Pour que la tradition continue

par Hugo Bourque 14 mai 2021
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Les traditions. Le passé qui s’invite dans le présent jusqu’à se tremper les babines un p’tit brin dans le futur. Ces habitudes, ces musiques, ces recettes, et toutes ces autres manifestations d’héritage culturel qui passent de génération en génération par le canal du bouche-à-oreille et par l’imitation. C’est ce qui nous définit comme communauté et qui nous assure d’exister même après notre départ. Comme on dit : pour savoir où on va, il faut d’abord savoir d’où on vient.

Pour moi, dans ce que je suis, les canaux de transmission par excellence, ce sont les violoneux. Chaque fois que j’entends un violon chanter, c’est toute une histoire qui se raconte. Mon histoire. Notre histoire.

Et le premier violon que j’ai entendu, c’est lors d’un petit spectacle de musique dans le gymnase de mon école primaire, à Lavernière. Tout à coup, se pointe sur la scène une tête frisée en boule qui se met à manier l’archet et à faire danser ses doigts sur son instrument de façon magistrale. À l’époque, je ne le savais pas, mais ce qu’il était en train de jouer, c’était la Reel du train. Et dans ce train-là, il avait réussi à faire monter des animaux tirés de son violon avec son archet. Je n’en revenais pas. Il était capable de nous faire entendre des vaches et des goélands à partir de son instrument.

Ce jour-là, quand je suis revenu à la maison, j’ai pris deux bouts de bâton de hockey à Stéphane et je faisais semblant de jouer moi aussi. Je glissais mon archet CCM sur mon violon Bauer en m’imaginant la Reel du train. Et je donnais un godam de bon show… dans ma tête.

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