Treize ans

par Hugo Bourque 6 mars 2020
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Treize ans. Chaque matin, j’entre à la Polyvalente, fier. Fier d’être rendu là. De faire partie des grands, même si j’en suis un des plus petits. Fier, mais pas faraud. Treize ans, ce n’est quand même pas toujours nos meilleurs jours. Début d’acné, début de poil de barbe, bras trop longs, jambes trop courtes. La coupe de a premier rang. Être dans une gang, être dans LA gang. Être, tout simplement. Sentir qu’on est quelqu’un et qu’on appartient à quelque chose. Pour certains, ça a lieu au volleyball lors de tournois à l’extérieur des Îles; pour d’autres, c’est à la pastorale à faire des tablettes de feuilles recyclées sur l’heure du dîner. Pour moi, dès ma première journée à la Polyvalente, je sais qu’un jour je vais faire du théâtre en secondaire 5. Ça devient un but. L’objectif premier avant de souhaiter réussir mes cours. À treize ans, peu importe ce qui nous traîne par en avant, ce qui compte, c’est d’avancer. Je participerai à des spectacles amateurs, ferai de l’improvisation et finirai par faire du théâtre. On rira de mes histoires et de mes niaiseries. On m’applaudira. On renforcira une confiance en moi, si primordiale lors de cette période riche en changements hormonaux.

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