de bois.

    « Je voulais qu’ils donnent plus que (le crédit de) 0,17 $ : ça leur coûte 0,33 $ pour faire de l’électricité aux Îles et 0,21 $ ou 0,22 $ juste en pétrole. Mais ils ont offert le 0,17 $ et je me suis vite mis sur le chiffrier et j’ai vu que ça allait sans doute pouvoir se payer dans un temps raisonnable et que l’opportunité était intéressante ici. J’ai commencé les démarches pour trouver les fournisseurs. » Il a, au départ, été aiguillé par l’AMSÉE. 

    Mentionnons que les résidents autoproducteurs de l’Île d’Entrée reçoivent 0,33 $ et ceux du continent en reçoivent 0,08 $.

    Il lui en coûtait de 1 700 $ à 2 000 $ par an d’électricité et il lui en coûtera maintenant environ 250 $ (incluant le coût minimum de 150 $ en frais d’accès au réseau). L’on fait valoir que la facture varie selon la consommation de chacun. Quant à eux, les panneaux, équipement et frais d’installation ont coûté approximativement 17 000 $. 

    Complète autonomie

    Le Domaine des Salanges, le vignoble et la maison familiale situés à Bassin, est devenu autonome surtout par nécessité : faire affaire avec Hydro impliquait des investissements calculés à environ 100 000 $. Ayant commencé minimalement avec 2 panneaux solaires, s’ajoute maintenant à l’option depuis bonifiée (et que l’on prévoit bonifier encore), le modèle éolien, qui permettra l’alimentation de 1 500 kWh de plus, un système qui a fait ses preuves par rafales et grands vents. D’autres éoliennes ont été testées sur le site, mais n’ont pas pu résister aux aléas de la météo. Huit grosses batteries emmagasinent l’énergie ; or, le propriétaire, Laurence-Olivier Brossard, prévoit installer le double, idéalement, puisque les besoins sont grandissants. Rappelons qu’il est également autonome en matière de communication alors que la journée même de la tempête du 29 novembre dernier, branché par satellite, a fait de lui l’un des seuls à ne pas être « coupé du monde ». Quelques équipements sont au propane dont le réfrigérateur, les lumières au DEL. Pour lui, l’utilisation de l’énergie, c’est aussi une gestion de la vie quotidienne. Puisqu’il est autonome, l’entretien et l’attention aux équipements et à la consommation sont une sphère qu’il faut absolument calculer alors que l’option « Hydro-Québec d’appoint », comme avec les clients au mesurage net, n’est pas possible. 

    Bien que le choix de l’autonomie en soit un plutôt nécessaire, les participants mentionnaient qu’un label « vin produit grâce à des énergies 100 % renouvelables » pourrait devenir une belle promotion. « Ça peut être un attrait, mais ce n’était pas l’ambition, c’était juste d’être capable de vivre ici », d’expliquer humblement M. Brossard. Notons qu’il a été éligible à une subvention de Développement économique Canada pour l’installation d’équipements d’énergies renouvelables dans son entreprise.

    Maison « vedette »

    Propriété de la chargée de projet Camille Heidelberger et de son amoureux, médiatisée depuis 2017 avec le branchement au solaire en septembre de cette année-là et son adhésion au mesurage net, Mme Heidelberger modère les trop ambitieux. « C’est une nouvelle technologie, il y en a partout dans le monde et il y en a qui en veulent parce qu’ils veulent être à la mode. Ceux qui aiment les gadgets, la technologie, mais que je leur demande pourquoi ou comment ils font pour en arriver jusque là, souvent ils manquent beaucoup de renseignements et d’éléments. Avant de considérer un projet d’énergie renouvelable, il faut rappeler que la meilleure énergie, c’est celle que l’on ne consomme pas. La solution la plus efficace, c’est quand même de réduire. » L’acquisition d’une voiture électrique fait également partie des solutions plus accessibles pour tous, indique-t-elle, alors que tout un chacun a à se déplacer et fera déjà une différence concrète sur son empreinte écologique.

