Rien ne sert de courir…

par Hugo Bourque 24 septembre 2021
photo_hugo_2

BIP! Courir. Jusqu’à l’autre bord de la ligne avant que l’autre « bip » se fasse entendre. Ma génération, on a tous fait les fameuses courses à paliers du secondaire. Probablement l’activité physique la plus détestée des étudiants. Plus le temps passait, plus les sons stridents se rapprochaient et te forçaient à courir toujours de plus en plus vite. Quand ça faisait trop de fois que tu n’arrivais pas à la ligne d’en face à temps, tu étais éliminé et tu retournais t’asseoir la queue entre les jambes, et les jambes tout aussi mortes que toi.

Qui aurait cru à l’époque que la vie serait un peu comme une course à paliers. On court. Toujours. De plus en plus vite en espérant ne pas s’essouffler plus tôt que prévu. On court après notre queue. On court après notre temps… quand ce n’est pas après celui des autres. On court après notre vie… quand ce n’est pas après celle des autres. On court au travail comme à la maison. Quand on magasine, on dit qu’on fait des courses. On court la chance de gagner à la loterie. On court la galipote. Certains se permettent même de courir deux lièvres à la fois, surtout ceux qui ont la réputation d’être des coureurs de jupons. Ça court les rues. On prend une chance, on court le risque. Y a même des rumeurs qui courent là-dessus. Quand on est sur un gros projet, on dit qu’on est sur un marathon. Et quand on est presque rendu à la fin, on dit que c’est le dernier sprint. On court même après l’amour… pas étonnant que beaucoup de couples finissent par s’essouffler. Et après tout ça, comme si ce n’était pas déjà assez, pour se garder en forme, on va courir. BIP!

* * * * *

Pour accéder au contenu complet, abonnez-vous! Seulement 99$ taxes incluses par an.

Aucun commentaire
0

Vous pourriez aimer également ceci