Courriel: Mot de passe:
connexion
Actualité

40e de l'Association des personnes handicapées des Îles : Honorer les différences


Par Sara Dignard

Le 20 août dernier, dans ses locaux joyeusement décorés pour l'occasion, l'Association des personnes handicapées des Îles (APHI) a célébré ses quarante ans en couleur, musique et émotion. Au menu, prestations des Mémères, dévoilement de la murale de Steeve Stech Chiasson, rétrospective en images de l'été et peinture collective. L'occasion pour souligner l'implication dévouée de son équipe, menée par Marie Allard à la coordination et l'importance de ce lieu hôte d'amitiés et de cheminements précieux.

Au fil des ans et des changements de noms, l'APHI a finalement pris racine dans un local donné par la fabrique en 1980, sur le chemin du Grand-Ruisseau à Fatima. S'y tiennent depuis les débuts plusieurs activités pour les adultes avec des besoins spécifiques, vivant avec des handicaps physiques ou intellectuels. La petite équipe est composée de Marie Allard, coordonnatrice et Dalila Cyr, éducatrice spécialisée, ainsi que d'un employé bénéficiant de la subvention du service externe de main-d'œuvre (SEMI) pour l'intégration des personnes avec handicaps sur le marché du travail et, cette fois-ci, pour une personne avec une déficience visuelle. Les membres, très présents dans les activités de l'APHI, ont souhaité que ce quarantième soit la fête de la quarantaine de personnes handicapées qui fréquentent assidûment l'APHI et dont le travail d'artistes a été mis à l'honneur. Plus de cent œuvres réalisées à partir de matériaux recyclés sont en effet mises en vente pour participer aux collectes de fonds dans le cadre du quarantième et pour la suite. Au cours de la soirée, la quarantaine de personnes présentes ont pu profiter du buffet offert par Madelon pour échanger et écouter les Mémères, soit Marie-Édith Vigneau et Marie-Ève Lapierre, leur chanter de grands succès comme Ma mère chantait toujours ou Le Frigidaire, entonnées en chœur. Il y avait de la chaleur humaine dans l'air et l'on ne pouvait que constater à quel point le lieu est devenu le centre de ralliement d'une communauté qui en a besoin tant pour ses activités que pour sociabiliser : « Chaque activité a un but sensoriel, cognitif, toujours afin de s'amuser, bien sûr. Notre priorité c'est qu'ils se sentent bien ici, pas jugés ni évalués », explique Mme Allard. Dans le cadre des quarante ans, l'APHI a multiplié les présences dans les événements populaires comme les Îles à vélo, le Madelicourons, les P'tits bateaux ou Les Châteaux de sable : « On a voulu sortir de nos locaux pour être de plus en plus présents et visibles dans la communauté, sur les réseaux sociaux, et ce, à la grande fierté de nos membres. On a toujours été reçus à bras ouverts. »

Déficit, manque
de ressources et de répit
Si l'APHI offre des activités quatre fois par semaine afin de donner du répit aux familles, cinq jours sur sept l'équipe répond aux demandes de renseignements, gère une série de surveillances scolaires pour les 17-21 ans en plus de mener des combats pour la défense des droits des personnes handicapées et de leur famille. « Il n'y a pas de répit 24 heures depuis trois ans aux Îles pour que les parents puissent laisser leur enfant dormir quelque part pour se reposer, c'est une situation alarmante », dénonce Mme Allard. Même si l'organisme est maintenant subventionné à 100 % pour le fonctionnement, ça ne suffit pourtant pas à la demande. Cette année, le déficit élevé de 17 000 $ a convaincu la petite équipe de sacrifier une journée de salaire par semaine pour sauver 10 000 $ au bout de l'année et tenir bon afin de ne pas fermer cet été. Par le passé, l'APHI avait dû fermer pour des questions monétaires et les dommages se sont fait sentir chez la clientèle ...

Lire la suite..

Météo



Windguru

Facebook