Balance ton ennemi

par Gil Thériault 24 juillet 2020
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Difficile d’ignorer la récente vague de dénonciation de crimes sexuels sur les médias sociaux.

Également difficile pour le mâle blanc hétérosexuel que je suis de se positionner sur le sujet. Je me ferai sans doute reprocher de ne pouvoir comprendre toute l’ampleur du phénomène, mais j’en suis au moins parfaitement conscient

J’écoutais récemment l’entrevue d’Isabelle Richer, journaliste spécialisée en affaires judiciaires, à l’intérieur de laquelle elle partageait son malaise vis-à-vis ce phénomène de dénonciation publique sur les ondes de Radio-Canada. Son avis rejoint assez bien le mien.

« J’ai vraiment un choc de valeurs. Il y a mes valeurs fondamentales qui disent qu’il faut dénoncer les situations inacceptables. Puis, il y a mon parcours, qui me fait dire qu’il y a un danger, une dérive (dans cette vague). Les mots ont un sens, il faut les utiliser avec précaution », affirma-t-elle.

Elle vise en particulier le mot « agression », qui possède un sens précis au sens de la loi, mais qu’on a tendance à utiliser très largement dans le contexte du mouvement de dénonciation actuel.

Pendant l’entrevue, elle soulignait le manque de tact des personnes qui en déshabillaient d’autres des yeux, l’imbécilité des commentaires sexuels déplacés et des « jokes de mononcle cochon », mais, toujours selon ses termes, ces comportements, si déplacés soient-ils, ne méritent pas un appel au 911. Une agression, si.

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