Le blues du début de l’année…

par Hugo Bourque 19 janvier 2018
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Nous sommes en juillet. Il fait chaud. Très chaud. Un chaud madelinot : vingt-trois degrés, au gros soleil, quand le suroît reprend son souffle avant de nous dépeigner le toupet à nouveau. C’est calme, c’est beau… assis sur un dolosse à l’anse de mon Étang-du-Nord.

Pour me rendre jusqu’ici, j’ai marché de Lavernière à la Côte, coupe Longueuil dans le vent, musique de lutte dans les oreilles. Tout était parfait; une heure de réflexions libres et de liberté réfléchie. Mes espadrilles de couleurs dépareillées m’ont guidé; je suis passé devant le CÉGEP en pause estivale. J’ai surpris deux vieux que je ne connais pas qui sortaient du bureau de poste, circulaires en main, à inventer des palabres à propos de tout et rien. En bas de la butte, j’ai vu au loin le stade, vide de toute activité depuis une escousse. Puis, enfin, avant de mettre le pied sur le trottoir latté de la Côte, j’ai croisé la COOP, La Sociale, fermée pour good. Heureusement, «  y’aura d’autres choses  », comme ils disent. On ne sait pas quand, mais il y aura autre chose…

Je me suis arrêté en face de la statue, comme un croyant devant la croix. Six pêcheurs qui halent quelque chose de l’eau à l’aide d’un câble et, très souvent, avec un touriste assis entre les bras de l’un deux. Évidemment, celui-ci se trouve très drôle et original… comme tous les autres avant lui d’ailleurs. Mais que tirent les pêcheurs au juste? Un gros poisson, une baleine, une pêche miraculeuse? Trop simple… Peut-être un grand rêve? Un avenir incertain? Quelques fois, je me pose ces questions… assis sur un dolosse à l’anse de mon Étang-du-Nord.

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