Gloire aux ultracrépidariens

par Gil Thériault 16 avril 2021
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En 2017, on m’a invité à Rabat, au Maroc, pour faire une présentation à la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les états africains riverains de l’Océan Atlantique (COMHAFAT). Ma présentation tournait globalement autour d’une constatation et d’un message : l’image de l’industrie de la pêche est publiquement malmenée et vous auriez tout intérêt à vous en préoccuper.

Dernièrement (mars) est apparu sur Netflix le (pseudo) documentaire Seaspiracy, réalisé par un cinéaste britannique, Ali Tabrizi qui, tel une Greta marine, a déjà tout compris de la complexité océanique après deux décennies d’existence. Le film a été produit par la même équipe que Cowspiracy (2014) et applique la même recette. Pourquoi changer une formule gagnante?

Sachant un peu à l’avance que ça allait dans le même sens que tant de pseudo documentaires empruntant une position radicale pour faire parler de soi, j’ai beaucoup hésité avant de le regarder et écrire à son sujet puisque ça lui donne encore un peu plus de visibilité et me fait tomber directement dans ce piège grossier.

En même temps, comme le film arrive en enviable position parmi les plus visionnés dans plusieurs pays du monde, d’un côté comme de l’autre, mon grain de sel n’y changera pas grand-chose… et ça prouve que ce que j’avançais en 2017 (sur la piètre image de l’industrie de la pêche) s’accélère.

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