Bien informé

par Gil Thériault 26 juin 2020
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Si ma mémoire est bonne, j’ai déjà mentionné mon désenchantement de la profession journalistique dans cette chronique.

Ce constat s’est amorcé il y a de cela bien des années, mais les récents évènements pandémiques ont jeté une lumière nouvelle sur ma réflexion d’origine.

Étudiant en communication, sans être utopiste, je croyais fermement à l’importance de disposer d’informations justes afin de prendre des décisions éclairées et ce à tous les niveaux : personnel, professionnel, à l’échelle entrepreneuriale ou sociétale.

Il m’aurait même semblé essentiel pour tous d’apprendre les rudiments du décodage communicationnel : différencier une nouvelle d’une chronique d’opinion, un publireportage d’une publicité, une étude d’une enquête ou d’une thèse, etc. En bout de ligne, à apprendre où situer une information sur l’échelle de la crédibilité.

Pour sa part, le métier de journaliste m’apparaissait un peu comme celui d’un enquêteur. Il fallait se tenir à l’affût de nouvelles d’intérêt public, débusquer les données essentielles à l’analyse de la situation, concentrer et vulgariser tout ça pour en simplifier la compréhension, et livrer tout ça dans un langage clair et en temps.

Et bien sûr, exercer son métier avec le plus d’impartialité possible. Le cours d’éthique journalistique me semblait parmi les plus importants du curriculum et ceux qui s’en écartaient méritaient de perdre leur titre de journaliste de la même façon qu’un juge, un médecin ou un avocat peut perdre son titre s’il s’écarte du droit chemin professionnel.

Et puis les illusions s’estompent.

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