J’dirais pas non

par Hugo Bourque 19 novembre 2021
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Novembre. Mois des morts. Début du frette et de la noirceur. Les journées raccourcissent malgré le changement d’heure. Notre ambition chute, tout comme les feuilles des arbres qui se préparent à hiverner, eux aussi. On bouge moins, on mange plus. On expansionne pis on dépressionne; en fait, plus on fait l’un et plus on fait l’autre. Même les plus nomades se sédentarisent tranquillement pas vite en espérant que l’hiver ne s’éternisera pas trop. C’est précisément à ce moment-là, à ce pivot de calendrier qui nous fait passer du bleu au gris, du chaud au froid, de l’éveil à la dormance, que j’dirais pas non.

J’dirais pas non à une p’tite virée aux Îles. Comme si c’était l’été. Avec la chaleur du jour et la fraîcheur du soir. Avec ses touristes parfois trop nombreux aux dires de certains. Avec ses pus de place au restaurant, pus de pain tranché à l’épicerie, pus moyens d’aller dans l’Cap-aux-Meules sans rester poigné beaucoup trop longtemps dans l’char à cause du trafic.

J’dirais pas non à une p’tite Pointe-aux-Loups, par un beau dimanche ensoleillé, malgré la marche que ça demande juste pour se rendre à la mer. J’dirais même pas non à une sandwich à la p’tite viande à saveur de jambon et sable, avec un petit croquant propre aux lunchs de plage des Îles. J’dirais pas non à un après-midi complet à me faire griller en faisant le bacon au son des vagues et des goélands. Avec un œil sur mes enfants qui grimpent la dune et l’autre sur ceux qui débarquent sur la plage après nous. J’me demande tout le temps si j’les connais ou pas. Même si j’en connais moins que j’en connaissais.

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