    De la vieille maison construite avec annexes sur l’ancienne galerie, mal ou non isolée, avec chauffage électrique dans des recoins impossibles, il n’en reste pas grand-chose, ou sinon, le meilleur. Les rénovations sont maintenant terminées. Avec conscience environnementale, les travaux ont été faits en recyclant le plus possible et en préservant le bon : les vieilles fenêtres ont permis de construire la serre, le solarium a été construit d’épinettes de la Montagne, sciées au moulin local, il y a eu récupération de bois de quai et des visites fréquentes à la Matériauthèque et au centre de récupération Réutîles.

    L’adhésion au solaire a été motivée par le déménagement aux Îles, un lieu de plein air pour le couple qui ne voulait pas pour autant augmenter son empreinte carbone, sachant qu’allumer une ampoule dans l’archipel équivaut à en allumer 336 sur le continent, calcule-t-elle. 

    En se basant sur l’espace disponible, le budget disponible et une idée de leur consommation, ils ont choisi l’installation de 14 panneaux solaires photovoltaïques de 265 watts. « Malheureusement, je n’ai pas deux ans de données parce que les premiers mois, le système n’était pas paramétré et ça ne vient pas avec quelqu’un qui va t’expliquer comment ça fonctionne. » Un logiciel de calcul vient avec l’onduleur qui peut donner la consommation en temps réel, notamment. Un panneau (le 15e) est autonome et emmagasine l’énergie dans des batteries, qui viendront aider en cas de panne et pourront être utilisées pour repartir le chauffage au mazout. La production annuelle de la maison, pour 2018, est de 3 400 kWh. Le chauffage demeure au mazout, mais l’électricité au solaire, pour une consommation équivalant à 800 $ par an et une économie de 400 $. Donc, la facture est coupée de moitié. L’investissement de 10 000 $ a été légèrement soulagé d’un crédit d’impôt du programme RénoVert qui n’est cependant plus disponible depuis mai dernier.

    Imprécisions solaires…

    Pour Mme Heidelberger, il y aura assurément un dossier à aller défendre pour les autoproducteurs afin de s’assurer qu’au même titre que les autres producteurs d’énergie, comme les éoliennes installées dans la Dune-du-Nord (protégée par un contrat de 20 ans) qu’il y aura garantie ou clause grand-père lors de la transformation énergétique de la centrale thermique par le câble hydroélectrique qui devrait relier les Îles au continent en 2025. Selon les informations du site d’Hydro-Québec, l’on mentionne que l’une des responsabilités de la société d’État est de maintenir les conditions tarifaires en vigueur tout au long de la vie utile des équipements aussi longtemps que l’acquéreur en est propriétaire. Le câble ne devrait donc pas interférer avec les conditions tarifaires du mesurage net. Il faudra que les adhérents s’en assurent.

    L’on note également que les factures du mesurage net sont encore compliquées à être envoyées par Hydro-Québec et complexes à lire pour les participants au programme, selon les témoignages, et que les règlements et permis municipaux d’installations encore flous.

    Cependant, des fiches techniques adaptées ont été réalisées par Écohabitation et la Municipalité des Îles afin de rendre les résidences efficaces énergétiquement. Le chargé de projet en efficacité et développement énergétique de la municipalité des Îles conseillera sur les projets et l’AMSÉE demeure une porte d’entrée facilitante vers la transition.

    6 septembre 2019 Aucun commentaire
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  • Une trentaine de personnes en présence et en ligne participaient à la consultation citoyenne ayant pour but de nourrir l’élaboration du plan 2020-2023 de la Stratégie énergétique de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

    L’on souhaite notamment atteindre les cibles fixées de produire 9 MW d’énergies renouvelables. « Une cible qui est presque atteinte avec la mise en place du parc éolien qui produira environ 8 MW, une cible qui est presque atteinte, mais que beaucoup de répondants au sondage ont exprimé vouloir dépasser et faire plus encore. Ça vient paver la voie à des discussions et propositions pour bien réussir notre transition énergétique et qu’elle soit à l’image de notre population. Il est temps de rêver et de faire preuve d’ambition tout en tenant compte de l’exiguïté du territoire, sa fragilité, la cohabitation des habitants, etc. » – Jonathan Lapierre, maire des Îles et président de la Commission sur la transition énergétique.

