J’t’aime gros

par Gil Thériault 25 septembre 2020
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Certaines de mes chroniques sont plus légères que d’autres. Celle-ci n’en fait pas partie. Je préfère en avertir mes lecteurs à l’avance et les encourager à relire mes propos avant de me prêter de mauvaises intentions.

Une entrevue avec une auteure ayant publié un livre sur l’obésité a récemment retenu mon attention. On y parlait de grossophobie, de diversité des corps, etc…

Je suis le premier à dire que c’est complètement abject de se moquer des personnes ayant du surpoids, mais le discours sur la diversité des corps m’incommode et je m’explique : quand j’entends cet argument, j’ai l’inconfortable impression que l’on tente de réduire le débat à une simple question d’esthétisme.

Bien sûr que l’obésité ne doit pas être moquée. Pas plus que le diabète, l’acné ou la calvitie d’ailleurs. Mais il faut bien différencier problème de santé et esthétisme. S’il ne faut pas se moquer des personnes aux prises avec du surpoids, il ne faut pas non plus l’encourager pour « célébrer la diversité des corps ».

Et puis, il y a bien sûr surplus de poids et surplus de poids. On peut avoir quelques kilos en trop (ou en moins) et être en parfaite santé. Il existe des corpulences différentes et là, je suis d’accord, on peut parler de diversité des corps… mais à 200 kg, ce n’est plus de la saine diversité.

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