Nous sommes également sur FaceBook!
Banniere

Banniere

Actualité

Croisières : Cap-aux-Meules, International?


Par Pierre-Luc Richard

La Corporation de développement des Îles de la Madeleine (CDÎM), en collaboration avec le Groupe IBI/DAA, tenait lundi une rencontre de consultation publique dans le cadre de la réalisation de son Plan d’aménagement de la zone portuaire et du cœur villageois de Cap-aux-Meules. La firme, spécialisée en planification urbaine et régionale, en a profité pour dévoiler la première ébauche d’un plan d’aménagement, fruit d’une vaste consultation des usagers du port et du centre du village. Illustration d’une vision partagée, cette esquisse demeure un outil de travail précieux pour l’élaboration du plan final. Près d’une quarantaine de personnes étaient au rendez-vous.

C’est à titre de maire des Îles, mais surtout en tant que président de la CDÎM, que M. Joël Arseneau s’est d’abord adressé à l’assistance. Rappelant que l’archipel avait été identifié comme faisant partie de la stratégie fédérale et provinciale pour le développement du créneau croisières sur le Saint-Laurent, il a également souligné toute l’importance de mettre en place une stratégie promotionnelle ainsi que des infrastructures répondant aux normes et aux critères de l’industrie des croisières.

Lire la suite...

 

 

Editorial

LA MI-CARÊME : À Fatima et à L’Isle-aux-Grues

Par Achille Hubert


Du 8 au 14 mars, on célèbre ce qu’on appelle encore « la Mi-Carême ». Qu’est-ce à dire? Le carême était autrefois dans l’Église catholique une période au cours de laquelle les chrétiens faisaient pénitence de diverses manières pour commémorer les quarante jours que Jésus avait passés dans le désert.

Quarante jours, c’est long! Alors, quelqu’un a décidé d’organiser des festivités au milieu de cette longue période afin d’oublier un peu les effets du jeûne alors qu’on se privait de nourriture. C’est ce qu’on a appelé la Mi-Carême. On s’adonnait donc à des rencontres joyeuses, on mangeait à sa faim, on se déguisait en toutes sortes de personnages farfelus, on visitait les maisons du canton et l’on cherchait à reconnaître les vraies personnes sous ces déguisements.

Cette coutume a beaucoup perdu de sa pertinence étant donné que la période du carême telle qu’on la connaissait autrefois n’existe plus. Par conséquent, en 2010, les festivités de la Mi-Carême au Québec ne se retrouvent que dans deux lieux différents, soit à Fatima aux Îles de la Madeleine et dans l’archipel de L’Isle-aux-Grues.

Lire la suite...

Chronique

Dans les patins de Joannie Rochette

Par Georges Gaudet


En cette soirée du 25 février dernier, nous avons tous chaussé les patins de Joannie Rochette, du moins pour ceux et celles qui habitent la même planète terre que nous. Pourtant, je n’ai pas regardé le spectacle, et ce, pour deux raisons qui vont peut-être en surprendre plusieurs.

Disons d’abord que je n’ai pas le câble. Cela aide un peu, car perdre son temps à écouter les commentaires des reporters sportifs plutôt que de voir ce qui s’est passé sur la glace donne réellement envie de tourner la télécommande à « off ». Aussi, je n’ai pas le câble à cause d’une question de priorité et là, ce sont les administrateurs de la municipalité et des impôts provincial et fédéral qui vont être contents. Il faut payer ces gens et comme je n’ai pas suffisamment d’argent pour me procurer téléphone, câble, internet, cellulaire, iPod et autres gadgets du genre, il faut faire des choix. Alors, le câble, le cellulaire et le iPod ont pris l’bord. Toutefois, même si j’avais eu tout cela, je ne crois pas que j’aurais regardé le spectacle, et ce, pour la vraie raison majeure. J’ai refusé d’être de ce groupe immense, international et planétaire de voyeurs et voyeuses qui, accrochés aux patins de Joannie Rochette, voulaient assister au spectacle de l’héroïne qui allait triompher de la mort, de la douleur provoquée par la perte récente de sa mère, ou qui allait s’écrouler sous la pression du deuil et nous faire tous sentir comme des faibles qui ne peuvent pas supporter la pression. Car ne l’oublions pas. Nous, des médias, des gens de toutes provenances, de toutes les disciplines… etc., nous n’en avions rien à foutre de Joannie Rochette. Ce que nous voulions, c’était une héroïne transcendante à travers laquelle nous allions tous et toutes nous sentir soit forts, soit faibles. Et le grand test, il passait par les patins de Joannie Rochette.

Lire la suite...