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  • C’est ce que le maire, Jonathan Lapierre, a affirmé sur diverses tribunes médiatiques la semaine dernière, suite à l’annonce d’Hydro-Québec d’explorer les alternatives au câble sous-marin pour réaliser la transition énergétique des Îles de la Madeleine d’ici 2025.

    Selon lui, les Îles pourraient devenir un modèle de transition énergétique. Ce dernier y voit une opportunité inespérée de développer des projets durables en énergies renouvelables qui seront porteurs pour l’économie locale et pour le positionnement des Îles en termes d’innovation et de transition énergétique. Sa vision n’ambitionne rien de moins qu’une autonomie énergétique.

    « La Régie de l’énergie voulait des précisions quant aux coûts du projet et souhaitait aussi avoir des informations sur des alternatives au câble, ce que visiblement Hydro-Québec (HQ) n’avait pas. Celle-ci se voit en quelque sorte forcée de retourner à la table à dessins. »

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  • Plus d’une cinquantaine de personnes ont répondu à l’invitation de la Communauté maritime des Îles, de Hydro-Québec et Transition énergétique Québec, le 19 février, au Centre récréatif de l’Étang-du-Nord.

    La rencontre visait d’une part à informer les citoyens des outils à leur disposition pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs résidences et d’autre part à expliquer les modalités de la transition vers un système de chauffage électrique en vue du raccordement prévu en 2025.

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  • «Autonomie : la possibilité de décider, pour un organisme, un individu, sans en référer à un pouvoir central, à une hiérarchie, une autorité : indépendance. » Dictionnaire Le Petit Larousse.

    Dans le contexte de la crise climatique actuelle, l’autonomie énergétique recrute de plus en plus d’adeptes, tant chez des groupes ou collectivités qu’auprès d’individus. Comment peut-on en arriver à subvenir à nos besoins d’énergie, de façon écologiquement saine ? Depuis de nombreuses années, Léonard Chevrier, fier Madelinot, réfléchit et travaille, inlassablement, sur cette question. Il invente des appareils ou en modifie qui existent déjà afin de réduire, au maximum, son empreinte écologique. Partons à sa découverte…

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  • Le CREGÎM (Conseil régional de l’environnement Gaspésie-Îles de la Madeleine) envoyait sa chargée de projet, Élyse Tremblay, sur le terrain la fin de semaine dernière, sollicitée par l’Association madelinienne pour la sécurité énergétique et environnementale (AMSÉE), afin d’animer deux ateliers informatifs du côté de Grosse-Île et de Havre-Aubert, traitant des changements climatiques et des adaptations possibles.

    Rappelons que le CREGIM est un OBNL voué à la protection et œuvre dans plusieurs dossiers environnementaux, que ce soit en recherche, en appui à d’autres organismes, etc.

    Il s’agissait du premier Atelier énergisant réalisé et promu par l’AMSÉE qui souhaite en offrir toute une série, selon des thèmes variés, mais relatifs à la transition énergétique.

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  • Au cœur des grands débats d’aujourd’hui, on prend conscience que, pour que l’humanité poursuive son essor, ça prendra des sommes d’énergie de plus en plus importantes, d’où l’intérêt pour de la production d’énergie efficace et la moins polluante possible.

    Dans ce contexte, on met généralement d’un côté les énergies fossiles et non renouvelables (pétrole, charbon, gaz naturel) et de l’autre, les énergies, dites vertes et renouvelables (éolien, solaire, marée motrice, géothermique…).

    Et le nucléaire dans tout ça ?

