La crise

par Hugo Bourque 9 octobre 2020
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Vous demanderez à maman. J’ai sûrement déjà eu le fameux Terrible Two à deux ans, probablement le Fuckin’ Four à quatre ans pis le godam de six à six ans. Mais je ne croyais jamais, au grand jamais, pogner la crise de la quarantaine. En fait, dans ma tête, j’ai tout le temps cru que c’était une légende urbaine. Une espèce de Bonhomme Sept Heures ridé et courbaturé qu’on brandit comme une menace pour faire peur aux gens qui ont vieilli trop vite. Un mythe visant à justifier une faiblesse, ou du moins une insécurité.

Dans mon cas, ça a pris un an à s’installer sournoisement en moi. Tellement que j’ai pensé m’en sortir sans trop de séquelles. Ma première année de quarantième s’est passée sans que je m’inquiète de mon sort. Remarquez que je ne vous ferai pas de cachette, j’ai vieilli. Dans mon corps, je me sens comme un vieux pet près de sa retraite. J’ai mal à peu près partout, même escarré tranquille sur le sofa. Il faut dire que mon travail en position assise toute la journée me joue de vilains tours. Sinon, même si je cours trois fois par semaine, le moindre effort physique supplémentaire se fait ressentir durant plusieurs jours.

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