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Un rendez-vous pour
«mijoter» des affaires…


Par Pierre-Luc Richard

Aux Îles, on le sait, le secteur de l'alimentation a toujours occupé une place importante dans le développement du tourisme. La qualité des produits locaux, notamment, a effectivement ouvert la voie au tourisme gourmand, de plus en plus populaire depuis quelques années, d'ailleurs. C'est dans ce contexte et par souci de répondre à un besoin réel exprimé par les producteurs et restaurateurs locaux eux-mêmes, que le Créneau ACCORD Récréotourisme et le Bon goût frais des Îles de la Madeleine organisaient la semaine dernière la première édition du Rendez-vous des producteurs et des restaurateurs des Îles de la Madeleine.

Ainsi, tant chez les visiteurs que chez les Madelinots, force est d'admettre que les produits locaux ont la cote ces années-ci. En contrepartie, bien que l'archipel constitue une petite communauté où presque tout le monde se connaît, il s'avère en réalité que les producteurs et les restaurateurs ne se connaissent pas tous pour autant… D'où, peut-être, le succès obtenu dans le cadre de ce premier événement du genre aux Îles.

C'est que l'événement aura été l'occasion pour les producteurs d'amorcer ou de consolider des ventes avant la saison touristique, note Sophie Cassis, directrice du Bon goût frais des Îles. En effet, l'événement de trois jours incluait aussi un volet « Salon d'affaires » où ils ont pu présenter leurs produits auprès des restaurateurs. La formule répondait à un véritable besoin auprès de plusieurs entreprises, à tel point que les organisateurs affirment déjà vouloir renouveler l'expérience.

Comment expliquer, alors, que dans un si petit milieu, qui plus est dans un secteur bien précis d'activité, les différents acteurs ne se connaissent-ils pas déjà? Mme Cassis explique que pour les restaurateurs, en saison, on est trop occupés pour développer ces liens avec les producteurs; hors-saison, soit le commerce est fermé, soit le réflexe de réseauter n'est tout simplement pas là. Quant aux producteurs, il peut arriver que les premières approches ne donnent pas les résultats escomptés. Ils deviennent alors « gênés » de tenter un nouveau contact ou la fibre marketing n'est peut-être pas ancrée… Pas facile d'être producteur et homme d'affaires tout à la fois!

Mme Cassis ajoute qu'elle ressent aussi parfois des préjugés : « Tel restaurateur ne sera pas intéressé par mes produits… » Pourtant, fait-elle valoir, tant les restaurants de haute gastronomie que les casse-croûte ou « stands à patates frites » sont importants. Ils font même partie, l'un comme l'autre, de l'expérience touristique que cherchent à vivre les visiteurs. D'ailleurs, la première expérience qu'ils vivent n'est-elle pas dans une cafétéria, sur le bateau qui les amène aux Îles? Bref, les deux sont complémentaires et peuvent faire place aux produits locaux avec un peu de volonté et d'imagination.

Plus concrètement, les divers ateliers ont été réalisés par les consultantes de la firme Papilles, Emmanuelle Choquette et

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