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  • L’année 2018 s’est terminée de façon bien étrange pour moi. J’étais chavirée à l’idée de quitter le bateau qui devait m’amener dans les îles du Pacifique, mais je constatais que c’était ma seule alternative. Fin janvier, la magie opérait. Le voilier que j’avais trouvé pour traverser l’Atlantique allait directement me conduire dans les bras de mon fils.

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  • À la suite des tempêtes successives de novembre, une demande de rencontre avec Hydro-Québec était formulée par la Communauté maritime des Îles afin de traiter différents sujets.

    C’est le lundi 17 décembre que le maire, Jonathan Lapierre, rencontrait Éric Fillion, président d’Hydro-Québec Distribution et Richard Lagrange, directeur des Réseaux autonomes d’Hydro-Québec.

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  • Je le sais, vous vous dites : « Mais quel titre provocateur ! On le sait, nous, que le monde va de plus en plus mal. »

    Si on se fie à ce qu’en disent les médias sociaux et traditionnels, ça pourrait en effet donner cette impression. Mais je suis récemment tombé sur un article qui, traduction libre, titrait ainsi : 23 graphiques et cartes qui prouvent que le monde va vraiment, vraiment mieux.

    Et comme les Fêtes approchent, pourquoi ne pas mettre un peu de positif dans nos cœurs ? Je n’en ferai pas ici la liste exhaustive, mais voici quelques domaines où, globalement, l’humanité s’améliore :

    1) L’extrême pauvreté est en déclin : Sans trop entrer dans les détails, disons que la croissance économique en Chine et en Inde, ainsi que dans quelques autres pays en voie de développement ont fait chuter cet indice de 35 % en 1987 à 11 % en 2013. Pas mal, non ?

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  • Pendant trois jours se tenait le premier Rendez-vous sur les microréseaux et la transition énergétique des collectivités au Château Madelinot. Une programmation étoffée de conférences, discussions, ateliers et salon d’exposants qui a mobilisé plusieurs acteurs du secteur énergétique.

    Mandaté par la Communauté maritime des Îles, Nergica (anciennement TechnoCentre éolien) organisait ce Rendez-vous à la suite de l’adoption de la Stratégie énergétique des Îles, dans un contexte de transition énergétique et de réduction des gaz à effet de serre.

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  • Le plus spectaculaire quand on voyage en Méditerranée, c’est de constater que tel un apôtre dévoué, le soleil accompagne fidèlement notre destinée. Dans ces contrées, les gens connaissent jusqu’à trois cents jours d’ensoleillement par an. Comment ne pas se trouver bénis quand on patauge dans ces eaux-là!

    Depuis notre départ, il y avait bien quelques nuages noirs qui venaient de temps à autre jeter un peu d’ombre sur le voilier. Malgré leur air menaçant, la plupart passaient sans laisser échapper une seule goutte d’eau et repartaient aussi vite qu’ils étaient apparus. Bien sûr, quelques bourrasques soufflaient ici et là pour nous rappeler qu’en mer, il faut rester alerte. Mais tant et aussi longtemps que la nuit n’était pas entrée en scène, on courait peu de risques à part les coups de soleil.

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  • Mardi 12 juin dernier se tenait la 20e séance ordinaire du conseil d’administration du CISSS des Îles-de-la-Madeleine.

    Parmi les sujets au menu, le directeur du service financier, Claude Cyr, informe que l’on prévoit un équilibre budgétaire pour 2018-2019 alors que l’on recevait, à la fin du mois de mai, la confirmation d’un revenu additionnel de 1,2 M$.

    Pour sa part, Carl Leblanc, chef de l’équipe des Services techniques, présentait les différents chantiers en cours au CISSS des Îles. Il mentionne tout d’abord que plusieurs secteurs d’activités du CISSS ont été refaits depuis sa construction en 1991, donc en constante amélioration. Il rappelle aussi le grand succès du projet de récupération de chaleur de la centrale thermique d’Hydro-Québec, qui dépasse toutes les courbes de l’ensemble des projets réalisés au Canada en termes d’efficacité, souligne-t-il.

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