Tempête dans une mer d’eau

par Hugo Bourque 30 novembre 2018
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J’ai la djeule gelée tight. Même mes pensées n’articulent plus assez. Mes cils sont remplis de miniglaçons qui font coller mes paupières ensemble une fraction de seconde à chaque battement. Mais tant pis. Je continue d’avancer. Pas question de perdre une seule minute de cette journée de congé surprise.

À matin, je me suis réveillé un peu avant mon cadran. Je dis « cadran », mais en fait, c’est papa qui ouvre ma porte de chambre en disant : « Hugo, c’est l’heure ! » Mais à matin, avant qu’il arrive, j’étais assis dans mon lit, le nez entre les stores verticaux, à zieuter dehors en écoutant la radio. Hier soir, les vents forts du noroît qui annoncent généralement une tempête ont soufflé sur les Îles ; notre baromètre pressentait la même chose. En regardant par la fenêtre, je voyais bien qu’on ne voyait rien. Rien du tout. Ni ciel ni terre. Du blanc à perte de vue. De temps en temps, je croyais percevoir la corde à linge, mais encore là, je n’en étais pas certain. Alors, avant de me préparer pour une journée d’école, j’attendais que l’animateur du matin, Bruno Bizier, me dise s’il y en avait ou pas. Heureusement, la commission scolaire a décidé qu’il faisait trop mauvais pour qu’on prenne l’autobus. Soulagement. Bonheur extrême.

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