Douce France, doux pays de… mes ancêtres!

par Nathalie Deraspe 9 février 2018
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C’est mon oncle Aldéric qui, le premier, m’a fait découvrir la France. Après avoir quitté les Ïles pour faire son séminaire, le frère de mon père a abouti ambassadeur à Paris. Entre le chemin des Caps et les Champs Élysées, Aldéric est devenu Jean…

Orateur hors pair, cet homme à la voix chaude et à la moustache généreuse parlait comme pas un de ce pays qui a vu naître mes ancêtres. Chaque fois qu’il rentrait au Québec, il rapportait de quoi nourrir nos panses et nos esprits pendant des semaines.

Dans ma tête d’enfant, toutes les odeurs comme toutes les espérances étaient emprisonnées en France. Chez nous, ça sentait le pain frais, les « épelans » frits, le bouilli de viande salée, la bagosse et la petite misère. Là-bas, j’avais dans l’idée que ça sentait tout le reste, mais surtout le fromage et le calvados. Je l’ai su dès que mon oncle a ouvert sa valise. Ça s’est confirmé plus tard quand ma mère a mis la table et que j’ai appris à mettre les couverts. C’est ce jour-là que j’ai commencé à épeler le mot « gastronomie ». Et ça n’avait rien à voir avec la maladie qui m’avait gardée au lit un mois plus tôt.

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